OHOETTILTO

OHO ET TILT O

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Accueil Satprem et Luc Venet, etc. Concernant le texte de Venet en 07 Premier complément à la Contribution, concernant "Michel et Nicole". (11 p. en caractères 14)

PREMIER COMPLÉMENT À LA CONTRIBUTION
À L'AFFAIRE DU CONFLIT ENTRE, NOTAMMENT,
LUC VENET ET SATPREM,
ET QUI EST RELATIF À « MICHEL ET NICOLE »

INTRODUCTION

Durant la rédaction de la Contribution à l'affaire concernant le conflit entre [...] Luc Venet [...] contre Satprem [...], le passage du texte de Luc Venet concernant "Michel et Nicole" fut commenté de manière brève à cause d'un manque d'information.
Désormais, en novembre 11, on sait que ces deux prénoms désignent Michel Danino et Nicole Elfi, et que les deux sont actifs dans l'association nommée Jaïa Bharati, qui a un site internet du même nom.
On peut donc désormais comprendre une grande partie de ce qu'il se passa pour eux, et le texte publié par L. V. est donc davantage compréhensible.

Le nom de ces deux individus n'avait pas été indiqué par L. V. en 07. Les deux sont indiqués ici car ces individus les ont déjà rendus connaissables.
Par ailleurs, pour apprécier la situation entre eux et Satprem, il faudrait connaître ce qu'était leur relation avec l'association J. B. en 03, époque vers laquelle Satprem les chassa, à cause de cette relation selon ce qu'indiqua L. V. La cause est qu'ils auraient pu considérer ensuite celle-ci comme une erreur et la rompre. Mais ils semblent encore faire partie de cette association puisqu'ils écrivent encore des articles sur son site internet, et leur relation avec J. B. n'est donc pas considérée par eux comme étant une erreur.

Voici donc les erreurs de M. et N., qui provoquèrent probablement leur expulsion par Satprem, et que celui-ci les avait poussé à commettre.


QU'EST-CE QU'EST LE SITE JAÏA BHARATI ? ASPECT RELIGIEUX HINDOUISTE, VOLONTÉ D'AUGMENTER LA DOMINATION RELIGIEUSE HINDOUISTE EN INDE, MISE AU SERVICE DE L'HINDOUISME D'UNE PARTIE DE LA CONNAISSANCE APPORTÉE PAR SRI AUROBINDO ET LA MÈRE

Qu'est-ce qu'est le site Jaïa Bharati ?

La signification de ces deux mots n'est indiquée nulle part sur le site ; au moins, elle ne l'est pas là où elle devrait être : dans le début de la présentation du site. Le mot Bharati est en relation avec le mot Inde. La signification de l'autre mot fut cherchée sur internet dans plusieurs dictionnaires mais ne fut pas trouvée.
Sur la page d'accueil en haut à gauche, il y a un logo. C'est un ovale bleu couché évoquant semble-t-il la Terre, dont une partie laissée en blanc a la forme de l'Inde sans que la limite nord soit marquée. Un gros rond orange valorise un lieu de ce pays, qui est plutôt vers le nord. Il ne semble pas correspondre à New-Delhi ni à Ayodhya (dont il est plusieurs fois parlé sur ce site). Qu'est-ce que l'emplacement de ce rond exprime ? Partant de lui, il y a plusieurs rayons qui irradient en demi-cercle vers le nord, chacun étant formé de ronds de plus en plus petits. Quelle est la signification ? (L'ovale couché est entouré par un cercle horizontal partiellement invisible, à la manière d'un anneau de Saturne.)

Sur la page d'accueil du site Jaïa Bharati, c'est à droite (comme si l'on écrivait de droite à gauche) que se trouve le titre « Qui sommes-nous ? » Avoir avoir cliqué dessus, la réponse complète est ceci.
« Jaïa Bharati est une association dédiée à l'Inde, dont les buts définis dans ses statuts sont les suivants :
Faire connaître la culture et la civilisation indiennes, et informer sur l'actualité en Inde (culturelle, sociale, politique, économique) au moyen d'articles, revues, livres, site internet, conférences, expositions, films, etc.
Aider, par tous moyens, d'autres associations ou organisations en France ou à l'étranger dont les buts sont similaires.
L'idée de créer une association fut motivée par une volonté de diffuser une autre information que celle véhiculée par les journaux français à travers des articles dans lesquels, soit par manque d'éthique soit par ignorance de leurs auteurs, s'exprime très souvent un sentiment empreint d'hostilité vis-à-vis de l'Inde et particulièrement de l'Inde hindoue.
Sur ce site internet vous trouverez donc des rubriques relatives à la spiritualité, la culture, l'histoire, l'éducation, les arts, la politique en Inde, des articles montrant en quoi le patrimoine de l'Inde peut apporter des réponses aux questions qui se posent à nos civilisations occidentales, des réponses aux journaux, des revues de presse, des interviews, des présentations d'ouvrages. Notamment L'Inde et la Renaissance de la Terre de Sri Aurobindo qui met en lumière le rôle crucial de l'Inde pour l'avenir de la Terre.
Dans le cadre de ses activités Jaïa Bharati propose le film vidéo Le Génie Indien, une exposition de photos et des documentaires sur l'Inde de Frédéric Soltan, et organise des conférences sur l'Inde.
Voir notre page Manifestation. »

