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Accueil Ce qu'il y a sous les pieds Ce qu'il y a sous les pieds Ce qu'il y a sous les pieds, et situation de Satprem (8 pages en caractères 14)



CE QU'IL Y A SOUS LES PIEDS, ET SITUATION DE SATPREM


LIVRES EMPLOYÉS

Lettres sur le Yoga, Sri Aurobindo, Pondichéry : S.A.A., tome 2 de « 1984 », et tome 5 de « 1987 ».
L'Agenda de Mère, Paris : Institut de recherches évolutives, tome 3 de « 1979 ».
Carnets d'une mise à nu révélatrice, par Satprem. Plusieurs tomes.
L'évolution spirituelle, « Les six derniers chapitres de La vie divine", Pondichéry : SAA, « 1992 ».

PARMI LES CHAKRAS, IL Y A NOTAMMENT LE MOULADHARA

Lettres, t. 2, p. 158. « Les centres, ou Chakra, sont au nombre de sept : 1. Le lotus aux mille pétales au sommet de la tête. […] 6. Au-dessous du nombril – vital inférieur. 7. Le Moûlâdhâra – physique. »
Lettres, t. 2, p. 172. « C'est là [à la base de l'épine dorsale] que se situe le centre physique [...]. »
Lettres, t. 2, p. 172. « Le centre le plus bas, au bas de l'épine dorsale, [...]. »

IL Y A QUELQUE CHOSE SOUS LE MOULADHARA QUI PEUT ÊTRE SENTI LORSQUE L'ON SENT LA FORCE DESCENDRE EN SOI, LORS DU MOUVEMENT PREMIER DE DESCENTE

Lettres, t. 2, p. 112. « Au-dessus de la tête se tient la Conscience, la Force universelle ou divine. »
Lettres, t 5, p. 73. « Il y a une force qui accompagne la croissance de la conscience nouvelle et qui, en même temps qu'elle grandit avec elle, l'aide à s'établir et à se parfaire. Cette force est la Shakti du yoga (yogashakti). Elle est ici-bas repliée et assoupie dans tous les centres (chakra) de notre être intérieur, et elle forme à la base de la colonne vertébrale ce qu'on appelle dans les Tantra la Shakti Koundalini. Mais elle est aussi au-dessus de nous, au-dessus de notre tête, en tant que Force divine – et là, elle n'est ni repliée ni emprisonnée ni assoupie, mais éveillée, consciente et puissante, étendue et vaste ; elle est là, attendant de se manifester, et c'est à cette Force – au pouvoir de la Mère – que nous devons nous ouvrir. »
Lettres, t. 2, p. 168. « En règle générale, dans notre yoga, le mouvement se fait du haut vers le bas. Il peut y avoir des variantes au stade préparatoire. Par exemple, le centre du cœur peut s'ouvrir partiellement en premier. [...] »
Lettres, t. 5, p. 74. « Une force divine est assoupie ou voilée par l'Inconscience dans la Matière, et la Force supérieure doit descendre et l'éveiller par la Lumière et la Vérité. C'est là une notion bien connue, et c'est la base même de notre yoga. »
Lettres, t. 5, p. 93. « Lorsque la Paix est établie, cette Force supérieure ou divine qui vient d'en haut, peut descendre et travailler en nous. D'habitude, elle descend d'abord dans la tête et libère les centres du mental interieur, puis […], puis dans le moûlâdhâra et au-dessous, et libère l'être physique interne. »

Donc, il y a quelque chose sous le mouladhara. Donc, ce quelque chose peut aussi être senti lorsque l'on sent la force descendre en soi, lors du mouvement de descente. On peut sentir cette force aller ainsi dessous.


SOUS LE CORPS, C'EST-À-DIRE SOUS LES PIEDS, IL Y A DEUX NIVEAUX, DEUX PLANS : CELUI DU SUBCONSCIENT EST LE PLUS PROCHE, CELUI DE L'INCONSCIENT EST APRÈS

Lettres, t. 2, p. 149.
« Le moûlâdhâra est le centre de la conscience physique proprement dite [indication d'une note en bas de page :] 68; tout ce qui se trouve au-dessous dans le corps est le pur physique qui, à mesure qu'il descend, devient de plus en plus subconscient ; mais le vrai siège du subconscient est au-dessous du corps, comme le vrai siège de la conscience supérieure (le supraconscient) est au-dessus du corps."
Note de bas de page : « 68. À la base de la colonne vertébrale. »

Selon cela, le plan subconscient s'étend, du côté du dessus, plus haut que le « dessous du corps ». Faut-il comprendre, par exemple, jusqu'aux chevilles, ou aux genoux ?

