OHOETTILTO

OHO ET TILT O

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Accueil Satprem et Michel Danino, etc. Le conflit de 03 En 03, le conflit entre Satprem, etc. et Danino, etc. (110 p. en c. 14)

EN  03,  LE  CONFLIT  ENTRE  SATPREM,  SUJATA  ET  PATRICE  MAROT  D᾿UN  CÔTÉ,

MICHEL  DANINO  ET  NICOLE  ELFI  DE  L᾿AUTRE

INTRODUCTION

Au début de 03, un conflit notoire exista entre Satprem et Sujata d᾿un côté, aidés par Patrice Marot et, de l'autre côté, Michel Danino et Nicole Elfi, chaque groupe ayant été soutenu par d᾿autres personnes. D᾿après des documents datant de cette époque, voici ce qui exista et qui mena à l᾿expulsion de ces derniers par les autres, avec aussi ce qui exista durant les premiers mois suivants.

Parmi ces documents, il y a plusieurs lettres émises par plusieurs personnes, notamment 3 par Sujata, 1 par Satprem, 2 par les parents de Mi. Da. et 3 par Boni Menato.
Il y a aussi le texte émis par Mi. Da. le 7 août 03, titré Une mise au point. Il est composé d᾿un texte principal de 23 pages écrites en recto/verso, et aussi de 7 annexes. (Parmi celles-ci il y a la lettre de Satprem indiquée ci-dessus.) En tout, il y a 38 pages écrites. Les feuilles sont de format A4 (21 cm x 29,7 cm) et sont tenues ensemble par une agrafe placée dans l᾿angle supérieur gauche. (Dans ce texte principal, Mi. Da. parle parfois de lui en disant « Michel ». Il y indiqua l᾿interdiction de « rendre » ses pages « publiques d᾿aucune façon » : des réponses sont indiquées plus loin.)

De l᾿affaire, tout n᾿est pas connu ici. Il n᾿y a que ce qui se lit ou se comprend (peut-être mal) d᾿après ces textes connus. Il manque notamment des lettres émises à cette époque par des personnes hostiles à Mi. Da. et Ni. El. mais autres que Satprem et Sujata. Leurs auteurs et d᾿autres personnes peuvent en envoyer une copie au site Ohoettilto. Merci.

Ci-après, les textes sont présentés d᾿une manière à peu près chronologique.
Le texte principal de Mi. Da. l᾿est donc en plusieurs fragments qui sont alternés avec les lettres. Son introduction, quelques rares petits groupes de mots et un court passage sont donc d᾿abord omis puis sont présentés ensuite à la date de ce texte, 7 août 03. Par ailleurs, des parties d᾿un paragraphe qui est vers la fin du texte principal sont avancées vers le début en étant présentées en trois fragments.
Pour faciliter cette présentation, et aussi la compréhension, des retours à la ligne sont parfois omis ou ajoutés, et pareil pour des interlignes.
Les mots qui sont en gras sont tels dans les textes cités.
Des guillemets dits français, qui ouvrent ou qui ferment, (« et ») sont utilisés pour les citations. Donc, à l᾿intérieur de celles-ci, les guillemets dits français qui y sont présents, placés par Mi. Da., sont remplacés ci-après par des guillemets dits anglais (" et ").
Mi. Da., dans son texte, utilise parfois des crochets, qui ouvrent ou qui ferment : [ et ], pour indiquer les ajouts faits par lui-même dans ses citations. Ci-après, lorsqu᾿il est voulu ajouter aussi quelque chose, pour faire la distinction ce sont des crochets doublés qui sont placés : [[ et ]].
Lorsque Mi. Da. fait une coupure dans un texte qu᾿il cite, il remplace par des points de suspension. Ici, lorsque l᾿on fait une coupure dans son texte, on pourrait mettre des points de suspension entre des crochets simples mais, pour ne pas créer de confusion, ils sont aussi placés entre des crochets doubles. (Dans les autres documents, insertions et coupures faites ici sont placées entre des crochets simples.)
Mi. Da., dans son texte principal, présente ses citations de lettres en des paragraphes qui sont en entier en retrait. Reproduire cela ne put pas être fait ci-après.

Luc Venet (L. V.) écrivit son texte publié en 07 sur internet en étant sous le coup de l᾿émotion provoquée par le suicide de Patrice Marot (qui avait succédé en 03 à Mi. Da. auprès de Satprem et Sujata). La chronologie en était bouleversée. Par ailleurs, L. V. se dévalorisait, se noircissait. Le texte en était donc difficilement compréhensible. Des informations objectives manquaient. Pour comprendre, il fallut le restructurer, ce qui fut fait dans l᾿article, publié sur le présent site, dont le titre commence par Contribution à l᾿affaire du conflit.
Lorsque Mi. Da. écrivit son texte, il n᾿était pas, lui, submergé par l᾿émotion. Elle exista pourtant (au moins peu avant) d᾿après ce qui est écrit en plusieurs textes. Des mots de la famille de humiliant sont employés par plusieurs de ses soutiens, et il y a aussi « déception » et « chagrin ». Lui-même parle de « cauchemar », de « dévastation », de « réparer nos corps et nos âmes » et, dans la sixième partie de son texte, de « la torture des mois récents ». Mi. Da. respecta presque toujours la chronologie. Il ne se dévalorisa pas, ne se noircit pas. Il donna des informations précises. Son texte est donc plutôt facile à lire. Il peut être présenté ci-après tel qu᾿il est sauf quelques rares passages déplacés comme indiqué plus haut. Pour le fond, il y a beaucoup à dire, comme pour le texte de L. V. Mi. Da., lorsqu᾿il écrivit son texte, n᾿avait pas encore compris ce qui s᾿était passé, notamment ses erreurs. (Les propos qu᾿il rapporte sont considérés exacts.)
Concernant certains aspects de Satprem et Sujata, le texte de Mi. Da., publié maintenant ici, apporte un soutien objectif à celui de L. V. publié en 07.

Michel Danino et Nicole Elfi (Mi. Da. et Ni. El.) vécurent avec Satprem et Sujata pendant plus de vingt ans et purent donc supporter leur aura, ce que ne peut pas faire tout le monde. Ils les aidèrent dans leur vie de tous les jours et ils contribuèrent à la publication et diffusion de l᾿Agenda et de livres de Satprem. Cela montre qu᾿ils eurent une action positive dans l᾿évolution. Elle ne peut pas être effacée quels que soient les reproches qui peuvent leur être adressés, quels que soient les éléments négatifs objectifs qui existèrent, connus ou non.
Ici, des torts sont aussi reconnus à Satprem et Sujata. Comme déjà indiqué dans l᾿article dont le titre commence par Contribution à l᾿affaire du conflit qui concerne le texte de L. V., il vaut mieux que l᾿affaire de 03 soit révélée par des partisans (non satprémistes) plutôt que par des ennemis.


PRÉCISIONS D᾿AVANT LE DÉBUT DE PRÉSENTATION DES DOCUMENTS

RELATION AVEC L. V. ET L᾿ARTICLE DÉJÀ PUBLIÉ SUR LUI SUR LE PRÉSENT SITE INTERNET

Dans le texte que L. V. publia sur internet en 07, il ne parla pas du texte de Mi. Da. qui date de 03. En avait-il eu connaissance ?
Un passage de son texte pourrait faire penser que oui, le suivant. « Il y a quelques années, lorsqu’un visiteur lui demandait, d’une façon quelque peu abstraite : "Que feriez-vous si vous étiez le maître du monde ?" Satprem, le visage soudain grave, montrant son poing fermé, répondit instantanément : "J’écraserais tout !" » Cette scène est rapportée dans le texte de Mi. Da., page 6 sous le titre Divergences, où tous les mots ne sont pas les mêmes que ceux de L. V. Mais Mi. Da. put diffuser l᾿information avant et L. V. aurait pu la connaître ainsi, c᾿est-à-dire indépendamment de ce texte d᾿août 03. Si cette diffusion n᾿avait pas existé, il y aurait que L. V. lut le texte de Mi. Da. avant de publier le sien.
Par ailleurs, L. V., à la fin de son texte, écrivit ceci. « j’ai encore une pensée pour ces camarades que je sens là, au-delà du visible, qui sont encore à se poser les questions de rigueur sur Satprem : […]. » Vers le milieu du texte, il écrivit : « Je pense à d’autres, aussi, qu’on sent bien, dans l’ombre, aujourd’hui, avec leur poids d’interrogation muette et leur regard qui n’accroche que le vide ». Il écrivit aussi, sous le sous-titre « L’Amérique » : « Aujourd’hui encore, je sais que beaucoup vivent jour après jour l’enfer de la contradiction "pour-ou-contre Satprem" ; ils sont éperdument à mettre sur les plateaux de leur balance intérieure les qualités et les défauts d’une personnalité qui ne cesse de leur échapper – […] ». En lisant cela, il avait été pensé que ça concernait Mi. Da. et Ni. El. Si c᾿était le cas, pourquoi L. V. n᾿indiqua-t-il pas que Mi. Da. avait déjà écrit son texte d᾿août 03 s᾿il connaissait son existence !?
Est-ce que les allusions concernaient aussi ou seulement des personnages prénommés Rose (compagne de Pa.) et « Maryse et Patrick » dont parla Mi. Da. ?
Après la lecture du texte de L. V. sur internet, on attendait la publication d᾿un texte par Mi. Da. et Ni. El. ... mais il existait déjà depuis 03 !


RELATION AVEC UN ARTICLE DÉJÀ PUBLIÉ SUR LE PRÉSENT SITE ET QUI CONCERNE MI. DA.

En 13, il fut appris qu᾿un texte de Mi. Da. avait été publié et l᾿on pensa qu᾿il l᾿avait été après celui de L. V.
C᾿est pour cela que, dans l᾿article titré Juin 13, concernant L. V., Mi. Da., To. Io. et 2A, il fut écrit ceci : « Après la publication du texte de L. V. en 07 sur internet, Mi. Da. aurait diffusé un texte sur papier, en un très petit nombre d᾿exemplaires ». (Cet article se trouve ainsi : menu Réflexions / Satprem et Luc Venet, etc. / À partir de janvier 13 : faits [...].)
Dire « Après » était donc une erreur puisque le texte avait été émis plusieurs années avant, en 03. Il n᾿était pas largement connu et ce fut probablement pour la cause indiquée plus haut : Mi. Da. y avait indiqué l᾿interdiction de « rendre » ses pages « publiques d᾿aucune façon ».
(C᾿est donc plus de dix ans après l᾿émission du texte de Mi. Da. que son existence fut connue ici. Des satprémistes et d᾿autres individus pourraient dire que l᾿on était très loin du centre mais Satprem n᾿en était pas un de manière générale. Il en était un à propos de la suite de ce qui relève de la partie la plus avancée de la manifestation supramentale dans un corps d᾿humain, mais ce sujet est surtout intéressant pour quelqu᾿un qui est lui-même approché de ce niveau de développement, s᾿il y en a. Sinon, on peut s᾿occuper de se développer soi-même, autour de son propre centre et selon lui, et l᾿on peut, si l᾿on juge cela utile, lire des livres de Satprem ou s'intéresser à ce qui exista dans sa vie avec son entourage.)


RELATION AVEC KIREET JOSHI

Dans le texte de Mi. Da. il est parlé de Kireet Joshi et, notamment, de son soutien à l᾿activité pro-hindouïste de Mi. Da.