À la base, il y a donc l'action de se situer au niveau des « journaux français ». S'étant placé ainsi, il fut pensé utile de leur répondre lorsque, « très souvent », ils expriment des idées qui déplaisent aux fondateurs de Jaïa Bharati. Que vaut cette position ? Peu importe.

Ce qui n'apparait pas clairement dans le texte, quoique évoqué par les mots « particulièrement de l'Inde hindoue », est que ce site est un support de l'hindouisme, il est pro-hindouiste. Il est favorable à l'hindouisme et à sa domination en Inde, qu'il veut augmenter. En le visitant, on pense être sur un site religieux, du genre hindouiste, et il semble qu'il en soit ainsi.
Les responsables de ce site et d'autres auteurs d'articles (peut-être tous mais ce n'est pas certain) ont l'idée que l'Inde, la vraie Inde qu'il conçoive, est hindouiste et c'est ça qui, le plus souvent, est désigné par le mot « Inde », et qui l'est toujours par « la culture et la civilisation indiennes », « la spiritualité, la culture », « le patrimoine de l'Inde ». (Les christianismes et les mahométismes sont considérés comme étant des apports étrangers nuisibles ainsi que le marxisme et d'autres conceptions probablement.)
Ce qui est appelé « l'Inde hindoue », c'est l'hindouisme en Inde.
Le site J. B. ne veut pas seulement faire connaître ce qui exista dans l'hindouisme du passé, il veut l'activer, le réactiver, l'augmenter, notamment par l'endoctrinement des enfants dans les écoles. Il veut qu'il soit actuellement admis et pratiqué. Et ce n'est pas de ce que fut l'hindouisme dans le passé dont il est vraiment parlé mais de celui que J. B. conçoit, où il n'y a pas, selon lui, les défauts qui apparurent dans l'hindouisme véritable.
J. B. est un site passéiste, rétrograde, même si l'on y trouve l'affirmation contraire.