L'Agenda de Mère, t. 3, p. 300.
« [Satprem :] Mais qu'est-ce que c'est que cette conscience que l'on sent en soi comme une force ? Par exemple, en méditation, quelquefois ça monte, ça descend, ce n'est pas posé. Qu'est-ce que c'est que cette conscience-là ?
[La Mère :] C'est la Shakti ! Il y en a qui la reçoive comme cela, d'en haut ; pour d'autres, ça monte d'en bas (geste à la base de la colonne vertébrale). C'est ce que je t'avais dit une fois, que tout le vieux système procède toujours de bas en haut, tandis que Sri Aurobindo tirait de haut en bas. Et c'est très clair dans les méditations (enfin le yoga, les expériences) : pour eux, c'est toujours la base de la koundalini et ça monte de centre en centre, de centre en centre, avec "éclosion" ici (geste au sommet de la tête et un peu d'ironie pour "l'éclosion"). Avec Sri Aurobindo ça vient comme cela (geste de Puissance descendante) et puis ça s'établit là (au-dessus de la tête), ça entre, et de là ça descend, ça descend, ça descend, partout, jusqu'en bas, jusque sous les pieds : le subconscient, et encore plus bas, l'inconscient. »
(Satprem dit que « en méditation, quelquefois ça monte, ça descend ». Est-ce que ça lui était particulier à cause de ce qu'il était ?)
C'est sous le corps, c'est-à-dire sous les pieds, qu'il y a deux niveaux, deux plans : celui du subconscient est le plus proche, celui de l'inconscient est après.

L'Agenda de Mère, t. 7, p. 164.
« Ce qui complique un petit peu le travail, c'est que ce n'est pas limité à ça (le corps de Mère), c'est tout-tout ce qui est autour... à une distance assez considérable. […] Mais le travail se fait comme cela, sur tous les plans ; sur tous les plans (il y a même des plans au-dessous des pieds), constamment, constamment, sans arrêt, nuit et jour […]. »


SELON SRI AUROBINDO ET CE QUI S'EN DÉDUIT, IL N'Y A PAS DE CENTRE, CHAKRA, DANS LE PLAN DU SUBCONSCIENT, ET DONC PAS DANS CELUI DE L'INCONSCIENT

Lettres, t. 2, p. 172. « Non, le subconscient est trop vague pour avoir un centre. Il a un plan – sous les pieds, comme le supraconscient est au-dessus de la tête, mais à partir de là il peut surgir n'importe où. »Sri Aurobindo parle seulement du plan du subconscient, pas de l'autre plan sous les pieds, celui de l'inconscient, car il répond à une question qui, vu ce qui est dit, concernait le subconscient seulement.
Puisque « le subconscient est trop vague pour avoir un centre », l'inconscient, qui est pire, lui aussi n'en a pas.


PREMIER PROBLÈME : QUE DÉSIGNENT LES MOTS « LES CENTRES PHYSIQUES » DANS LE TEXTE SUIVANT ?

L'évolution spirituelle, page 166. « Le pouvoir transformateur supérieur doit donc descendre dans [...] ; puis dans les centres vitaux inférieurs pour les occuper et changer toute la nature vitale, dynamique et sensorielle ; finalement dans les centres physiques afin d'occuper et de changer toute la nature physique. Mais cet accomplissement lui-même n'est pas décisif, car il reste encore les parties subconscientes et la base inconsciente. »
Faut-il comprendre ainsi ?
Il est dit que, après « les centres physiques » (dans le mouvement de descente), « il reste encore » « les parties subconscientes et la base inconsciente ». Ça semble correspondre à ceci : le plan du subconscient et celui de l'inconscient sont sous « les centres physiques ».Donc, les mots « les centres physiques » ne signifient pas que ces deux plans aient chacun un centre.
Qu'est-ce que les mots « les centres physiques » désignent ? Il y a le mouladhara. Et quoi d'autres ?Est-ce que ça a un rapport avec, par exemple, « physique vital » ?
Est-ce que ça correspond à ceci ? « Les nerfs sont répartis dans tous le corps, mais l'origine de l'action physique-vitale est concentrée entre le moûlâdhâra et le centre juste au-dessus de lui. » (Lettres, t. 2, 84, « Plans et parties de l'être », p. 172.)