La formule la tâche est accomplie fut valorisée publiquement par Joshi à propos de la Mère, pas de Satprem. Il y a le livre titré La tâche est accomplie, victoire de Sri Aurobindo et de la Mère, écrit par Jyoti Madhok et Kireet Joshi, publié par Shubhra Ketu Foundation en 13, imprimé à Auroville Press. Il y a notamment la citation de ce qu᾿avait dit la Mère à Pondichéry avec l᾿expression le changement est fait.

Par ailleurs, après la mort de Satprem Joshi diffusa un texte en anglais, de 27 pages aux lignes espacées. C᾿est une nécrologie. L᾿auteur dit notamment que, en 06, il reçut une note de Satprem lui disant : « Je suis arrivé au bout », « I have reached the goal ». Il était parlé du « bout » que Satprem avait atteint en plus de ce qui avait déjà été atteint par la Mère.
Joshi dit qu᾿il fut content de recevoir ce message et qu᾿il confirmait les assurances prophétiques données par la Mère à Satprem et qui sont enregistrées dans l᾿Agenda. Il cite d᾿abord quelque chose qu᾿il dit être du 5 février 61 mais qui est du 4 (tome 2), où il y a notamment ceci : « Voilà, mon petit, ne te fais pas de soucis, TU ES SÛR, n᾿est-ce pas, tu es sûr non seulement d᾿avancer mais d᾿arriver au bout. », « So, mon petit (my child), don᾿t worry. You are SURE, sure not only to advance but to reach the goal. » Joshi cite aussi quelque chose du 11 février 61 où il y a notamment ceci : « En tout cas, une chose : n᾿oublie jamais que ce que nous avons à faire, nous le ferons ; et que nous le ferons ensemble parce que nous avons à le faire ensemble, c᾿est tout [...]. » « In any case, one thing : never forget that what we have to do, we shall do ; and we shall do it together because we have to do it together, that is all [...] »
Joshi parle aussi de ceci : Agenda 13, 10 janvier 73, p. 350, « Toi, tu iras jusqu'au bout ».
Joshi en conclut que ce « bout » était la fixation de la conscience supramentale dans sa conscience physique, « he had become successful in fixing the supramental consciousness in his physical consciousness ».

Indépendamment de ce texte de Joshi, voici d'autres citations.
Agenda 12, 14 avril 71, p. 91. « Et toi, mon petit, c'est ton destin. C'est ton destin : que tu deviennes conscient et que tu manifestes le Divin – c'est ton destin. »
Agenda 13, 26 avril 72, p. 167. « C'est cela, c'est ce travail-là qui est en train de se faire. C'est cela qui est important. Et toi, tu dois pouvoir, tu dois être destiné à le faire aussi, et c'est pour cela que tu as ce dégoût. Mais au lieu d'insister sur le dégoût, tu devrais insister sur l'identification avec la conscience dans laquelle tu te trouves quand tu es assis tranquille. »
Agenda 13, 22 juillet 72, p. 235 et 237. « Vraiment nous ne commençons à exister que lorsque nous laissons le Divin agir à travers nous [...] sans qu'aucune ignorance déforme son Action. [...] Je sais en tout cas que cette lettre que je t'ai écrite, c'était Sri Aurobindo qui insistait sur la nécessité d'avoir cette Conscience, et qu'il m'a dit que tu étais prêt à l'avoir. Il m'a dit cela. »


CE QU᾿IL N᾿Y A PAS DANS LE TEXTE DE MI. DA.

Mi. Da. ne dit rien et ne fait même pas allusion à L. V. et à son éviction effectuée par lui-même (Mi. Da.) accompagnant Satprem et Sujata, comme lui-même en 03 fut expulsé par Patrice Marot (Pa.) accompagnant ces deux.
Mi. Da. ne dit rien et ne fait même pas allusion à la brochure de Satprem publiée en 99 et titrée Néanderthal Regarde. (Elle est présentée sur le présent site à la fin de l᾿article dont le titre commence par Contribution à l᾿affaire.) Est-ce que Mi. Da. était intervenu dans sa rédaction et sa publication ? Que ce soit oui ou non, avait-il approuvé son contenu ?


PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA. (EN DATE DU 07/08/03)

La citation commence après l᾿introduction puisque celle-ci est omise ici par volonté de respecter la chronologie des évènements.

« 1. Le contexte

Il est nécessaire de préciser le contexte le plus brièvement possible, car nous avons toujours été très discrets sur notre travail à Kotagiri, pour des raisons évidentes. Je me tiens aux faits bruts :

Nicole est venue à Auroville fin 1974 (avec la deuxième "caravane"), et dès 1976 avait aidé à l᾿impression de la trilogie de Satprem sur Mère. Michel quitta la France à la mi-1977, à l᾿âge de 21 ans. À Auroville, ils s᾿occupèrent ensemble de la Librairie de Mère. En 1981, peu après la sortie du premier tome de l᾿Agenda en anglais, Michel créa à Delhi un trust, Mira Aditi Centre pour l᾿édition et la distribution en Inde de l᾿Agenda et des livres de Satprem (Michel et Nicole furent parmi les premiers trustees). Fin 1981, Satprem et Sujata ayant décidé de quitter Kotagiri, ils demandèrent à Michel et Nicole s᾿ils voulaient venir vivre sur les lieux et continuer leur travail depuis Kotagiri. Le 2 février 1982, quelques jours avant le départ de Satprem et Sujata, Michel et Nicole quittèrent Auroville et vécurent tout d᾿abord à Land᾿s End, résidence de Satprem et Sujata, puis à Happywood après le retour fin mars de ces derniers. (Happywood est la propriété du Mother᾿s Institute of Research, trust créé en 1977 par Kireet ; mais les machines se trouvaient à Land᾿s End, et nous y travaillions chaque matin au moins.) Je tiens à préciser ici qu᾿ [[...]] il s᾿agissait d᾿un propos pratique, qui en plus du travail croissant d᾿édition et de traduction, consista, après le retour de Satprem et Sujata fin mars 82, à veiller aux conditions matérielles de leur vie afin que Satprem puisse se concentrer sur son travail. [[...]] » (Fin momentanée de la citation.)

« Land᾿s End », « Happywood ». Chacun de ces deux noms est ou était celui d᾿un terrain avec au moins une habitation, terrains qui étaient proches, peut-être mitoyens, dans le village nommé Kotagiri. Il faudrait publier un plan de cela.
« Le 2 février 1982, quelques jours avant le départ de Satprem et Sujata » le 13 février pour aller chercher une île dans l᾿Océan Pacifique, avec le « retour fin mars », le 22. Voir le tome 2 des Carnets de Satprem.
« Mother᾿s Institute of Research » : plus loin dans le texte, cet organisme est appelé « MIRA ». Est-ce que cet organisme avait été créé sous l᾿impulsion de Satprem ou avec son approbation ? Est-ce que celui-ci avait une fonction officielle dedans dès son début ? Sinon, à partir de quand ? Dans tout le texte de Mi. Da., on ne comprend pas complètement ou pas du tout la distinction entre MIRA, « Mira Aditi Centre », et l᾿Institut de recherches évolutives ou « IRE ». (À propos de ce dernier nom, est-ce qu᾿il y a un seul organisme international ou est-ce que, dans plusieurs pays, il y a un organisme indépendant, chacun ayant ce nom dans la langue locale !?) Il semble qu᾿il y avait des parties communes. Satprem faisait peut-être partie de tous.

Par ailleurs, il y avait Satprem et ce qui existait autour de lui par développement naturel à propos d᾿édition et d᾿autres choses. Dans cela, il y avait notamment la forme juridique qui était donnée, par nécessité juridique, avec des individus placés à des fonctions : président, ou autres fonctions de dirigeant. Il semble que, au départ, il n᾿y ait pas eu de vraie distinction entre ces deux situations imbriquées. Tant que tout alla bien dans les relations entre Satprem et les autres membres, il semble qu᾿il y avait la première situation : Satprem dirigeait et les autres exécutaient en apportant leur contribution qui n᾿était pas opposée à la position de Satprem. En cas d᾿opposition, se prévaloir d᾿une fonction de trustee ne pouvait pas avoir d᾿effet face à Satprem : celui-ci décidait. Il agissait alors en tant que Satprem, pas en tant que Président.


Suite de la citation.
« De fait, pendant 21 ans, ce travail a été notre occupation la plus absorbante : entretien des deux grandes maisons (plus deux petites), travaux de rénovation constants, sans qu᾿une seule fois un électricien ou un plombier soit appelé de l᾿extérieur, chantiers de nombreuses chambres (dont celles de Satprem et Sujata), réparations de toitures, cheminées, clôtures, constructions multiples, forages de plusieurs puits (dont quatre à Land᾿s End), installation et entretien de pompes et compresseurs, ménage de la chambre de Satprem, surveillance des ouvriers et de mille tâches allant de l᾿entretien des lignes téléphoniques et électriques à l᾿élagage d᾿arbres géants, combats, de jour comme de nuit à chaque saison sèche, contre les feux de broussailles qui montaient de la vallée jusque Land᾿s End. À cela s᾿ajoutaient de considérables soins médicaux de Satprem et Sujata. Également mille démarches auprès des autorités locales, qu᾿il s᾿agisse d᾿acheter une plantation de thé nouvelle autour de Land᾿s End (à quatre reprises), de traiter avec les fonctionnaires de la Forêt, de renouveler un passeport ou visa, d᾿obtenir des certificats pour Satprem ou Sujata, ou de s᾿occuper de leurs questions bancaires.

Quiconque connaît tant soit peu les conditions indiennes se rendra compte de ce que tout cela veut dire. Satprem et Sujata se rendaient un peu compte (bien que ne sachant qu᾿une partie de ce que nous faisions) et, à l᾿époque, le reconnaissaient volontiers. Pendant des années, Satprem voulait absolument me trouver une aide, par exemple, pour me soulager de cette montagne de tâches matérielles et administratives.

De plus, nous veillions au secret de leur résidence, détournant ou repoussant les éventuels visiteurs et curieux. Même notre considérable travail de protection de la forêt locale avait en partie pour but de protéger les alentours immédiats de Land᾿s End.

Une autre de nos occupations était le travail sur les livres. Nous avons travaillé à la typographie, mise en page et préparation à l᾿impression de plus de 80 livres, en français, anglais et quelques autres langues. J᾿ai révisé la traduction en anglais de 2 tomes de l᾿Agenda et traduit 9 tomes par moi-même, également 7 livres de Satprem et révisé la traduction de 2 autres – 20 livres en tout. S᾿ajoutent à cela de nombreuses recherches pour Mother᾿s Chronicles (voir les "Word With You, Please" des tomes 4 et 6, par exemple) ou pour Satprem. Puis le travail de compilation d᾿India᾿s Rebirth et de India the Mother, ainsi que l᾿écriture de The Invasion That Never Was. Et bien sûr, mille travaux pour Mira Aditi en collaboration avec Patrice Marot (qui s᾿était joint à Mira Aditi fin 83), la communication quasi-constante avec Micheline au sujet des affaires de l᾿IRE, de l᾿édition en France, etc. Inutile de dire que nos journées commençaient souvent à 4 h du matin et s᾿achevaient vers 9 ou 10 h du soir.