Pour soutenir ce qui vient d'être indiqué, voici quelques citations. Elles furent choisies à cause de la brièveté du passage décisif et de leur valorisation sur la page d'accueil.
Sur cette page, elles se trouvent en cliquant sur le titre de parties qui est le plus valorisé puisqu'il est placé en haut à gauche.
Il concerne le groupement nommé « International Forum For India's Heritage » (IFIH), « Forum International pour le patrimoine de l'Inde ». (En français, le mot patrimoine ne correspond pas au mot français héritage car le patrimoine que quelqu'un a à un moment peut ne jamais être transmis à des héritiers s'il est dilapidé avant la mort. Est-ce que le mot anglais a une signification différente ? Est-ce que la traduction est bonne ou mauvaise ? On n'a pas cherché à le savoir.) C'est Michel Danino qui écrivit, en janvier 02, la lettre pour annoncer la création de ce groupe et c'est lui qui semble en être le fondateur car, en note finale d'un texte, il est écrit ceci : « En 2001, Michel Danino a réuni le "Forum International pour l'Héritage indien", avec 160 éminentes personnalités indiennes ». (Pour trouver cela, faire ceci. Sur la page d'accueil, cliquer sur « Le mythe de l'invasion aryenne » puis cliquer encore sur un autre même titre. Du texte qui apparaît, titré « L'invasion qui n'a jamais eu lieu », par Michel Danino, voir la fin.) Après avoir cliqué sur « International Forum For India's Heritage », sur la première page qui apparaît il est notamment écrit ceci : « Les buts de Jaïa Bharati étant très proches de ceux de l'IFIH » et « Afin d'aider l'IFIH, Jaïa Bharati canalise les cotisations des personnes résidant en Europe qui veulent soutenir leur action ».
Voici un extrait d'une lettre adressée au « Président de l'Inde » le 1er janvier 02 par six Indiens notables, pour lui annoncer la fondation de l'IFIH. « Depuis l'Indépendance, malgré quelques tentatives bien intentionnées, la culture indienne n'a pas connu le regain de force et de vitalité que beaucoup espéraient. Au lieu de cela, elle a fait l'objet d'une indifférence et d'un dénigrement croissants, alors qu'elle est peut-être la seule, encore, à pouvoir proposer à l'humanité une alternative à l'autodestruction induite par un matérialisme aveugle ou par le fanatisme religieux. Nous affirmons que chaque homme, femme ou enfant indien, de par sa naissance, doit pouvoir accéder en toute liberté à ce patrimoine culturel, liberté que notre système éducatif aliénant lui dénie actuellement. Alors seulement l'ancienne culture de l'Inde contribuera positivement aux changements que le pays doit opérer afin de réaliser pleinement, enfin, son potentiel, et d'aider à guider l'humanité dans son tortueux parcours. » Il est parlé de « l'ancienne culture de l'Inde », ce qui désigne l'hindouisme. Est-ce que les auteurs pensent que tous les humains devraient devenir hindouistes !? Est-ce que, avec Sri Aurobindo et la Mère, il n'y a pas quelque chose de nouveau qui est mieux que toutes les religions, qui est au-delà d'elles !? (Kireet Joshi est l'un des six Indiens signataires et il est donc évidemment impliqué dans tout cela.)
Dans la lettre d'annonce que Danino écrivit en janvier 02, il y a ceci. « L'IFIH est une organisation strictement apolitique et sans idéologie, qui s'est donné pour mission concrète de promouvoir, au sein même de la vie de la nation pour commencer, les meilleures valeurs de l'héritage culturel de l'Inde sous ses aspects les plus divers – spiritualité, culture, art, éducation, science, domaine social, médecine, archéologie, patrimoines tribal et traditionnel, etc. » « La première tâche de l'IFIH consiste à préparer une collection sur les aspects fondamentaux de l'héritage culturel de l'Inde. » Cet « héritage », c'est l'hindouisme ! (Un organisme qui veut organiser la vie publique selon une conception particulière est politique, pas « apolitique ». Il a aussi une « idéologie », à la différence, par exemple, d'un groupement de joueurs d'échecs qui ne pose pas de condition idéologique pour que l'on y adhère.)

Par ailleurs, au service de cela, J. B. utilise des écrits de Sri Aurobindo. Une partie de la connaissance apportée par lui et la Mère est mise au service de l'hindouisme. J. B. fait comme si Sri Aurobindo avait été hindouiste et serviteur de l'hindouisme, comme s'il fallait être hindouiste pour s'y intéresser, comme si l'intérêt porté à l'apport de Sri Aurobindo et de la Mère impliquait d'être hindouiste, comme si la pratique imposait de devenir hindouiste. (Est-ce que les auteurs du site ne se rendent pas compte de cela ?)

L'action de Sri Aurobindo et de la Mère est au-delà de toutes les religions.
Sri Aurobindo joignit à lui des éléments de l'hindouisme, et d'autres se joignirent à lui, mais ça ne signifie pas qu'il devint hindouiste.
Ce n'est pas parce que Sri Aurobindo et la Mère utilisèrent des éléments de l'hindouisme qu'ils devinrent hindouistes. Lorsqu'ils parlèrent de l'influence de l'Inde dans le monde, ce ne fut pas pour désigner seulement du passé indien d'avant leur existence. Il n'y a pas besoin de développer cela ici. On cite seulement ceci. La Mère : Entretiens de 53, 29 avril : « [...] je sais que vous êtes tous ici libérés des religions. Si j'avais en face de moi quelqu'un qui ait une religion à laquelle il croie [croit ?], je lui dirais : "C'est très bien, gardez votre religion, continuez." Heureusement pour vous tous, vous n'en avez pas. Et j'espère que vous n'en aurez jamais parce que c'est la porte fermée à tout progrès. »

Sur le site Jaïa Bharati, pro-hindouiste et même hindouiste, il y a (peut-être inconsciemment) une déformation, en mots, d'une partie de la connaissance apportée par Sri Aurobindo et la Mère. Il y a un abaissement.
J. B. est au niveau des religions, et des conflits entre elles pour faire dominer beaucoup l'une d'elles en Inde. J. B., en étant religieux, se fait un obstacle au développement évolutif promu par Sri Aurobindo et la Mère, il s'en fait un ennemi.