DEUXIÈME PROBLÈME : EST-CE QU'IL Y A DEUX CHAKRAS SOUS LES PIEDS ?

L'Agenda de Mère, t. 1, p. 448.
« Je crois que les tantriques reconnaissent sept chakras [indication d'une note en bas de page :] 2. Théon, lui, disait qu'il en connaissait davantage, et notamment deux au-dessous du corps et trois au-dessus. C'est aussi mon expérience : j'en connais douze. »
Note de bas de page. « 2. Chakra : centre de conscience. 1) Au sommet du crâne […]. 7) À la base de la colonne vertébrale (moûlâdhâra). »

Dans les deux plans qui sont sous les pieds, celui du subconscient et celui de l'inconscient, il résultait de l'indication de Sri Aurobindo citée plus haut, que, pour chaque individu, il n'y avait pas de centre, de chakra.
Alors, est-ce qu'il y en a ou n'y en a pas ?
Est-ce qu'il n'y en avait pas mais que, à cause de l'action de Sri Aurobindo et de la Mère, il s'en forma un à propos de l'humanité en général, c'est-à-dire aussi pour chaque être humain ?
Mais Théon vécut avant cette action. Alors, quelle est l'explication ?

Des individus membres actifs du Mouvement cosmique des Théon, qui vécurent après eux, en passant plusieurs dizaines d'années à s'occuper notamment des écrits des Théon et à pratiquer, affirment n'avoir rien lu à ce sujet et, donc, ils affirment que les chakras n'existent pas (quel que soit le mot employé pour les désigner).
Théon n'aurait-il jamais rien écrit à ce sujet mais en aurait-il parlé à Mirra Alfassa !?

La Mère parle vraiment de chakras, pas seulement de plan de conscience.

LE CAS DE SATPREM

L'Agenda de Mère, t. 3, p. 301, 25 juillet 62.
« […] à travers toutes les incarnations et tout le karma […] Ça finit par devenir un être individuel tout à fait conscient, maître de lui-même et absolument mû par la Volonté divine. C'est-à-dire une expression individuelle du Suprême. Ça, c'est ce que nous appelons "être psychique". Et généralement, ceux qui font un yoga ont, ou bien un être psychique complètement développé, indépendant, et qui est revenu dans la vie afin de faire le travail du Divin, ou bien […]. Toi, c'est plus qu'un être psychique : l'être psychique est accompagné de quelque chose, comme je te l'ai dit, qui est venu dans un but spécial, et qui est venu des régions que Sri Aurobindo appelle l'Overmind [Surmental], des régions supérieures au mental, avec une puissance intellectuelle particulière – une puissance lumineuse, consciente, particulière – , pour une œuvre spéciale. Ça, c'est là (geste enveloppant la poitrine et la tête), et avec le psychique, ça essaye d'organiser tout. Ce que tu sens, c'est ça dans ton psychique. Ça doit avoir une grande puissance, tu dois sentir une sorte de force lumineuse ?
Oh ! je sens, oui.
Oui, c'est ça.
C'est pour cela que je n'arrive pas à distinguer la Force qui vient d'en haut et celle qui vient de l'intérieur.
Il y a un moment où on ne fait plus la distinction [...].
C'est pour cela que j'ai de la difficulté à en parler, parce que je ne sais pas ce qui est d'en haut ou d'en bas. »

Lettres, t. 5, p. 93.
« Lorsque la Paix est établie, cette Force supérieure ou divine qui vient d'en haut, peut descendre et travailler en nous. D'habitude, elle descend d'abord dans la tête et libère les centres du mental interieur, puis […], puis dans le moûlâdhâra et au-dessous, et libère l'être physique interne. Cette Force […] peut aussi faire descendre une force de plus en plus haute et des étendues de plus en plus élevées de la nature supérieure, jusqu'à ce qu'il devienne possible, si tel est le but de la sâdhanâ, de faire descendre la force et l'existence supramentales. »
Ce que Satprem décrivit dans ses Carnets ne relève pas de ce qui est indiqué dans le début de la citation précédente. Ça relève de ce qui est dans la fin de cette citation et c'est de cela qu'il est parlé ci-après.