Jamais nous ne nous sommes plaints de la masse de travail, dont étaient témoins nos amis de l᾿époque ; nous étions là pour ça et l᾿avons assumé honnêtement et joyeusement année après année – deux décennies de vie, ce n᾿est pas une plaisanterie. Satprem et Sujata, qui aujourd᾿hui tiennent absolument à salir tout ce "passé", appréciaient alors notre attitude pour ce qu᾿elle était. Nous étions si proches, Satprem me consultait pour mille choses, m᾿appelait souvent un "sage" et un "yogi" et plaisantait qu᾿il n᾿était ni l᾿un ni l᾿autre... Il est de propos de citer (en annexe n° 2) quelques-unes des centaines de remarques de Satprem sur cette période. Elles donnent un tableau qu᾿on ne pourrait guère soupçonner aujourd᾿hui ! Quelques échantillons ici :

(11.5.96, à Michel à propos de l᾿Invasion) "Ton travail d᾿amour est aux pieds de Mère."
(11.6.97, à Nicole à propos du Fil de Lumière, sa biographie de Satprem) "On est touché. Maintenant, que ton beau livre en touche d᾿autres – et que ce malheur puisse changer."
(31.8.97, à propos d᾿une nième [[énième]] tâche matérielle) "Vous faites vraiment tous les métiers ! Mais c᾿est bien, c᾿est bon... Vous êtes vraiment des enfants de Mère."
(8.9.97 : une amie proche de Sujata au Canada, voyante, dit à propos de la biographie de Nicole sur Satprem, que « Mère lui a dit que le livre était merveilleux et que Sri Aurobindo était très content de ce que Nicole a écrit, Satprem ajoute :) "Je ne suis pas surpris, je suis très content. Robert Lafont, lui, était passionné."
(30.12.97) "Dis-moi Michel je t᾿ai dit plusieurs fois que je voulais que ton nom soit connu – est-ce que ce dernier livre de la Renaissance de la Terre [India᾿s Rebirth en français], porte ton nom ? (de même que tes autres traductions ?) Tu es trop discret... Il faudra nous faire une belle converture...[["]]
(20.1.98, Satprem à Nicole à propos du Fil de Lumière) "C᾿est chargé de Présence et d᾿Amour."
(5.9.99, à Michel à propos du tome 2 des Carnets) "Mais, je te prie... fais d᾿abord ton précieux travail dont l᾿Inde a besoin." (Fin momentanée de la citation.)

L᾿achat, quatre fois, d᾿une « plantation de thé » avait-il d᾿abord pour but d᾿empêcher des constructions de bâtiments qui auraient pu exister ? Qui était le nouveau propriétaire ? Qui payait les employés ? À qui revenait l᾿argent de la vente du thé ?
« Micheline au sujet des affaires de l᾿IRE » : Mic. Et., dirigeante de l᾿Institut (français) de recherches évolutives (I.R.E.).
Que valaient les visions de la « voyante » du Canada, celle qui fut un peu mêlée à l᾿affaire du déménagement de L. V. et Susie aux É.U.A. ?
« Robert Lafont » : l᾿éditeur français du livre de Ni. El. sur Satprem.
Mi. Da. semble avoir noté tout ce que Satprem et peut-être Sujata lui disaient.
Les « remarques de Satprem » qui sont ci-dessus ne font pas partie de celles qui sont « en annexe n° 2 ».


Suite immédiate de la citation.
« 2. Transition

À partir de 1998, suite à la popularité croissante d᾿India᾿s Rebirth et de The invasion That Never Was en Inde, j᾿ai reçu des invitations à donner des conférences dans des cercles universitaires, culturels, etc. Cela m᾿a amené à voyager de temps en temps. Au début, Satprem et Sujata m᾿y encourageaient vivement, souhaitant que je devienne "connu" comme ils nous le disaient bien souvent. Mon souhait personnel était seulement d᾿aider à répandre la vision qu᾿avait Sri Aurobindo de l᾿Inde et de montrer ses applications pratiques. Dans une lettre du 20 mars dernier, [[...]] Sujata écrivait encore (en anglais) :

Il y a quelques jours, alors que Satprem me parlait de l᾿épaisse obscurité sur le monde, en se demandant ce qui pourrait la balayer, j᾿ai répondu instantanément : "le nom de Sri Aurobindo ». Et je lui ai rappelé « le travail inestimable que Michel a fait pour répandre le nom Sri Aurobindo". Satprem était tout à fait d᾿accord.

De ces conférences sont nés quatre petits livres. Notons ici que si l᾿on tient compte des traductions en langues indiennes, Mira Aditi a au fil des ans vendus plus de 30 000 ex. de mes livres et plus de 40 000 ex. de mes traductions. Il ne m᾿est jamais venu à l᾿esprit de demander de droits d᾿auteur (de même Nicole pour sa biographie de Satprem parue en France en 1997, dont elle donna les droits d᾿auteur entièrement à l᾿IRE). Si je mentionne ces chiffres, c᾿est pour donner une idée de l᾿ampleur du travail accompli, travail qui a certes profité aux instituts [[...]]. » (Fin momentanée de la citation.)

« répandre la vision » : Que faisait vraiment Mi. Da. ?
Le site internet nommé Jaïa Bharati est celui d᾿un groupe français en France. Mi. Da. s᾿y exprime ou, plutôt, s᾿y exprima puisque la date de la dernière mise à jour de ce site, indiquée en bas de la page d'accueil, est le 12 octobre 09. Mi. Da., dans son texte, parle de ce groupe qui fut mêlé au conflit entre lui-même, Mi. Da., etc, et Satprem, etc. Ce site montre qu᾿il y a un aspect religieux hindouïste, la volonté d᾿augmenter la domination religieuse hindouïste en Inde, la mise au service de l᾿hindouïsme du nom de Sri Aurobindo et d᾿une partie de la connaissance apportée par celui-ci et la Mère. Ce groupe avec son site internet relève du niveau des religions, celui du mental supérieur, supérieur à ce qui est en dessous, mais inférieur à tout ce qui lui est au-dessus. Ce groupe ne comprend même pas les grandes idées qui relèvent du mental illuminé, comme celles de la Révolution française et ce qui existe en Inde à propos de l᾿absence de principe de domination par l᾿hindouïsme. Voir deux articles publiés sur le présent site. Le titre de l᾿un commence par Premier complément. (Dans le menu Réflexions, cliquer sur Satprem et Luc Venet, etc. puis sur Concernant le texte de Venet en 07.) Le titre de l᾿autre est Reproches adressés au site internet Jaïa Bharati. (Au menu Réflexions, cliquer sur Site internet Jaïa Bharati.) Cette mise au service de l᾿hindouïsme est de la réduction, de la déformation, de la corruption mais il est normal que des niveaux inférieurs de conscience récupèrent ce qui vient d᾿au-dessus d᾿eux et le déforment plus ou moins, chacun l᾿utilisant pour lui-même, le mettant à son service. (Tout ça n'a pas d'importance lorsque l᾿on considère que l᾿essentiel est seulement de répandre « le nom de Sri Aurobindo », mais cette idée est mauvaise.)
Quelle fut la relation du groupe Jaïa Bharati avec Satprem et Sujata, même si ses statuts n᾿en disent rien ? Est-ce que ce groupe fut créé avec l᾿accord de Satprem ? Est-ce que celui-ci commença par l᾿approuver avant de lui devenir, éventuellement, opposé ?
Dans le premier des deux articles du présent site venant d᾿être indiqués, il est montré aussi, par des citations, que Satprem, au moins jusqu᾿en 99, annonça, répéta, que la domination hindouïste en Inde devrait être accrue, avec davantage de présence dans la vie publique indienne, avec l᾿endoctrinement religieux des enfants dans les écoles publiques parce que c᾿est ça qui, en pratique, existerait. Il poussa ainsi Mi. Da. et Ni. El. à agir en faveur de l᾿hindouïsme en Inde et du développement de sa domination dans la vie publique indienne (et ils agirent ainsi).
Est-ce que Satprem poussa ces deux à entrer dans cette voie !? Est-ce qu᾿ils y entrèrent indépendamment de Satprem !? En tout cas, une fois dedans, Satprem les poussa à continuer d᾿y avancer.
... Il le fit jusqu᾿à ce qu᾿il leur reproche d᾿y être. (Pousser Mi. Da. dans une voie puis lui reprocher d᾿y être fait penser à ce que fit Satprem à propos de L. V. et sa folie états-unienne avec d᾿autres disciples de leur propre même folie. Voir l᾿article du présent site internet qui commence par Contribution à l᾿affaire du conflit.)
En plus de ce qui est dans les deux articles indiqués plus haut, voici un extrait d᾿un autre article publié sur le présent site, celui déjà indiqué qui a le titre Juin 13, concernant L. V., MI. DA., TO. IO, et 2A. C᾿est une citation qui provient du livre suivant : Éducation, la Mère, Pondichéry : Édition S. A. S., 81, p. 491. « Vous savez très bien que nous reconnaissons la valeur de l᾿Inde antique, mais nous sommes ici pour créer quelque chose de nouveau, pour apporter à la terre quelque chose qui est tout à fait neuf. Si, dans cet effort, votre mental est lié aux choses de l᾿antiquité, il refusera d᾿avancer. L᾿étude du passé a sa place, mais elle ne doit pas entraver le travail de l᾿avenir*. » Au début du livre, il est écrit ceci. « Le symbole * indique un commentaire oral de la Mère, noté de mémoire par un sâdhak et approuvé ensuite par la Mère en vue d᾿une publication. » (Ce n᾿est pas un « symbole » mais un signe.)
Savoir tout cela aide à comprendre la suite du texte de Mi. Da., c᾿est-à-dire aide à comprendre ce qui exista en 03.
(Dans les deux premiers tomes de l᾿Agenda il est dit que Nolini, qui était très développé, n᾿arrivait cependant pas à comprendre quelque chose du développement qui se produisait en la Mère. Si le souvenir est bon, quelque part dans l᾿Agenda il est dit que c᾿était parce qu᾿il avait un vestige d᾿hindouïsme. Vérifier. Si quelqu᾿un trouve cela, qu᾿il veuille bien transmettre la référence au site Ohoettilto. Merci.)


FRAGMENT DE LA SIXIÈME PARTIE DU TEXTE DE MI. DA.

« [[...]] Satprem lui-même nous avait, depuis trois ou quatre ans, raconté en détail la façon dont, presque chaque nuit vers minuit, il était attaqué par un être obscur (je passe sur les détails). Le phénomène semblait se répéter si régulièrement que Satprem a dû nous en parler au moins une bonne vingtaine de fois, à Nicole et moi, disant n᾿avoir aucune indication quant à la source de ces attaques soutenues. »

« depuis trois ou quatre ans ». Depuis 99 ou l᾿année qui suivit. C᾿est à cause de ces dates que ce passage est placé ici alors que, dans le texte de Mi. Da., il est vers la fin.

À propos de l᾿« être obscur », Mi. Da. dit : « je passe sur les détails ». Ceux-ci seront peut-être indiqués dans des Carnets.
Vu ce que vivait Satprem, il n᾿y a rien d᾿étonnant à ce qu᾿il ait eu de telles attaques. D᾿ailleurs, il y en a, quel que soit l᾿âge et le niveau de développement, et ça fait des cauchemars quoique tous ceux-ci ne soient pas de ce genre.
Vu ce qui se passait en Satprem à propos de supramental, il était normal que des attaques faites par un être hostile (ou plusieurs, peu importe) existent car des êtres hostiles cherchent notamment à empêcher la suite de l᾿évolution. Celui ou ceux qui attaquaient Satprem étaient puissants en étant déjà en place, et ce qui se passait en celui-ci cherchait à les renverser.
Lorsque Satprem était attaqué ainsi, est-ce qu᾿il ne savait pas toujours y échapper aussitôt. Est-ce qu᾿il se retrouvait donc en subir l᾿influence jusqu᾿à ce qu᾿il y échappe. Dans ses Carnets (jusqu᾿en 88) publiés, il y a l᾿histoire de l᾿être qui enfonce un doigt dans l᾿arrière de son crâne et aussi celle de sa tête qui se retrouve sous le pied d᾿un être hostile. Il y a peut-être d᾿autres cas.
Il est possible que ce soit en étant attaqué ainsi, et peut-être en étant vaincu momentanément, que Satprem put combattre et, finalement, vaincre.