Voici le cas d'un livre qui n'est pas publié sur le site J. B. mais qui est de Michel Danino.
En 01 fut publié son ouvrage, en anglais, titré : Kali Yuga or the age of Confusion, Mysore : Mira Aditi Centre. (Kali Yuga ou l'âge de la confusion.) Dans ce livre de petit format, il y a 64 pages. Une partie de onze pages et demi est titrée « The Semitic God », Le Dieu Sémitique.
L'auteur décrit d'abord quelque chose dont il est parlé dans les religions juives, chrétiennes et mahométanes : leur dieu créateur.
Il le compare avec des éléments de l'hindouisme.
Et puis, employant une conception hindouiste, il dit aussi que c'est un « Asura ». Il l'annonce d'abord page 15 de la manière suivante : Si vous regardez Jehovah à la lumière de l'expérience indienne, il est frappant de constater comme il a les caractéristiques d'un Asoura. (Ladite expérience indienne, c'est l'expérience hindouiste.) (« If you look at Jehovah in the light of Indian experience, it is striking how he has all the characteristics of an Asura ».)
L'auteur ne dit pas que ce n'est pas l'hindouisme qui produisit cette idée, ni l'Inde, ni l'Asie. Dans tout son texte, il valorise l'hindouisme.
Pourtant, il n'y a pas besoin de connaître une seule idée hindouiste pour connaître et comprendre, par rapport aux religions sémitiques, l'idée d'un être hostile.
L'auteur ne dit pas que c'est (probablement) en lisant un livre de la Mère qu'il apprit cela.
Une idée que diffusa la Mère (après l'avoir reçue de Théon) est mise au service de l'hindouisme. Il y a un abaissement.

Le site J. B. veut favoriser le développement de la religion hindouiste en Inde. Il approuve aussi son développement en d'autres pays puisque, en cliquant sur le titre « Nos liens préférés » qui est sur la page d'accueil, on trouve « Temple hindou de Paris ». Des habitués de celui-ci se manifestent périodiquement bruyamment dans des rues de Paris.


M. ET N. CHASSÉS PAR SATPREM

Vers le début de l'existence du site internet de l'Institut (français) de recherches évolutives, il y avait dessus une rubrique relative aux sites « amis », avec un lien cliquable pour aller immédiatement sur le site J. B. En allant par curiosité sur ce dernier, il était possible de constater en moins de cinq minutes le caractère religieux, du genre hindouiste, avec la volonté de tyrannie hindouiste en Inde et l'utilisation en ce but d'une partie de la connaissance apportée par Sri Aurobindo et la Mère. (Et on ne parle pas de l'idée de vouloir répondre à des journaux.) Il était donc facile de constater l'égarement, l'activité opposée au développement évolutif promu par Sri Aurobindo et la Mère, l'activité ennemie.
Par rapport à l'activité de M. et N. consistant à publier et diffuser l'Agenda en aidant Satprem, leur activité avec J. B. est une chute.
Pour comprendre tout cela, il n'y avait pas besoin de savoir que M. et N. furent chassés par Satprem.

Lorsque Satprem connut l'activité de M. et N. avec J. B., qui découlait de ce qu'étaient ceux-ci, on peut comprendre qu'il ait aussi perçu ce qui vient d'être indiqué, et peut-être encore pire. On peut comprendre qu'il l'ait désapprouvée. Satprem eut raison.
On peut aussi comprendre qu'il ait chassés M. et N. (si ce qu'en dit L. V. en 07 est vrai).
Est-ce qu'il eut raison de les chasser ? On peut penser d'abord qu'il est impossible de le savoir lorsque tous les éléments de l'affaire ne sont pas connus mais que, puisque telle fut la réaction de Satprem, sa manière de réagir, elle ne peut pas lui être reprochée. Ensuite, on peut penser qu'il est probable que Satprem comprit aussitôt que ne ne sont pas quelques paroles, des explications, qui pourraient modifier en profondeur l'état de M. et N., que la seule solution était leur départ et qu'il eut donc raison de les chasser.

L.V., dans son texte de 07, n'indiqua pas l'essentiel de cette affaire, qui est ce qui est indiqué ci-dessus.
Il présenta l'affaire d'une manière qui donne tort à Satprem. « [...] depuis quelques années, eux aussi avaient commencé à avoir une activité intellectuelle indépendante au sein d'un groupement culturel indien. Eux aussi s'étaient liés d'amitié avec des Indiens en dehors du groupe que Satprem avait formé. Sans oublier ce qui les reliait avec le travail déjà accompli auprès de Satprem, ils entendaient sans doute vivre leur propre vie. Mal leur en prit. »
Si M. et N. ne s'étaient pas faits tombés dans l'hindouisme, et en mettant à son service une partie de la connaissance apportée par Sri Aurobindo et la Mère, Satprem aurait probablement réagi différemment face à « une activité intellectuelle indépendante » et « vivre leur propre vie ».