Ce n'est pas ce qui précède qui est l'enjeu de la présente partie.
L'enjeu est ce qui concerne ce qui existe sous les pieds et la conscience que Satprem en avait. Voici des extraits de ses Carnets.

Tome 3, p. 44, 10 septembre 82. « Tout d'un coup, une contrée grise, sans réponse (à hauteur des genoux le mouvement se bute). Les genoux = le centre du subconscient corporel. »
Il est dit implicitement que le plan du « subsconscient corporel » est au niveau des genoux, ou au moins qu'il monte jusque là.
Il est dit expressément que le « centre » de cela est aux genoux.
Qu'est-ce que valent ces deux indications ?

Tome 3, p. 145, 7 mars 83. « Pour la première fois, j'ai eu l'impression que le Pouvoir descendait jusque dans mes pieds. J'étais totalement immobilisé, […]. » Satprem dit : « l'impression ».
T. 3, p. 164, 24 mars 83. « […] montée de la conscience matérielle […]. Puis c'est redescendu […]. On aurait dit que cela descendait de centre en centre, lentement, jusque dans les pieds même semble-t-il (je ne peux pas dire exactement parce que j'étais dérangé par ma jambe qui me tirait). »
T. 3, p. 225, 29 avril 83. « Je crois avoir perçu le mouvement. On dirait que mon "foret" ou mon "harpon" monte ou s'élance vers le haut, va s'enfoncer quelque part là-haut, puis redescend avec la force acquise et va s'enfoncer quelque part en bas, vers le centre sexuel ou même plus bas, puis cela rebondit et le harpon ou le foret remonte vers le haut. »
T. 3, p. 310, 21 juillet 83. « Presque tous les soirs, assez régulièrement, le Pouvoir essaye de descendre jusqu'aux genoux et en dessous. Il réussit assez bien jusqu'aux genoux et touche jusqu'en bas, mais il y a toujours cette petite douleur insidieuse dans tous les nerfs des jambes et au bout d'un certain temps je suis stupidement obligé d'arrêter [...] »
T. 3, p. 505, 30 novembre 83. « C'est comme un formidable pilon de Puissance bleu foncé qui descend lentement-lentement, poussant ou pressant ou comprimant tout devant soi (peut-être comme un piston ?) et quand cela arrive vers le centre sexuel ou un peu en dessous, cela semble s'enfoncer là (ou peut-être caler là ?) et alors ça remonte vers le haut pour redescendre encore avec une Puissance accrue, et ainsi de suite : ça descend, remonte, descend... […] évidemment ça s'enfonce dans quelque chose qui résiste. […] Mais c'est exactement ce que Mère disait : Plus on veut descendre profond dans la Matière, plus il faut monter haut dans la conscience." […] Et je soupçonne que, chaque fois, cette conscience matérielle doit atteindre des régions plus hautes, plus denses, correspondant à une descente plus profonde, plus compressante. »

T. 4, p. 346, 20 août 84. « Mais le mouvement voulait continuer et il montait du bout de mes pieds si impérieusement que je me suis retrouvé sur la pointe des pieds malgré moi, comme si tout le corps était soulevé malgré lui par cette Puissance qui montait d'"en bas", je ne sais d'où, de dessous les pieds. Je note que ce mal dans mes jambes, qui dure depuis des mois, semble avoir soudain disparu, en dépit du fait que je suis resté assis deux heures sans bouger ce matin et une heure et demie cette après-midi. Ce qui voudrait dire que ce n'était pas un mal d'origine purement physique mais une résistance dans les "centres du bas" (naturellement, si on veut résister à pareil jet sous-pression, ça fait mal !). […] Je me souviens que Mère disait qu'il y avait un centre sous les pieds (je crois qu'elle disait que c'était l'Inconscient). […] L'Inconscient, c'est le point de départ de l'Évolution... […] C'est en allant à l'origine de la Vie dans la Matière, là où la vie commence à accrocher ses millions de petites fibres, que l'on peut changer la vie – la base de la vie. »