Satprem aurait dit qu᾿il ne connaissait pas « la source de ces attaques soutenues ». Il lui restait à continuer de lutter la nuit, s᾿il luttait jusqu᾿à sa sortie du sommeil, par exemple en cherchant à sortir de la situation par le prononcé du mantra ou autrement, et, cela, jusqu᾿à ce que ça cesse ou qu᾿il connaisse « la source » et y remédie dans la veille, ou autre chose.


SUITE DE LA PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA.

Suite de la citation.
« En juin 2001, un jeune ingénieur indien, Pramod Kumar, s᾿est joint à nous pour nous aider dans notre travail (deux ans plus tôt, il m᾿avait invité à donner une conférence dans son Indian Institute of Technology de Madras). C᾿était l᾿époque où l᾿International Forum for India᾿s Heritage (IFIH) prenait forme, avec les chaleureux encouragements de Satprem. En fait l᾿idée d᾿origine était en partie la sienne : le 30 novembre 1998, de retour de Delhi où j᾿avais rencontré plusieurs archéologues, j᾿expliquai à Satprem les controverses sur l᾿histoire ancienne de l᾿Inde. Satprem m᾿écrivait ces deux notes :

Étrangement cela me rappelle la "bataille de l᾿Agenda" ! Tout est ligué contre.

Dès le début, j᾿ai senti-pensé qu᾿il fallait joindre tous ces points de Lumière, physiquement – qu᾿ils se rencontrent – ces archéologues etc., et ceux qui ont une voix publique.

C᾿est ce besoin de "joindre" qui m᾿amena à concevoir l᾿IFIH. Je me mis à écrire à des centaines d᾿Indiens respectés, archéologues, universitaires, intellectuels, représentants culturels, journalistes, etc. [[,]] sur la base d᾿une "charte" bien définie. Fin 2001, au moment de l᾿inauguration, nous arrivions à plus de 150 réponses favorables, dont certaines suscitaient les commentaires suivants de Satprem (parmi bien d᾿autres du genre : très gentil, encourageant, réconfortant, très content...) :

Très intéressant de voir comme tout cela bouge – enfin ! (janvier 2001)
Le "réseau" se développe, l᾿arbre est bien nourri (mai 2001)
Très content, ça grandit (juillet 2001)
Gracieuse nouvelle (août 2001, le message du Dalaï Lama)
Ton forum s᾿élargit de plus en plus et recèle un pouvoir actif (septembre 2001)
Très sympathique, ça gagne
(septembre 2001)
Sympathique, le "réseau" s᾿étend (décembre 2001)

Après que j᾿aie formulé une note aux membres fondateurs d᾿IFIH sur la question du sécularisme (en réponse à une personnalité que j᾿avais contactée), Satprem écrivit la remarque suivante :

Sujata et moi trouvons que ta réponse est
remarquable, très remarquable de clarté et d᾿intelligence lucide – on aimerait que ce soit largement connu et diffusé au milieu de la bouillie mentale générale du monde. Merci. Satprem
Notons aussi que l᾿IFIH suscita l᾿enthousiasme de mon vieil ami Kireet, qui depuis Delhi offrit sa collaboration à bien des niveaux. Il y a encore quelques mois, il me disait : "À travers l᾿IFIH, tu as déjà fait tant pour le pays."
[[...]] » (Fin momentanée de la citation.)

« Tout est ligué contre. » L᾿idée, la position, de seul contre tous semble plaire à Satprem.

Il serait intéressant de connaître la réponse de la « personnalité » qui avait été contactée. (Ici, il est pensé qu'elle exprimait un point de vue supérieur aux religions, celui qui serait exprimé en Inde par le mot « sécularisme ». Est-ce que c'est exact ?)
Quelle est cette « note » « sur la question du sécularisme » ? Elle contient probablement des idées mauvaises que l᾿on voit sur le site Jaïa Bharati et dans le livret titré Kali Yuga or the Age of Confusion.
Satprem parle de « joindre tous ces points de Lumière, physiquement » à propos des « archéologues », etc., qui n᾿étaient même pas, ou même pas tous, des individus qui s᾿étaient plus ou moins engagés dans le yoga de Sri Aurobindo et la Mère. Est-ce que l᾿idée de Satprem de « joindre » était sensée ? Satprem poussa Mi. Da. dans cette voie.

Il est parlé d᾿un « International Forum for India᾿s Heritage », I.F.I.H., Forum international pour l᾿héritage indien. Le mot « indien » doit-il être compris comme signifiant hindou, hindouïste ? Probablement.
Lorsqu᾿il fut écrit à des « centaines d᾿Indiens respectés », à quel destinataire et quelle adresse devaient-ils expédier leurs réponses ?
Mi. Da. s᾿adressa notamment au moine chef d᾿une religion, titré Dalaï Lama. (À l᾿époque, celui-ci avait encore la volonté de redevenir le chef du pouvoir public du Tibet lorsque celui-ci réexisterait, c᾿est-à-dire redeviendrait souverain, en ayant une tyrannie religieuse.)
Mi. Da. dit qu᾿une idée de Satprem fut une « partie » de « l᾿idée d᾿origine » qui mena à la création de l᾿I.F.I.H. L᾿autre partie vint de Mi. Da. Quelle fut-elle ?
Mi. Da. parle d᾿un « besoin » dont on ne sait pas ce qu᾿il est. Est-ce que ce fut seulement l᾿idée de Satprem adoptée par lui !? Ou est-ce que ce fut cette idée avec ce qu᾿ajouta Mi. Da. !?
Quoi qu᾿il en soit, l᾿une des deux origines de l᾿I.F.I.H. est donc Satprem. En plus, même si celui-ci n᾿avait pas du tout été à cette origine, après la création de cet organisme il lui apporta son soutien, (il commença par le lui apporter). Satprem poussa Mi. Da. dans cette voie.
Plus tard, Satprem s᾿opposa à cet organisme. Est-ce que celui-ci se transforma d᾿une manière qui lui déplut !? Est-ce que l᾿organisme révéla ce qui était en lui dès le départ mais que Satprem n᾿avait pas perçu !? Est-ce que l᾿I.F.I.H. ne changea pas mais que c᾿est Satprem qui modifia sa position par rapport à lui !?
Il semble que le mot « Heritage » à lui seul exprime ce qui est mauvais dans cet organisme ? Il correspond à la valorisation du passé, du passé antique, hindouïste, et il n'y a donc pas la notion d'être tourné vers l'avenir. Au service de cela sont mis le nom de Sri Aurobindo et une partie de la connaissance apportée par celui-ci et la Mère. (Ceux-ci utilisèrent des éléments de ce passé au profit de l'avenir, ce qui est le contraire.)


Suite de la citation.
« 3. Divergences

Petit à petit [[...]], nous avons senti que l᾿expansion rapide de notre travail en Inde commençait à leur déplaire. Ils sentaient sans doute que nous les négligions, qu᾿ils ne recevaient plus de nous l᾿attention exclusive dont ils avaient joui pendant toutes ces années. Bien qu᾿ils ne montraient rien directement (sauf une froideur grandissante), nous apprenions par chuchotements interposés qu᾿ils trouvaient que je voyageais trop, par exemple, ou tardais à m᾿occuper de tel ou tel livre "urgent", etc. Il y a un an et demi, ils avaient d᾿ailleurs fait venir d᾿Auroville un couple français (Maryse et Patrick) pour s᾿occuper d᾿eux à Land᾿s End. » (Fin momentanée de la citation.)

« Il y a un an et demi » : début 02 (ou vers là).
« Maryse et Patrick » ont-ils publié leur témoignage ? Quoi qu᾿il soit, il serait intéressant.


Suite immédiate de la citation.
« De notre côté, nous avions toujours suivi l᾿évolution de la condition physique de Satprem, dont il nous parlait lui-même souvent, et fait tout ce que nous pouvions pour la soulager (y compris des séances d᾿acupression de ma part en octobre 2001 lorsqu᾿un jour Satprem s᾿est retrouvé dans l᾿incapacité de se lever ou de marcher – séances qui eurent un effet frappant reconnu tout de suite par Sujata). Mais ces dernières années, nous avions commencé à noter quelques faits troublants dans son comportement. Nous n᾿y attachions pas autrement d᾿importance, pensant que la difficulté de son travail corporel pouvait bien excuser quelques excès. [[...]] je suis contraint de mentionner ici quelques-uns de ces aspects, car ils éclairent le tableau.

Tout d᾿abord, un égocentrisme formidable : Satprem, de plus en plus, ne pouvait parler que de lui-même, de son passé (revenant constamment sur les mêmes passages, tragiques ou non, de sa vie) ou de son travail présent. Rien d᾿autre ne semblait pouvoir retenir son attention – si, car nous [[ si, quelque chose d᾿autre pouvait retenir son attention car nous]] le voyions entrer en rage à la moindre occasion : un politicien indien ou américain, l᾿Inde elle-même, un ami, un article de journal, une sculpture de Michel-Ange, un ouvrier, une circonstance ... Ces violents accès de furie se faisaient de plus en plus fréquents et finissaient par ponctuer presque chaque rencontre. En fait, pour Satprem, tout, dans le monde, était parfaitement noir et sans espoir en dehors du travail qui se passait dans son corps ; c᾿est comme s᾿il n᾿y avait aucun signe positif nulle part. Bien souvent j᾿ai tenté de dire (à Sujata aussi) comment, au contraire, il y avait partout des signes d᾿éveil, en Inde notamment, comme un gigantesque barattage dans les profondeurs. De cette vision extrême de Satprem, il s᾿ensuivait que rien de ce que d᾿autres pouvaient faire ne comptait – et de fait, il nous a lui-même dit plusieurs fois : "Je me fous de tout et de tous." » (Fin momentanée de la citation.)

Est-ce que ce que Mi. Da. appelle « des signes d᾿éveil, en Inde notamment » désigne des éléments de renouveau hindouïste, c᾿est-à-dire un accroissement du passé qui s᾿oppose à l᾿arrivée du nouveau ?


Suite immédiate de la citation.
« Non seulement cela, Satprem appelait constamment l᾿intervention destructrice de Kâli, de préférence sous la forme de tremblements de terre massifs. C᾿est ce qu᾿il appelait la "solution géologique", dont il nous parla souvent. Quatre notes de sa main :

15.8.99 - La seule solution : géologique. Un bon tremblement de terre, depuis la Turquie jusqu᾿au Pakistan (en passant par l᾿Inde et l᾿Iran), et même Delhi : aplati, plus rien ! Ça, ce serait propre. Comme ça, leurs puits de pétrole y passeraient aussi.
16.8.99 (À propos d᾿éruptions volcaniques dont parlait la BBC le matin :) La seule solution pour nettoyer tous ces pays – et il n᾿y aura pas un seul être humain de perdu ! Les Occidentaux sont si aveugles !... Sinon, ça veut dire encore des guerres et des guerres... Ou alors, une manifestation divine... Mais pourquoi le Divin ferait-il ça pour ces hommes ?
17.8.99 (Un tremblement puissant en Turquie faisait plus de 1000 victimes) Le "cadeau géologique" de la Grande Mère commence ! ce matin. Reste le reste. Soufflons encore à ses oreilles !
19.10.99 (Vijaya Dasami) La victoire de la Grande Mère... Il faudrait une victoire géologique : peut-être qu᾿Elle finira par nous écouter ?! » (Fin momentanée de la citation.)