En 07, L.V. écrivit : « tout se répétait dans les moindres détails [...] avec les mêmes accusations et les mêmes insultes (en pire), la même diabolisation (en pire) ».
L'activité de groupe de L. V. qui avait déplu à Satprem ne fut pas semblable à celle de M. et N. mais dans les deux cas il y eut du déraillage. La situation de L. V. était une folie qui n'avait concerné que lui-même et les autres disciples de leur folie. Celle hindouiste de M. et N. soutenait tout l'hindouisme, et abaissait (en mots, pour eux) une partie de la connaissance apportée par Sri Aurobindo et la Mère, et c'était grandement pire. Elle était aussi une preuve que ce n'était pas une bonne influence intérieure qui avait poussé à cela.

Lorsque Satprem eut connaissance du soutien à l'hindouisme, de l'activité hindouiste, comment fut le début de sa réaction ? Est-ce qu'il tenta d'expliquer en douceur ce qui n'allait pas ? S'il le fit, est-ce qu'il s'y prit mal ? Ou est-ce qu'il fut aussitôt furieux en ayant « la même frénésie » pour faire « vider les lieux sur le champ » (comme l'écrit L.V.) ? Quoi qu'il en soit, il est probable qu'il comprit aussitôt que ne ne sont pas quelques paroles, des explications, qui pourraient modifier en profondeur l'état de M. et N. et que la seule solution était leur départ.
L. V. parla d'« accusations », d'« insultes (en pire) », de « diabolisation (en pire) ». Des mots furent donc prononcés.
M. et N. les connaissent, et L.V. sait ce qui lui fut répété. Ils peuvent savoir si l'explication présentée ci-dessus correspond à de la réalité, un peu, beaucoup, ou pas du tout.


SATPREM POUSSA M. ET N. DANS LEURS ERREURS

Il y a un autre aspect.
Est-ce qu'il y eut la même situation que pour L. V. et son projet de transformation ? Si oui, ceci aurait existé. Satprem annonça quelque chose concernant ce qui devrait exister. M. et N., peut-être parce qu'ils voulurent plaire à Satprem, se mirent à agir en faveur de ce qui, selon celui-ci, devrait exister. Satprem finit par constater que ce qu'avaient fait M. et N. était mauvais et le leur reprocha, mais sans reconnaître que c'est lui qui avait poussé à cela, (et alors que M. et N. n'étaient pas obligés de se laisser pousser ainsi et furent donc responsables de leur action). L'hypothèse qui vient d'être indiquée correspond-elle à la réalité ?

Est-ce que Satprem reprocha aux gouvernements indiens successifs d'omettre l'enseignement hindouiste dans des écoles publiques et même de vouloir exclure l'hindouisme de la vie publique indienne ?
Il y eut la réponse spontanée que oui mais d'où venait-elle ? Est-ce qu'elle correspondait à la réalité ?
Presque tous les livres publiés par Satprem après 85 n'avaient pas été lus.

En cherchant rapidement dans des Carnets d'une Apocalypse, il fut trouvé ceci.

D'abord, voici des passages dont chacun peut être employé pour soutenir une des deux réponses contraires et dont on ne dit rien de plus.
Tome 1, page 279. « Il n'y a rien à faire en Inde, tout est pourri – oui, le Véda est chassé de l'Inde. »
T. 2, p. 105, concernant les auroviliens. « C'est vous-mêmes qui ouvrez la porte à l'Ennemi au nom de l'unité spirituelle ou au nom du sacro-saint money-power ou au nom du Tantra et de tous les textes sacrés de l'Inde – mais Mère pure, Mère simple, Sri Aurobindo pur, qui en veut ? »
T. 2, p. 232. « Aucun des deux problèmes fondamentaux ne sera touché par Indira : la population [en trop grande quantité], la pieuvre bureaucratique et corrompue. »
T. 2, p. 271. « Tout de même ! l'Armée [chrétienne protestante] du Salut en Inde... védique, c'était un peu fort. »