Satprem sent « cette Puissance qui montait d'"en bas", je ne sais d'où ». Il déduit qu'elle montait « de dessous les pieds ».
Il parle alors de « centres du bas » sans qu'on puisse savoir s'il dit une généralité vague ou s'il pense à quelque chose de précis. C'est probablement une généralité vague puisque, aussitôt après, il écrit qu'il se souvient de quelque chose que lui avait dit la Mère, qu'il exprime ainsi : l'existence d'« un centre sous les pieds » et il pense se rappeler qu'il correspondait à « l'Inconscient ».

De cela, on peut déduire ceci.
Premièrement, avant août 84 Satprem n'avait jamais senti quelque chose descendre sous ses pieds. Il n'avait jamais senti l'arrivée sous ses pieds de « cette Force supérieure ou divine qui vient d'en haut […] descendre et travailler en nous […], puis dans le moûlâdhâra et au-dessous », avec ensuite la montée de la koundalini, avant que « cette Force » en soit arrivée à une étape postérieure de se mettre à « faire descendre une force de plus en plus haute et des étendues de plus en plus élevées de la nature supérieure ».
Deuxièmement, à ce moment, Satprem n'avait encore rien senti monter de sous ses pieds. Il ne faisait que déduire que « cette Puissance qui montait d'"en bas" », sans savoir « d'où », venait « de dessous les pieds ».
Troisièmement, Satprem se rappelle quelque chose de l'Agenda, mais pas complètement, et il semble ne pas connaître ce qu'avait écrit Sri Aurobindo. Est-ce qu'il a alors de la confusion à propos de ce qui peut être perçu en soi du plan du subsconcient et de celui de l'inconscient ?

T. 4, p. 355, 25 août 84. « Ça monte constamment par les pieds. […] ce Torrent montait avec une densité si formidable, comme si une écluse ou une faille s'était ouverte dans les régions... (comment les appeler ?) enfin le monde sous les pieds. »

T. 5, p. 169, 29 mars 85. « les genoux sont le centre du subconscient physique. »
Il est dit implicitement que le plan du « subsconscient physique » est au niveau des genoux, ou au moins qu'il monte jusque là.
Il est dit que le « centre » de cela est aux genoux.
Qu'est-ce que valent ces deux indications ?

T. 6, p. 240, 18 août 86. « C'est un torrent de foudre qui monte d'en bas (de dessous les pieds). »T. 8, p. 18, 15-16 janvier 88. « […] comme s'il voulait briser ou casser ou marteler cet obstacle sous les pieds. […] Alors je ne sais plus quoi faire – mais je sais que l'Obstacle est sous les pieds (c'est le "centre de l'Inconscient" comme Mère le disait, ou la mort) »
T. 8, p. 137, p. 21 mai 88. « Sous les pieds, c'est le centre de l'Inconscient et de la mort. »

À ce moment, est-ce que Satprem a déjà commencé à sentir la Force descendre sous les pieds, c'est-à-dire à sentir quelque chose sous ses pieds ? Il ne semble pas.

Il s'appuie sur son seul souvenir qui est « Mère disait qu'il y avait un centre sous les pieds (je crois qu'elle disait que c'était l'Inconscient) ».
Puisqu'il avait attribué aux genoux le plan et le « centre » du « subconscient corporel », du « subsconscient physique », l'ensemble lui paraît cohérent.

Le tome 9 ne fut pas lu.
Le voir ainsi que les tomes suivants.


SUPPOSITION DÉDUITE

Lettres, t. 2, p. 112. « Au-dessus de la tête se tient la Conscience, la Force universelle ou divine. La Koundalini est le pouvoir latent assoupi dans les chakras. »
Lettres, t. 5, p. 74. « Une force divine est assoupie ou voilée par l'Inconscience dans la Matière, et la Force supérieure doit descendre et l'éveiller par la Lumière et la Vérité. C'est là une notion bien connue, et c'est la base même de notre yoga. »

Des individus peuvent commencer par avoir diverses sortes d'expériences mais le déroulement simple, ordinaire, du yoga en son début (qui peut durer longtemps) est, semble-t-il, de sentir la force qui descend en soi, graduellement (et ça peut prendre de nombreuses années), et finalement la koundalini est réveillée par cela et se met à monter graduellement (et ça peut prendre aussi de nombreuses années). (Et on ne parle pas de ce qui semble arriver ensuite, lorsque la montée va au-dessus du crâne puis redescend en ramenant des choses.)