Dans le livre Entretiens de 53, au 8 juillet, p. 169 de l'édition de 78, il est écrit ceci. « Les Titans sont des êtres de mauvaise volonté, mais les Titans sont des êtres du monde vital manifesté dans les forces de la Nature : il veulent faire du mal pour le plaisir de faire du mal, détruire pour le plaisir de détruire. » L᾿un ou plusieurs des Titans seraient en relation avec des tremblements de terre. Si ça correspond à de la réalité, est-ce que ce sont eux que Satprem auraient prié d᾿intervenir, sous les noms « Kali » et « la Grande Mère » ? Est-ce qu᾿il se serait ouvert à eux, à leur influence ? (Par ailleurs, est-ce que Satprem était accompagné par un Titan comme la Mère indiqua qu'il y en avait un avec elle depuis sa naissance !?)
« il n᾿y aura pas un seul être humain de perdu » : cela exprime une idée spéciale de ce qu᾿est un être humain. Satprem enlève, en mots, le caractère humain aux humains évoqués. Il les avilit. Voir, sur le présent site internet, le commentaire de la brochure titrée Néanderthal Regarde qui est à la fin de l᾿article dont le titre commence par Contribution à l᾿affaire du conflit.
« Ou alors, une manifestation divine... Mais pourquoi le Divin ferait-il ça pour ces hommes ? » Même position de Satprem que dans la brochure venant d᾿être indiquée. Pourtant, ce fut dans l᾿humanité actuelle qu᾿apparurent Sri Aurobindo et la Mère !


Suite immédiate de la citation.
« Lorsqu᾿en novembre dernier [[02]] quelqu᾿un posa cette question à Satprem : "que feriez-vous si vous étiez tout-puissant ?", il répondit avec violence : "J᾿écraserais TOUT !" » (Fin momentanée de la citation.)

L. V., dans son texte La fin de l᾿illusion, publié en 07 sur internet, parle de cette affaire.


Suite immédiate de la citation.
« Et comment adhérer au souhait de voir Le Pen gagner les récentes élections présidentielles en France, car "tout le monde était contre lui" ? Satprem était venu plusieurs fois nous dire ce souhait et qu᾿il sentait Le Pen plus "propre" que Chirac ; "je sens un défi au fond de cet homme, il m᾿intéresse". Il m᾿a falllu insister sur les déclarations de cet individu quant aux camps de concentration (le célèbre "détail"), et son antisémitisme notoire ; cela a quelque peu refroidi Satprem, mais il m᾿a tout de même demandé de lui trouver une photo de l᾿individu. J᾿aurais préféré ne pas mentionner ce fait (et m᾿étais bien gardé à l᾿époque de le faire auprès même des "proches" en France), [[...]]. » (Fin momentanée de la citation.)

Lors des « élections présidentielles en France » en 02, le premier tour de vote du 21 avril fit apparaître les deux candidats pour le deuxième et dernier tour de vote du 5 mai : Chirac en premier, l᾿autre en deuxième. C᾿est avant ce deuxième tour que Satprem exprima son souhait. Il s᾿intéressa donc à cette activité comme il le faisait pour l᾿Inde. Il est étonnant de constater que Satprem se faisait constamment baigner dans ce genre de faits, lisant souvent des journaux et écoutant les informations à la radio.
« tout le monde était contre lui » fait penser au « Tout est ligué contre » indiqué un peu plus haut. Cet argument est mauvais. Satprem se sentait-il avoir « tout le monde contre lui » (sauf Sujata) et aurait ainsi été poussé à avoir de l᾿intérêt pour un semblable !? (« tout le monde » en France n᾿était pas contre l᾿individu puisqu᾿il avait eu suffisamment de partisans pour se retrouver au deuxième tour mais, à celui-ci, tous les autres candidats du premier tour étaient contre lui, sauf peut-être quelques-uns ayant peu d᾿importance quantitative.)
L᾿individu en jeu est à l᾿extrême-droite parlementaire. Il est de la lignée des ennemis notoires de la Révolution française, qui regrettent la fin de la situation antérieure ou au moins une partie d'elle, et il est précisément de la lignée papiste. Les hindouïstes d᾿Inde qui regrettent la perte de leur domination complète d᾿autrefois en sont un équivalent.


Suite de la citation.
« Comment comprendre, aussi, la volonté répétée de Satprem que le bandit notoire du Tamil Nadu, Veeparan, en devienne le chief minister ? Veeparan, loin d᾿être le "bon bandit" de l᾿imagination de Satprem, a assassiné plus d᾿une centaine d᾿individus (la plupart traîtreusement) et plusieurs centaines d᾿éléphants pour [[prendre]] leurs défenses (sans parler des milliers d᾿arbres de santal abattus). Est-ce vraiment cela que l᾿on veut voir venir à la tête d᾿un gouvernement ? » (Fin momentanée de la citation.)


FRAGMENT DE LA SIXIÈME PARTIE DU TEXTE DE MI. DA.

« [...] Satprem lui-même nous avait, depuis trois ou quatre ans, raconté en détail la façon dont, presque chaque nuit vers minuit, il était attaqué par un être obscur [[...]]. [[...]] Satprem [[...]] disant n᾿avoir aucune indication quant à la source de ces attaques soutenues.
Puis, un jour de décembre 2002 ou janvier 2003, vers midi, Satprem est arrivé tout d᾿un coup dans la salle des machines, où j᾿étais occupé avec Sujata ; il nous a reparlé de ces attaques nocturnes régulières, et il a dit qu᾿il venait enfin de percevoir leur origine : "maintenant je sais d᾿où cela vient" – et il nous expliqua la source qu᾿il venait de percevoir. [[...]] il ne nous tenait nullement responsable de ces attaques. »

À un moment, Satprem aurait découvert ce qu᾿était « la source » et l᾿aurait annoncée à Mi. Da. et Sujata, ou peut-être à Sujata et Mi. Da. Dommage que celui-ci n᾿est pas indiqué ce qu᾿avait dit Satprem !
Selon ce que celui-ci indiqua et selon ce qu᾿en dit Mi. Da., ce dernier et Ni. El. n᾿étaient pas considérés comme étant cette « source ».


SUITE DE LA PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA.

Suite immédiate de la citation.
« Enfin, en relisant en février dernier [[03]] les épreuves du tome 5 des Carnets d᾿une Apocalypse, j᾿ai été choqué de voir Satprem autocensurer deux visions importantes qu᾿il avait eues en 1985 : leurs parties me concernant avaient disparu, sans même [[qu᾿elles soient remplacées par des]] points de suspension. Il nous les avait racontées en détail à l᾿époque, et avec une grande appréciation [[avec une appréciation positive, ou très positive]]. Dans la première, du 19 février, Mère montrait à Satprem une liste d᾿une huitaine de noms écrits de sa main : ceux de ses enfants, dont Satprem retint seulement "un nom hébraïque qui se terminait en ᾿im᾿". Quelques mois plus tard, sans rien savoir, je l᾿informais par hasard de mon (troisième) prénom hébreu : frappé, il reconnut sa vision et me dit (je cite de mon journal) : "C᾿est ton vrai nom, c᾿est Mère qui te le donne ; tu vois, c᾿était écrit de sa main – maintenant je suis sûr, c᾿était ce nom [dans sa vision], je savais qu᾿il se terminait par "im". ... J᾿avais même demandé à Sujata de taper une liste de noms hébreux copiés d᾿un dictionnaire [Satprem nous montra cette liste d᾿une vingtaine de noms, dans laquelle le mien ne figurait pas]. ... C᾿est tout à fait une histoire à la façon de Mère."
Non seulement tout cela est éliminé de la version finale (en tout cas des épreuves que j᾿ai lues), mais Satprem a changé sa notation d᾿origine en ceci : "Et "ma mère" me donnait la liste de ses enfants, sur laquelle mon nom était marqué." Plus aucune allusion au nom hébreu : Mère lui avait montré mon "vrai nom" sur la liste de ses enfants, mais maintenant cela devenait "Satprem" tout simplement ! Étant donné l᾿énormité de ce "remaniement", je donne en annexe n°3 le texte intégral de la vision, tel que Satprem l᾿a noté à l᾿origine dans ses Carnets à la date du 19 février (avec remarque du 4 août)*. [Note de bas de page à laquelle renvoie l᾿astérisque : « *Nous avons plusieurs notes manuscrites de Satprem, dédicaces, etc. mentionnant mon nom hébreu (dont une réfère précisément à sa vision, voir dans l᾿annexe n°2). »] Satprem aurait très bien pu choisir de couper la vision entière s᾿il n᾿acceptait plus ce que Mère lui avait montré, mais pourquoi cette manipulation où il remplace mon nom par le sien ? » (Fin momentanée de la citation.)

Comment se concilie « Il nous les avait racontées en détail à l᾿époque » avec « sans rien savoir » ? Est-ce que ces trois derniers mots concernent l᾿établissement d᾿une « liste d᾿une vingtaine de noms » ?
Est-ce que toutes ces visions ont toujours une bonne valeur ?


Suite immédiate de la citation.
« Je ne donnerai pas ici le détail de la 2e vision, notée sous la date du 6 mars [[85]] ; je dirai seulement que toute la fin, me concernant, a été coupée, ainsi que d᾿autres passages de la conversation au cours de laquelle Satprem raconte sa vision à Sujata – tout cela sans aucun signe de coupure. Là encore, cela revient à créer une vision que Satprem n᾿a jamais eue en réalité. Satprem et Sujata ont tous deux eu au cours des années suivantes plusieurs visions me concernant, certaines importantes, et il est bien entendu qu᾿elles seront censurées de la même façon, sinon "arrangées" – et combien d᾿autres ?

Je ne m᾿étendrai pas ici sur le rôle négatif de Sujata quant à Nicole, pour qui elle avait eu beaucoup d᾿affection par le passé (Nicole le lui rendait bien, ainsi qu᾿un dévouement quasi absolu). Au cours de plusieurs frictions sur des points plus que mineurs, Sujata a préféré écouter les ragots d᾿ouvriers et de serviteurs plutôt que de tirer les choses au clair directement avec moi ou Nicole. Peu à peu, Nicole se retrouvait exclue de la vie matérielle de Land᾿s End, grondée vertement si d᾿aventure elle s᾿en mêlait comme par le passé, et traitée comme une intouchable. Elle était méthodiquement écartée de tout travail en provenance de Satprem et Sujata.