Voici un passage montrant que Satprem reprocha aux gouvernements indiens successifs de vouloir exclure l'hindouisme de la vie publique indienne ?
T. 5, p. 268, à la date du 16 mai 85, petit article que voici reproduit en entier.
D'abord le titre, donné par Satprem, en lettres capitales : « Là où les Dieux n'ont pas de place ».
Puis la citation, en trois paragraphes, d'une lettre ou d'un article de journal. « Madras, 14 mai [.] L'affichage de portraits et d'images de dieux, de déesses et de symboles religieux dans des laboratoires de recherche va-t-il à l'encontre de la laïcité ? Oui, selon un important laboratoire national à Madras. L'Institut central de recherches sur le cuir, à Adyar, a désapprouvé de tels affichages dans les bureaux et lieux de travail, et a demandé à ses employés de cesser cette pratique. »
Puis le commentaire de Satprem, en deux paragraphes : « Ils ne veulent pas de leur propre force. Mais c'est la fin de l'Inde de Nehru. »
Le mot « laïcité » est employé et on ne sait pas s'il traduit correctement le mot anglais de l'article. Quoi qu'il en soit, sa signification semble, au moins : séparation de la vie publique d'avec des croyances, au moins les religieuses. C'est pour cela que, dans un laboratoire étatique, des images religieuses ne doivent pas être affichées.
Satprem est opposé à cela. Il ne semble pas en avoir compris l'intérêt pour l'Inde. Il est donc probable qu'il ne le comprenait pas non plus pour la France qui, au meilleur d'elle-même, est dans cette situation (mais qui a aussi d'innombrables éléments contraires et une dynamique actuelle de la société qui est aussi contraire). Satprem est donc alors un partisan de tyrannies religieuses. À ce sujet, il est au niveau des religions, pas au-dessus d'elles, il est au niveau du plan des religions, pas au-dessus de lui. Pour la France, il apparaît à ce sujet comme un ennemi de la Révolution française, et de la République française, un réactionnaire, un ennemi de l'évolution.
Par ailleurs, rien dans l'article ne dit que les images qui avaient été affichées étaient hindouistes. Il est donc possible que ce soit des conquérants chrétiens par exemple qui avaient affiché leurs images.
Satprem réagit comme s'il était certain que des images hindouistes étaient en cause : « leur propre force ».
Premièrement, les admettre aurait impliqué d'admettre celles d'autres religions (et peut-être même des signes de croyances non-religieuses), par exemple des images du prétendu dieu créateur chrétien ou l'équivalent mahométan. Satprem aurait-il approuvé cela ? (Il écrit : « Là où les Dieux n'ont pas de place ».) Sinon, la solution est d'interdire ce genre d'affichage, comme ce fut le cas dans le laboratoire indiqué.
Deuxièmement, Satprem aurait voulu que, dans ce laboratoire, des expressions de l'hindouisme soient affichées. (Il y a peut-être le sous-entendu suivant : et seulement elles.) Il aurait voulu l'existence de cette domination hindouiste.
Les mots « l'Inde de Nehru » désignent les gouvernements successifs indiens depuis l'indépendance de l'Inde.

Voici un passage montrant que Satprem reprocha aux gouvernements indiens successifs d'omettre l'enseignement hindouiste dans des écoles publiques et, donc, de vouloir exclure l'hindouisme d'au moins une partie de la vie publique indienne.
T. 6, p. 159, à la date du 26 avril 86.
Un petit article commence ainsi. « Timbre émis pour le "jour des enfants" (!) (anniversaire de Nehru) : »
Ensuite, il y a la reproduction d'un timbre postal qui représente une écolière assise devant un micro-ordinateur posé sur une bureau.
Ensuite, il y a ceci. « On ne dit plus aux enfants : vous avez un Trésor en vous. On leur dit : vous avez une Machine qui résoudra tout. »

Un texte publié après 85 est la brochure titrée Néanderthal Regarde, publiée en 99.
Pages 14 et 15, il y a un passage concernant l’hindouisme et que voici en entier.
« Ainsi, en Inde, le grand dieu de l'"Indépendance", Pandit Nehru, le chef de cette dysnastie néfaste et pestilente qui règne depuis cinquante-deux ans sur l'Inde, alors que moi j'ouvrais grand les yeux sur cet autre Regard insondable et immense il y a cinquante-trois ans à la sortie des camps de la Mort, ce Nehru sorti de l'incubation britannique perfide déclarait impudemment à un écrivain français qui était venu le voir, Alain Daniélou, pour lui dire tout bravement son émerveillement de l'Inde et son désir de parler-écrire de l'"hindouisme"... Estomaqué, il s'entendit répondre : "
Vous vous intéressez à tout ce que nous voulons détruire
."
La grande trahison de l'Inde.
Ils crachent sur leur propre Mère.
Ils renient leur propre culture.
Ainsi le veut l'Occident religieux et scientifique. Mais le Fait demeure : les "religions" sont une fabrication occidentale moderne. Il n'y a jamais eu de "religion hindoue", et il nous reste peut-être une autre Science à découvrir.
Avant NOUS, il y avait tout simplement des chercheurs de l'Homme et de son QUOI sur cette Terre.