Il y avait la question suivante. Dans le premier mouvement, ordinaire, de descente, c'est-à-dire avant que la koundalini soit réveillée et commence à monter, est-ce qu'il suffit que la force atteigne le mouladhara pour qu'il y ait ce réveil suivi par cette montée, ou est-ce qu'il faut que la force soit d'abord descendue plus bas, au moins jusqu'au premier plan sous les pieds ?
Vu le cas de Satprem qui n'avait rien senti sous les pieds alors qu'il avait senti il y a longtemps (et souvent) la koundalini monter, la réponse qui semble la bonne est qu'il suffit que la force qui descend dans le mouvement premier atteigne le mouladhara.
D'ailleurs, ça correspond à la situation des gens qui, avant l'arrivée de Sri Aurobindo et la Mère, ne connaissait pas l'existence, au-dessus de la tête, de « la Force supérieure » qui « doit descendre », et qui ne s'occupaient donc pas de s'y ouvrir pour la recevoir, et qui agissaient seulement en activant la koundalini.
Il y avait donc une question. La réponse indiquée ci-dessus est considérée valable pour l'instant.


QUESTIONS ET RÉFLEXIONS, AVEC PEUT-ÊTRE DES STUPIDITÉS

Les affirmations de Sri Aurobindo et de la Mère continuent d'exister.
Est-ce que Satprem arriva à sentir sous ses pieds, non seulement un niveau, mais deux (indépendamment de savoir s'il y a en chacun un chakra) ?
Vu ce qu'il fit, il est certain qu'il arriva dans l'Inconscient au point extrême, c'est-à-dire qu'il arriva au deuxième niveau.
Si le premier niveau est à cinquante centimètres environ sous les pieds, à combien est le deuxième ?
Est-ce que Satprem continua de dire que c'est aux genoux qu'est le « centre » « subconscient corporel », du « subsconscient physique » ? Ou est-ce qu'il les considéra comme correspondant seulement au haut du plan du subsconscient ?

La Mère fit que Satprem s'occupa de l'inconscient, l'inconscient collectif, celui de l'espèce humaine et même beaucoup plus que cela, l'origine de toute vie, etc.
C'est de cela dont il fallait s'occuper absolument. Satprem agit dans le plan inconscient. (Les humains qui sont conscients de cela peuvent avoir de la gratitude envers lui, surtout lorsque l'on n'arrive même pas à faire des choses beaucoup plus simples, même pas à décider de les faire.)
Il n'y avait donc pas le temps pour que Satprem s'occupât vraiment d'autre chose.
Est-ce que c'est pour cela que même son subconscient individuel fut laissé imprégné de christianisme papiste qu'il exprimait souvent (alors que son conscient lui faisait aussi émettre parfois des propos anti-papistes, ou anti-chrétiens en général, ou anti-religieux en général) ?
Est-ce que c'est aussi pour tout cela que Satprem crut que l'on pouvait passer directement de l'état actuel de l'humanité à celui de la transformation corporelle, cellulaire, etc., et s'occupa d'entraîner des gens dans cela ?
Est-ce que c'est aussi pour cela qu'il diffusa l'idée que l'on ne devait pas s'occuper d'améliorer soi-même et, éventuellement, les sociétés, notamment celle dans laquelle on vit, mais seulement de favoriser directement l'apparition de l'être nouveau ?

Sri Aurobindo avait présenté le développement qui devait exister, où il y a notamment l'ouverture à des plans de plus en plus élevés (sous le plan supramental) et leur manifestation.
Satprem fit-il comme si tout ce développement ne devait pas exister pour s'occuper seulement de manifester le plan supramental ? (Comme si un individu pouvait faire cela tout d'un coup, activement, arbitrairement !)

Mise à jour le Vendredi, 25 Janvier 2013 11:34