4. Expulsion de Kotagiri

Quelles qu᾿aient été ces divergences, nos sentiments profonds pour Satprem et Sujata restaient les mêmes : pour nous ces petitesses ne changeaient rien à l᾿essentiel, et nous étions sûrs qu᾿elles passeraient, même si elles créaient certainement une distance intérieure en attendant. Ce que nous ne comprenions pas, c᾿est que Satprem et Sujata avaient décidé depuis fin 2001 qu᾿ils n᾿avaient plus besoin de nous, et prenaient une à une toutes leurs dispositions matérielles en conséquence. La distance grandissante ne pouvait sans doute que se terminer par une séparation, en dépit de tout ce qui avait été partagé, reçu et offert pendant si longtemps et si intimement. Mais au nom de tout cela, justement – et c᾿est là notre grand reproche – ils auraient dû nous parler une fois en nous disant franchement ce qu᾿ils ressentaient, et en nous demandant de trouver un autre lieu. Par manque de courage, ils ont préféré se lancer dans une série de mensonges indignes de ce qu᾿ils disent représenter, et bien entendu un mensonge en nécessitait un autre.

Fin novembre 2002, Sujata affirmait à mes parents en visite, en mon absence, que "Michel devra rentrer en France". Mon père ne revenait pas du ton catégorique, qui indiquait bien un retour permanent. Vers la même époque, Satprem, se plaignant de la stagnation du travail de l᾿IRE en France, me disait son souhait que j᾿y aille "faire le travail que tu fais en Inde", me laissant songeur quant à mes capacités de dédoublement. Satprem et Sujata savaient pourtant très bien que j᾿avais décidé de vivre en Inde dès l᾿âge de 21 ans (avant en fait). Je ne pouvais prendre ces remarques au sérieux. » (Fin momentanée de la citation.)


Ce qui est dit dans la phrase qui commence par « Ce que nous ne comprenions pas » n'est peut-être pas exact. De l'ensemble du texte, où il y a notamment les bonnes appréciations jusqu'en juillet 02 (voir l'annexe n° 2), il semble plutôt que, si Satprem et Sujata « prenaient une à une toutes leurs dispositions matérielles », ce fut plutôt pour faire face aux absences de Mi. Da. et Ni. El.

Dire que « le ton catégorique » de Sujata « indiquait bien un retour permanent » peut correspondre à la réalité mais peut aussi n᾿être qu᾿une interprétation erronée.
Mi. Da. ne dit pas la cause ou les causes qui furent invoquées « Fin novembre 2002 » par Sujata pour qu'il aille en France.

En tout cas, il y avait la cause indiquée par Satprem : aller travailler en France à l᾿Institut de recherches évolutives qui stagnait. (Que signifie ce dernier mot ? Est-ce que l'I.R.E. vendait moins de livres, cassettes, CD ? Sinon, quoi d'autre ?)

« c᾿est là notre grand reproche – ils auraient dû nous parler une fois en nous disant franchement ce qu᾿ils ressentaient, et en nous demandant de trouver un autre lieu. » Il semble que Mi. Da. ait raison.

Dire que c᾿est « Par manque de courage » que Satprem et Sujata se comportèrent comme ils le firent est-il exact ? Est-ce qu᾿il y eut une « série de mensonges » ?
Pour le savoir, le texte de Mi. Da. permet d᾿entrevoir une partie de la réponse mais des documents importants manquent.

La suite du récit concernant l᾿expulsion est placée plus loin.


FRAGMENT DE LA SIXIÈME PARTIE DU TEXTE DE MI. DA.

« Les attaques occultes. Satprem décida de jouer la carte occulte avant même que nous quittions Kotagiri : j᾿étais responsable d᾿"attaques" contre lui [...] »

Est-ce que Satprem parla d᾿« attaques » (dont Mi. Da. serait le responsable) ? Les guillemets placés à ce mot indiquent, normalement, qu᾿il y a une citation : la réponse est donc positive.
« quittions Kotagiri » : Ça concerne le départ de Happywood mais est-ce que ce fut aussi avant de quitter Land᾿s End ?
Il aurait fallu que Mi. Da. indique précisément quand Satprem commença à dire cela, en disant le plus précisément possible ce qui fut exprimé, et les causes de l᾿accusation. Celles-ci sont importantes à connaître. Mi. Da. notait tout (ou presque tout ?) ce que lui disaient Satprem et Sujata et il pourrait donc faire cela facilement semble-t-il.

Cette affaire d'attaques est très importante. Elle est vers le centre de l᾿affaire. Elle est sur le fil de l᾿histoire. Elle est au fond de l᾿affaire, à sa base, sous la couche de l᾿activité de Mi. Da. favorable à l᾿hindouïsme, derrière elle.
Pourtant, Mi. Da. ne le comprit pas pendant les évènements. Même lorsqu᾿il rédigea son texte en juillet 03 jusqu᾿à son émission le 7 août, il ne comprit pas et l᾿indiqua plusieurs fois. Il n'avait pas trouvé le fil de l'histoire.
C᾿est pour cela que, lorsqu᾿il narra les évènements, il ne parla pas du fait que « avant même que nous quittions Kotagiri : j᾿étais responsable d᾿"attaques" contre lui ». Il n᾿en parla que dans la sixième partie de son texte, qui n᾿est plus cette narration mais une liste d᾿« accusations » faites par Satprem et Sujata, chacune recevant la réponse de Mi. Da.
Même si celui-ci ne croyait pas que l᾿accusation correspondait à de la réalité, il aurait dû en parler dans son récit lorsqu᾿elle fut émise la première fois et d᾿autres fois.

Selon ce qui se lit dans l᾿Agenda, le psychique de Satprem serait devenu un être psychique complet, puis il y aurait eu la jonction avec l᾿Atman, puis l᾿union avec un être du surmental. (Satprem se serait retrouvé avec la fermeté et le fanatisme de cet esprit séparé, produit de divisions. Par ailleurs, est-ce que ça n᾿empêcherait pas les pensées erronées, les mauvais comportements, les obscurités, etc. ?)
Satprem vivait aussi cette descente supramentale qui le fit arriver en 06 à « Je suis arrivé au bout », à « fixation de la conscience supramentale dans sa conscience physique ». Est-ce que tout ce qui était du plan surmental, notamment quelque chose qui était dans la meilleure partie de l᾿hindouïsme était un obstacle ?
Satprem avait soutenu l᾿hindouïsme et il put finalement se rendre compte qu᾿il s᾿ouvrait ainsi à quelque chose qui était hostile au progrès qui se passait en lui. Est-ce qu᾿il voulut se débarrasser de tout ce qui soutenait l᾿hindouïsme, en lui-même et aussi dans certains de ses proches ?

Par ailleurs, est-ce que Satprem ne comprit pas qu᾿il était normal qu᾿il soit attaqué par des forces hostiles ? Avec l'opposition à la suite de l'évolution, il y a le rôle auto-attribué de favoriser la découverte de quelque chose qui est mauvais dans un individu et qui s'oppose à sa propre évolution... jusqu'à ce qu'il apporte le remède (s'il finit par l'apporter).
Est-ce que Satprem se pensait si pur qu᾿il se pensait être dans l᾿impossibilité d᾿attirer des forces hostiles ?
Est-ce qu᾿il chercha une explication, une cause, hors de lui-même ?
Est-ce que lui-même ou Sujata, ou les deux, la trouvèrent en disant que c᾿était Mi. Da. et Ni. El. qui étaient cette cause ?

Ici, il est considéré possible que Mi. Da. et Ni. El. provoquaient des « attaques » « occultes » sur Satprem, pas consciemment, pas par une volonté consciente de provoquer des attaques, mais à cause de ce qu᾿ils étaient. Ils étaient des soutiens de l᾿hindouïsme, etc., c᾿est-à-dire des soutiens de quelque chose du passé qui s᾿oppose à l᾿arrivée du nouveau qui cherchait à se manifester, notamment en Satprem. Il y avait peut-être d᾿autres aspects d᾿opposition.
Cela dit, Satprem pouvait être attaqué ainsi indépendamment de Mi. Da. et Ni. El. C᾿est peut-être ce qui exista encore après l᾿expulsion de ceux-ci. Est-ce que les manuscrits des Carnets contiennent des indications ? Si oui, est-ce que les Carnets publiés les contiendront ?

Par ailleurs, il est certain que Satprem fut, pendant longtemps, pas hostile à Mi. Da. et Ni. El., et qu᾿il ne considérait ni l'un ni l'autre comme « responsable » des attaques.
Mais n᾿importe qui peut changer d᾿opinion après avoir reçu des informations nouvelles, vraies ou fausses. Ainsi, lorsque Satprem pensa avoir découvert ce qu᾿était « la source », il put se tromper et trouver ensuite la bonne. Ou il put avoir trouvé la bonne et trouver ensuite de quoi la préciser ou trouver une autre source, différente de la première ou plus profonde. Dans de l᾿inconscience qui existe, de la conscience se développe.


LETTRE DE SUJATA EXPÉDIÉE LE 10 MARS 03 AUX PARENTS DE MI. DA.

Voici le premier acte notoire qui mena à l᾿expulsion de Mi. Da. et Ni. El. de Kotagiri, faite par Satprem et Sujata, et à ses suites.
La lettre est écrite en français par Sujata dont cette langue n᾿est pas sa première : il y a des défauts d᾿expression mais peu importe. Une faute est cependant corrigée en l᾿indiquant.
Le prénom des deux destinataires, la dernière ligne et la signature sont écrites à la main par Sujata. Le reste est écrit à la machine. Ci-après, chacun des deux prénoms est remplacé par une lettre suivie par un point.

« 10 mars 2003
M., J.,
C᾿est Sujata ici. Vous êtes surpris ? Lisez cette lettre et vous ne le serez plus.
Il s᾿agit de Michel. Depuis un certain temps je le trouvai[[s]] fatigué. Mais dès son retour de Calcutta, j᾿ai la sensation d᾿un homme surmené (en anglais je dirais "jaded", c᾿est le mot qui m᾿est venu). Il aurait un grand besoin d᾿une vraie vacance, autrement il risque de tomber malade. Je trouve que la prévention est toujours mieux que la guérison, n᾿êtes-vous pas d᾿accord avec moi ?
Bien sûr que Michel niera son état. Mais j᾿ai l᾿intention de le persuader. Il faut, bien sûr, votre appui. D᾿ailleurs, il me semble que ce serait bien si ce congé ait lieu en Occident (pas à Paris). Avec un minimum de trois mois. Bien sûr, la vacance peut s᾿allonger si besoin est.
Mon idée est qu᾿il parte de l᾿Inde vers mi-avril pour revenir mi-juillet. Qu᾿en dites-vous ?
J᾿enverrai une copie de cette lettre à Mme Françoise Joos de l᾿Institut. Mais tout d᾿abord je vais montrer à Michel lui-même. Son état me peine.
En ce qui concerne Nicole, c᾿est elle qui décidera si elle accompagne Michel ou non. J᾿ai grand espoir qu᾿elle optera aller avec Michel.
avec notre affection à vous deux.
Sujata »

Si Mi. Da. était vraiment très fatigué, « surmené », comment expliquer que, selon Sujata, il ne s᾿en soit pas aperçu ! Et qu᾿est-ce qui fait dire à celle-ci que, lorsqu᾿elle le lui dira, il « niera son état » !? Et pourquoi écrire aux parents comme si Mi. Da. était un mineur d᾿âge !? Et en quoi pourraient-ils agir pour aider Sujata à « persuader » Mi. Da. qu᾿il était fatigué !?

Est-ce que c᾿est plutôt parce que Sujata veut qu᾿ils l᾿aident à convaincre Mi. Da. que c᾿est « en Occident (pas à Paris) » qu᾿il doit aller pour son « congé » !?