C'est la grande trahison de l'Homme.
Les petits Nazis partout.
Ainsi, à deux mille ans moins un, nous débouchons sur une Inde "séculariste" et anti-hindoue qui insulte son histoire à l'Est, et c'est le grand Seigneur américain et ses valets à l'Ouest, et le virus pestilentiel et démentiel traverse toutes les frontières. »
Satprem ne donne pas la référence de l’écrit d'Alain Daniélou et, surtout, on ne sait pas si ce dernier rapporta correctement la phrase attribuée à Nehru. Peu importe. Faisons comme si c’était exact, car ça l’est probablement.
Satprem écrit que « les "religions" sont une fabrication occidentale moderne » et qu’« Il n’y a jamais eu de "religion hindoue" ». Sans même s’occuper de ce qui exista autrefois, surtout par rapport à ce qui est « moderne », ce que Satprem dénonce est l’objectivation, un développement de la conscience, une prise en conscience de davantage d’éléments, une vision plus large, qui fait constater qu’il y a plusieurs éléments, plusieurs groupes d’éléments, distincts, notamment celui qui fut nommé
religion hindoue ou hindouisme
, et peu importe ses distinctions internes. Satprem regrette l’existence de ce développement mental, ce développement de la conscience.
Satprem dénonce la volonté de détruire l'hindouisme en Inde mais cette volonté n'y existe pas au niveau étatique, c'est-à-dire que ce pays n'a pas cette volonté, même si certains de ses habitants l'ont.
Ce que dit Satprem correspond à une dénonciation de la volonté de réduire la domination hindouiste en Inde, l’endoctrinement religieux hindouiste, qui produisit et produit notamment les castes, système d’hérédité de situations sociales en tout genre, où des développements personnels sont étouffés lorsque des impulsions favorables à l’épanouissement personnel, et surtout la poussée psychique, ne sont pas assez fortes pour faire sortir de l’ornière. Il n’y a pas que ça qui est reprochable dans l’hindouisme, religion ayant aussi des inconvénients qu’ont d’autres religions.
Satprem dit qu'il n'y a pas de religion hindoue car, «
Avant NOUS, il y avait tout simplement des chercheurs de l'Homme et de son QUOI sur cette Terre ». D'abord, surtout lorsqu'il y a des rites, ce n'est pas incompatible avec de la religion et, surtout, pour les membres de la société, adultes ou enfants, qui n'étaient pas des « chercheurs », ce qui était vécu à ce sujet l'était certainement comme de la religion.
Satprem veut la continuation de la tyrannie hindouiste.
La volonté de la réduire qui existe en Inde est dite provenir de l’influence de « l’Occident » : des Indiens opprimés eurent peut-être cette volonté par eux-mêmes il y a longtemps mais c’est l’influence de « l’Occident » qui a un grand effet contemporain. Est-ce que Satprem approuvait la réduction de la domination religieuse en Occident mais voulait qu’elle n’existât pas en Orient ? Est-ce qu’il aurait voulu qu’elle n’existât pas en Occident ?
Est-ce que l’Inde devrait rester coincée dans de l’hindouisme !? Est-ce qu’il n’y a rien de mieux en Inde que l’hindouisme !? Est-ce qu’il n’y a rien de mieux que cette religion et les autres !?
Satprem n’avait-il jamais entendu parler d’un développement évolutif en cours, dans lequel se retrouvent notamment des individus qui n’étaient pas adeptes de religions, ce développement n’étant pas fait pour mener à une situation avec une ou plusieurs religions !?
Lorsque Satprem écrivit ce passage sur l’hindouisme, il n’était pas au meilleur de lui-même.
Et il mélangea ce qu’il écrivit sur l’hindouisme avec « Science » et avec ce qui aurait existé « Avant NOUS ».
Satprem emploie le mot « séculariste » à propos de l’Inde. Peu importe ce que ça vaut à propos de ce pays. Pour la lutte, en France, contre les dominations religieuses, c’est un mot religieux, qui n’exprime pas une sortie de religion mais concerne une répartition interne à une religion, quoique, en France, des individus l’aient parfois employé, à tort, pour désigner une sortie, pour désigner quelque chose qui est en dehors.