En tout cas, Sujata exprime que rien n᾿avait été dit à ce sujet à Mi. Da. avant la rédaction de cette lettre. Pourtant, lorsque l᾿on voit un proche fatigué et que l᾿on pense qu᾿il a besoin de repos, on le lui dit, simplement, directement. Pourquoi n᾿avoir rien dit !? Il apparaît que, au moins depuis le « retour de Calcutta », et avec en plus la rédaction de la lettre aux parents et l᾿« appui » qui en était attendu, Satprem et Sujata complotaient quelque chose, mijotaient quelque chose. Ils voulurent entraîner les parents de Mi. Da. dans leur complot.

Par ailleurs, puisque la décision du voyage n᾿était pas encore prise par Mi. Da., pourquoi envoyer la lettre du 10 mars à « Mme Françoise Joos » !?
Et il est dit que c᾿est pour avoir « une vraie vacance » qu᾿il y a l᾿idée de faire aller Mi. Da. en France. Comment concilier avec l᾿idée (exprimée par Satprem fin novembre 02) d᾿aller en ce pays pour travailler à l᾿Institut de recherches évolutives qui stagnait !?

Dans cette lettre, c᾿est de la sinuosité mentale qui apparaît, de la malhonnêteté.


SUITE DE LA PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA.

Suite immédiate de la citation.
« Puis le 13 mars 2003, en présence de notre ami Cyril en visite, Sujata est venue apporter une lettre (du 10 mars) qu᾿elle avait écrite à mes parents : elle me trouvait "surmené", en "risque de tomber malade". Il me fallait donc des vacances en Occident d᾿un "minimum de trois mois", à allonger si besoin était (les dates étaient fixées : je devais "partir de l᾿Inde" à la mi-avril), et bien sûr mes parents devaient donner leur appui pour me convaincre ; copie était envoyée à "Madame Françoise Joos de l᾿Institut", et Sujata avait déjà discuté de tout cela avec Patrice la veille (y compris de quel ouvrier s᾿occuperait de Happywood en notre absence !). Avec Cyril, cela faisait déjà une considérable prise à témoin pour un simple problème de surmenage !
Il était bien évident que les "trois mois renouvelables" n᾿étaient qu᾿un prétexte pour empêcher tout retour à Kotagiri. Quant au "surmenage", il s᾿agissait en réalité d᾿une simple fatigue après un gros effort pour organiser un séminaire sur le nationalisme indien à Calcutta fin février. J᾿ai demandé à Sujata en quoi un bref repos en Inde ne suffirait pas : pourquoi l᾿Occident ? Elle a alors expliqué le besoin de remettre l᾿IRE en vie – s᾿agissait-il donc de vacances ou d᾿un travail soutenu ? J᾿ai expliqué mon choix conscient de vivre en Inde et comment, bien que j᾿aie beaucoup travaillé pour l᾿IRE, c᾿était à nos amis, sur place, de se pencher sur le problème et de trouver les solutions (cela faisait d᾿ailleurs des mois que nous les encouragions par le biais de centaines d᾿emails). J᾿ai également rappelé à Sujata plusieurs visions que j᾿avais eues de l᾿Inde et du travail qu᾿il m᾿était donné d᾿y faire, visions que Satprem avait abondamment commentées. Mais Sujata insistait fortement – il devenait clair qu᾿il ne s᾿agissait nullement d᾿une "suggestion" de sa part, mais d᾿un ordre catégorique de Satprem. J᾿ai refusé, avec une force égale, estimant que Satprem et Sujata n᾿avaient pas le droit de m᾿imposer pareille décision ni d᾿intervenir de cette façon dans ma vie. Malgré mon refus, Sujata a tenu à envoyer sa lettre à mes parents, sachant pertinemment que ce mensonge quant à ma santé allait les inquiéter pour rien. (Et quelle ironie dans ce souci de ma santé, si l᾿on songe aux brutalités qui allaient suivre.) » (Fin momentanée de la citation.)

(Est bizarre la situation où, pendant plusieurs « mois », il y a  : « nous les encouragions par le biais de centaines d᾿emails ». Par ailleurs, « encouragions » à quoi faire !? Est-ce que c'était à vendre davantage d'objets ?)
Il semble que Satprem et Sujata avaient décidé de se débarrasser de Mi Da. (et de Ni. El.) et qu᾿ils attendaient un ou plusieurs prétextes. Le premier fut la fatigue, qui fut peut-être annoncée plus importante que ce qu᾿elle était, et qui n᾿impliquait pas d᾿aller en France. Le deuxième fut de « remettre l᾿IRE en vie », ce qui pouvait impliquer d᾿aller en France. Mi. Da. a raison de demander : « s᾿agissait-il donc de vacances ou d᾿un travail soutenu ? ». On peut cependant penser que Satprem et Sujata purent concevoir que « vacance » et travail à l᾿I.R.E. étaient conciliables. Ils purent penser que Mi. Da. en France n᾿aurait pu rester inactif mais qu᾿il aurait eu besoin d᾿activité, et que cette dernière aurait pu être le travail dans l᾿Institut de recherches évolutives. (C᾿est peut-être à cela que correspond ce que Mi. Da. écrit, cité plus haut : « Fin novembre 2002, Sujata affirmait à mes parents en visite, en mon absence, que "Michel devra rentrer en France". [[...]] Vers la même époque, Satprem, se plaignant de la stagnation du travail de l᾿IRE en France, [[...]] ». C᾿est peut-être aussi à cela que correspond, dans la lettre du 10 mars de Sujata, la phrase suivante : « J᾿enverrai une copie de cette lettre à Mme Françoise Joos de l᾿Institut ».)
Mi. Da. a des visions et il leur fait toute confiance. Ce sont elles qui le guident dans sa vie. Il ne fait pas, ou pas toujours, ce que dirent Sri Aurobindo et la Mère : chercher à suivre le guide intérieur, qui est le psychique. Il n᾿y a pas forcément de contradiction mais il peut y en avoir, il peut finir par y en avoir. Puisque Satprem et Sujata avaient aussi des visions (et que ce fut peut-être en se fiant à certaines qu᾿il y eut leur rejet de Mi. Da. et Ni. El.), voici un extrait du tome 4 des Lettres sur le Yoga de Sri Aurobindo, édition de 87 par Sri Aurobindo Ashram Trust, p. 267. « [[...]] pouvoir intérieur de vision [[...]]. Ce pouvoir est précieux et salutaire dans la sâdhanâ et ne doit pas être écarté. Mais il faut regarder et observer sans attachement, en maintenant toujours au premier plan le but principal : la réalisation du Moi intérieur et du Divin ; ces visions devraient seulement être considérées comme des choses qui accompagnent la croissance de la conscience et y contribuent, non comme des objets en eux-mêmes qu᾿il faut rechercher pour ce qu᾿ils sont. Il doit y avoir aussi un mental discriminateur qui met chaque chose à sa place et est capable de marquer une pause pour en comprendre la portée et la nature. Chez certains, l᾿ardeur à poursuivre ces expériences subsidiaires devient telle qu᾿ils commencent à perdre tout sens de la véritable distinction et de la véritable délimitation entre les différents domaines de la réalité. Tout ce qui arrive dans ces expériences ne doit pas être considéré comme vrai : il faut exercer son discernement, voir ce qui est formation mentale ou construction subjective et ce qui est vrai, distinguer entre ce qui n᾿est que suggestion venant des plans du mental et du vital élargis ou n᾿a de réalité que là, et ce qui a valeur d᾿aide ou de conseil dans la sâdhanâ intérieure ou la vie extérieure. »
Question : est-ce qu᾿il y eut un moment où il y eut une contradiction chez Mi. Da. entre ce qu᾿il vit en vision et ce qu᾿indiquait son psychique, et où il suivit la vision ? Par exemple, est-ce qu᾿un tel moment pourrait être celui où il s᾿engagea dans l᾿hindouïsme ou au moins lorsqu᾿il décida de créer l᾿I.F.I.H. !?
Dans tous les cas, il est certain que Satprem et Sujata ne pouvaient pas, de manière légitime, exiger que Mi. Da. aille en tel ou tel endroit. Par contre, il semble qu᾿ils pouvaient exiger que celui-ci parte des lieux habités par eux. C᾿est peut-être cette volonté d᾿un tel départ qu᾿ils auraient dû exprimer dès le début clairement, plutôt que chercher des prétextes en prétendant agir dans l᾿intérêt de Mi. Da.
Celui-ci écrit que « le 13 mars 2003, en présence de notre ami Cyril en visite, Sujata est venue apporter une lettre (du 10 mars) qu᾿elle avait écrite à mes parents ». Puis il écrit que « Malgré mon refus, Sujata a tenu à envoyer sa lettre à mes parents ». Donc, il semble qu᾿il faille comprendre que, malgré la date de la lettre du 10 mars, celle-ci ne fut pas expédiée ce jour (ou le 11) mais après l᾿entretien du 13 mars entre Sujata et Mi. Da.


Suite immédiate de la citation.
« La situation a rapidement dégénéré. Quelques échanges de lettres ont suivi, avec Sujata mais aussi Françoise et Patrice. Sujata évitait de répondre à mes questions centrales et introduisait sans cesse des points de détail sans rapport (et envoyant maintenant copie à Kireet – le cercle des témoins s᾿élargissait) : pourquoi n᾿irais-je pas au Canada si je ne voulais pas aller en France ? Comment n᾿avais-je pas compris sa "taquinerie" (banter), preuve de mon état de tension ? J᾿avais dit que j᾿avais reçu des indications de Mère sur les grandes décisions de ma vie, ne comprenais-je pas que Mère pouvait me parler à travers elle ? Etc. Et puis le commencement d᾿une liste de reproches qui n᾿a cessé de s᾿allonger depuis : notre travail de vingt ans n᾿avait finalement pas été "fidèle", car nous ne nous étions pas bien occupés des ouvriers de Land᾿s End – heureusement, Maryse et Pramod y avaient enfin remédié ; drôle de lorgnette qui ne voit que le 1% mal fait, plutôt que les 99% sans lesquels Satprem et Sujata n᾿auraient tout simplement pas pu séjourner à Kotagiri. Enfin, il y avait un "regard espion" à Land᾿s End, maison qui poussera un soupir de soulagement lorsqu᾿elle en sera délivrée ("Land᾿s End will heave a sigh of relief to be free of those spying eyes"). L᾿"espion" non nommé, aux yeux de Satprem et Sujata, c᾿était Nicole. » (Fin momentanée de la citation.)

« des points de détail sans rapport ». C'est Mi. Da. qui dit ça mais est-ce qu'il était vrai qu'il n'y avait pas de rapport, de relation !? Il est probable qu'il y en avait parfois.
À quel fait correspond le mot « taquinerie » ?
Les visions de Mi. Da. sont appelées « indications de Mère ». Est-ce que ce sont des mots de celui-ci ou de Sujata ?
Mi. Da. dit que Sujata disait que « Mère pouvait » « parler » à Mi. Da. « à travers elle » et, ici, il est cru. Satprem émettait aussi cette idée. L᾿élément important semble-t-il est de se prétendre intermédiaire pour tenter d᾿imposer sa volonté personnelle à des individus, même lorsqu᾿elle est contraire à la perception psychique qu᾿ont ceux-ci. Les individus sont alors poussés dans la trahison de leur psychique, et ceux qui se soumettent se retrouvent en trahison. Ils le sont de plus en plus s᾿ils continuent à chuter ainsi, mais ils peuvent finir par se réveiller, c᾿est-à-dire par se remettre en accord avec leur psychique (relativement à la situation de chacun). Mi. Da. agit correctement lorsqu᾿il refusa d᾿aller où Sujata et Satprem voulaient qu᾿il aille alors qu᾿il ne le voulait pas. Satprem et Sujata eurent tort de vouloir faire aller Mi. Da. là où il ne voulait pas aller.
Si le reproche concernant du travail mal fait exista vraiment, il serait un troisième prétexte pour faire partir Mi. Da. Il impliquerait un départ définitif, c᾿est-à-dire sans retour, car on ne reprendrait pas quelqu᾿un auquel on reproche de mal travailler.
Est-ce que le reproche concerna vraiment les « ouvriers » !? Car il est écrit « notre travail de vingt ans n᾿avait finalement pas été "fidèle" » et ce dernier mot se rapporte peut-être à autre chose, par exemple à des idées.
« regard espion ». Est-ce que le premier prononcé de cela avait été accompagné par des mots d'explication ?
« c᾿était Nicole ». À l᾿époque, Mi. Da. ne le savait pas encore.
Connaître la date au moins approximative du début de l᾿annonce de chacun de ses reproches serait intéressant. Ce qui serait intéressant à connaître, ce sont toutes les lettres : « Quelques échanges de lettres ont suivi, avec Sujata mais aussi Françoise et Patrice ».