Il est probable que Satprem parla de cela avec M. et N.

Donc, il est certain que Satprem annonça, répéta, que la domination hindouiste en Inde devrait être accrue, avec davantage de présence dans la vie publique indienne, avec l'endoctrinement religieux des enfants dans les écoles car c'est ça qui, en pratique, aurait existé. Il poussa ainsi M. et N. à agir en faveur de l'hindouisme en Inde et du développement de sa domination dans la vie publique indienne. Ils agirent ainsi. (Est-ce que ce fut pour plaire à Satprem ?)

Depuis quand Satprem se mit-il à vouloir augmenter la domination hindouiste en Inde ?
Il était pourtant possible de penser que, dans l'évolution, il y ait une phase de rejet, partiel, de l'enseignement hindouiste afin que de jeunes individus ne soient plus aliénés religieusement et, après quelques générations, davantage d'individus pourraient s'intéresser à Sri Aurobindo et la Mère et à pratiquer sans avoir des obstacles religieux en eux.


SATPREM S'OPPOSE À L'ACTION DE M. ET N.

À quel moment fut créée l'association Jaïa Bharati ?
Elle fut créée par des satprémistes.
Elle semble avoir été créée pour développer un élément de la pensée de Satprem. Elle semble avoir été d'abord satprémiste.

Satprem finit par constater que ce qu'avaient fait M. et N. était mauvais, le leur reprocha et les chassa.

Est-ce que Satprem vit un reflet de sa position ? Est-ce qu'il ne reconnut pas que c'est lui qui avait poussé à cela ? (Quoi qu'il en soit, M. et N. n'étaient pas obligés de se laisser pousser ainsi et sont donc responsables de leur action.)

Est-ce qu'il leur reprocha vraiment l'hindouisme ?
Est-ce qu'il leur reprocha seulement d'utiliser une partie de l'apport de Sri Aurobindo et la Mère au service de cela ?


CONCLUSION

Ce qui n'est pas encore connu (et qui ne le sera peut-être jamais sauf par M. et N.) est aussi ceci. Qu'est-ce qui poussa ceux-ci à aller travailler avec Satprem ? Est-ce que, au cours de ce travail, ils renoncèrent à suivre leur guide intérieur ? Quelle fut leur motivation la plus profonde connue à s'occuper d'hindouisme ? Est-ce qu'il y eut d'abord un bon développement intérieur mais que, à un moment, il y eut une déformation ?

M. et N. semblent avoir fait ou contribué à faire la traduction de l'Agenda en anglais. Si c'est vrai, est-ce que la position de ces deux individus put provoquer des déformations ?

Par ailleurs, tout ça exista alors que Satprem avait commencé à considérer tous les humains sauf lui-même et Sujata comme des nazis, des non-humains, des rats, qui méritaient la destruction. Est-ce qu'il ne s'apercevait pas que cet aspect de lui-même était celui de quelqu'un qui joue à être de la race supérieure !? Est-ce qu'il ne se rendait pas compte que les réflexions produites par cet aspect de lui-même le font ressembler, pour cet aspect, à un nazi !? Il est possible que la nouvelle phase de développement positif qui avait commencé en lui faisait, par réaction, s'exprimer aussi une partie néfaste de lui-même, qui est peut-être en tous les êtres humains sauf des avatars.
Il est probable que de futurs êtres les plus évolués de l'humanité n'auront pas cet aspect nocif. Avant qu'ils apparaissent, il y aura peut-être d'autres êtres les plus évolués de l'humanité qui l'auront. S'ils cherchent à le mettre en pratique, ils seront sûrement combattus et peut-être tués. Ils l'auront mérité et ce sera une nécessité évolutive. Si le présent écrit leur parvient avant qu'il soit trop tard pour eux, ils auront été prévenus ainsi, et il y aura forcément d'autres avertissements. Ils pourront tenter de s'empêcher d'agir nuisiblement envers tous les humains leur étant inférieurs.

Le commentaire du passage du texte de L. V. qui concerne M. et N. se termine ici. Cela dit, puisqu'il fut ainsi parlé du site J. B., il est pensé que davantage d'informations concernant ce dernier doivent être présentées. Elles le sont dans un autre texte qui contient le nom Jaïa Bharati dans son titre.

Mise à jour le Mercredi, 18 Janvier 2012 10:07