DOSSIER DIFFUSÉ PAR SATPREM ET SUJATA CONTRE MI. DA. (ET PEUT-ÊTRE CONTRE NI. EL.)

L᾿existence d'un dossier diffusé par Satprem et Sujata est indiquée par Mi. Da. juste après : « Bien que seuls quelques extraits "choisis" ont été par la suite mis en circulation ». Il y a aussi ce qui est dans un courriel du 8 mai 03 : « Je rejette la version des événements telle qu᾿elle a été sélectivement présentée ». Il y a aussi ce qui est dans l᾿introduction du 7 août 03 : « Bien que jugés et condamnés sur la place publique in absentia sur la base de quelques extraits tronqués de mes lettres ».
in absentia » : en l᾿absence, de Mi. Da.)
La diffusion de ce dossier marque la fin d᾿une étape et il faudrait le connaître pour apprécier ce qui était reproché par Satprem et Sujata à ce moment, c᾿est-à-dire avant qu᾿ils avancent d᾿autres arguments. Qui va envoyer une copie scannée de ce dossier au site Ohoettilto ? Merci. Pareil pour les autres documents de cette période.
Qui furent les destinataires du dossier ? Comment fut-il communiqué ou mis à disposition ?


SUITE DE LA PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA.

Suite immédiate de la citation.
« Bien que seuls quelques extraits "choisis" ont été par la suite mis en circulation (par exemple, pas un mot de ma longue lettre à Sujata du 20 mars), inclure ici tous ces échanges, dépassés par les événements de toute façon, ne ferait que doubler la longueur de cette mise au point. Je citerai seulement ces passages de la fin de ma lettre du 20 mars :

... Je voudrais simplement pouvoir poursuivre mon travail tranquillement, qu᾿il soit futile ou non, utile ou non. C᾿est le travail que j᾿aime faire, simplement ; je pense qu᾿il ne fait de mal à personne, en tout cas. ... D᾿ici là, laissons si vous voulez bien l᾿énorme "problème Michel" retomber et son pauvre intellect "muddied" [bourbeux] se clarifier, laissons le temps faire son œuvre. J᾿ai très certainement mes limites et obstructions et impossibilités, comme tous les humains ordinaires (je n᾿ai jamais prétendu être rien d᾿autre, du reste), et je ferai de mon mieux jusqu᾿au bout, sans nuire à quiconque. ... Tout est bien, je suis heureux d᾿avoir servi, même mal. ...
Dans le fond de mon cœur, rien n᾿a changé, je crois que Mère le sait bien. Il contient peut- être même plus d᾿amour que vous ne le savez. ...
PPS (21 mars) : En relisant tout cela ce matin, il me semble clair qui est le "spy" [espion], même si j᾿ignore ce qu᾿il y a à espionnner de si important à Land᾿s End. C᾿est si absurde. En tout cas il est de notre devoir d᾿aider à ce que Land᾿s End puisse avoir ce "relief" [soulagement].
Sujata, je vous propose simplement que nous réorganisions les choses de sorte que Nicole et moi puissions travailler à Happywood, sans plus venir à Land᾿s End. Je pense qu᾿au fond c᾿est cela que vous souhaitez, et vous donnera le soulagement voulu. Cela peut se faire simplement, il ne s᾿agit que de quelques aspects matériels à mettre au point. On pourrait s᾿en occuper dès notre retour de Delhi le 2 avril après-midi.

(Car nous partions le 26 mars à Madras et Delhi pour des conférences.) » (Fin momentanée de la citation.)

« doubler la longueur de cette mise au point », ou même la tripler, etc., en publiant les lettres importantes complètes valait mieux que produire un texte où les documents non publiés, ou publiés incomplets, ou résumés (peut-être mal) empêchent de mieux comprendre.

Satprem et Sujata voulaient que Mi. Da. parte, définitivement, de Land᾿s End et de Happywood, mais ils n᾿exprimaient pas cette volonté, clairement, et avaient commencé par avancer des prétextes, le premier (le repos après la fatigue présentée plus grande que ce qu'elle était) étant en plus dans le seul intérêt de Mi. Da. lui-même. Celui-ci les repousse et ne comprend pas la volonté de base. Il annonce vouloir « poursuivre » son « travail tranquillement » avec le sous-entendu suivant : en restant habiter à Happywood. Ça ne pouvait pas convenir à Satprem et Sujata puisque c᾿était ça qui était « l᾿énorme "problème Michel" » ou qui était dans sa base.
Par ailleurs, Mi. Da. répète l᾿idée que son travail « ne fait de mal à personne », qu᾿il est « sans nuire à quiconque ». Or, promouvoir une conception particulière porte atteinte, nuit, aux individus qui ont une conception opposée (sauf s᾿ils finissent par accepter l᾿autre conception ou une autre qui ne lui est pas incompatible). Est-ce que ces affirmations de Mi. Da. visent précisément Satprem et Sujata mais qu᾿il préfère, à tort, rester dans l᾿imprécision, le flou, le manque de clarté ?
« je crois que Mère le sait bien » : affirmation qui ne correspond à rien.
« j᾿ignore ce qu᾿il y a à espionnner de si important à Land᾿s End ». Mi. Da. pense que Ni. El. est accusée d'espionner la vie de Satprem et Sujata dans Land's End. Mais ledit « regard espion » pouvait concerner autre chose. Un changement se faisait en Satprem et l᾿on peut imaginer que des êtres hostiles voulaient voir ce qui se passait (au cas où certains êtres de ce genre n᾿auraient pas été déjà informés alors qu᾿il est sûr que certains l᾿étaient puisqu᾿ils s᾿opposaient au changement, tentaient de l᾿empêcher d᾿exister). En ce cas, ces êtres qui voulaient voir ne pouvaient peut-être pas s'approcher de Satprem dans son sommeil pour le savoir. Mais ils pouvaient peut-être s'approcher de Ni. El. dans son sommeil pour apprendre ce qu'elle-même savait. Savoir si ça peut correspondre au « regard espion » indiqué par Sujata est un autre problème.
« il est de notre devoir d᾿aider à ce que Land᾿s End puisse avoir ce "relief" [soulagement]. » Est-ce que Mi. Da. admet que Ni. El. doive partir de Land᾿s End et de Happywood, et lui-même avec ? Non ! puisque, aussitôt après, il écrit « je vous propose simplement » etc. Mi. Da. pense qu'il suffise que lui-même et Ni. El. n'aillent plus à Land's End pour que ça plaise à S. et S. Il ne veut pas partir d᾿Happywood, et pareil pour Ni. El. Il ne comprend pas que Satprem et Sujata veulent qu᾿il parte aussi de là. Ils ne le lui avaient pas dit, ou pas de manière à être compris.


Suite immédiate de la citation.
« Mais le 24 mars Pramod m᾿apprenait que Satprem et Sujata avaient décidé de nous interdire l᾿accès de Land᾿s End sur le champ. Je rendis toutes nos clefs de Land᾿s End immédiatement, ce qui n᾿empêcha pas Satprem de faire changer la serrure et de poster une sentinelle (Patrick) toute cette journée au portail de Land᾿s End – nous étions devenus des voleurs ou des criminels. Je n᾿essaierai pas de décrire nos sentiments.
De plus, ce même matin, Sujata avait fait lire à Pramod une longue lettre qui m᾿était adressée (que je n᾿ai reçue qu᾿une dizaine de jours plus tard), où entre autres arguments spécieux, elle me demandait ce que je faisais dans l᾿IRE alors que j᾿avais "renié" la France, le "pays de Mère". Je reviendrai plus loin sur ce point qui a été très utilisé auprès de nos amis français, mais il était clair que Satprem souhaitait se débarrasser de moi là aussi ; je ne le fis pas attendre, envoyant sur le champ ma démission à Françoise, pour des "raisons personnelles" – euphémisme, car "coercition" aurait été plus juste.
Le 24 mars encore, Patrice et Pramod déménageaient toutes nos machines de Land᾿s End à Happywood.

Le 25, Satprem m᾿envoyait une petite note, comme une lueur d᾿espoir dans ce cauchemar : Cette coupure entre nous ou ce Mur me semble aussi insensée que le fantôme américain avec leur Saddam. ... [À ton retour de Delhi] ne pourrions-nous avoir une rencontre un peu sensée pour mettre au clair cette situation ? Ne restes-tu pas mon frère malgré tout et malgré toi-même ?
Je répondis sur le champ (passant sur le "malgré tout et malgré toi-même") : "Oui, je reste votre frère. Je ne sens pas autrement. ... Je suis prêt à vous rencontrer quand vous voulez, et mon cœur sera ouvert. Vous direz."
Mais il n᾿a rien dit : Satprem et Sujata ont dû décider que nous ne méritions pas cette "mise au clair", et qu᾿il était parfaitement normal de mettre dehors des compagnons de 21 ans sans même une rencontre à cœur ouvert ou une parole d᾿adieu. » (Fin momentanée de la citation.)

« nous étions devenus des voleurs ou des criminels » : non, ils étaient seulement comme des individus dont on ne voulait plus de la présence, des indésirables. Ils furent donc d᾿abord interdits d᾿aller à Land᾿s End.
« Je n᾿essaierai pas de décrire nos sentiments. » Ces derniers étaient pires que ce qui aurait existé si Mi. Da. et Ni. El. avaient mieux compris la situation.
« une longue lettre qui m᾿était adressée ». La publier serait intéressant puisqu'elle est censée donner des explications. C'est Mi. Da. qui déclare les arguments « spécieux » mais, puisqu'il ne comprend pas tout ce qui se passe, son jugement ne pouvait pas être complètement bon.
« pour des "raisons personnelles" – euphémisme, car "coercition" aurait été plus juste ». Mi. Da. décida de ne pas exprimer la cause véritable telle que comprise par lui, que ça corresponde ou non à la réalité.
« mon frère » : fait partie du langage de la sentimentalité dont s᾿entourait Satprem et dans laquelle se mettaient les individus qui voulaient y être, même lorsqu᾿ils vivaient loin de lui et n᾿avaient aucun contact, ne serait-ce qu᾿épistolaire, avec lui.
« mon cœur sera ouvert » : pareil. Il semble y avoir une confusion entre ce qui relève du centre émotif ou vital supérieur, et du psychique.
« ce que je faisais dans l᾿IRE alors que j᾿avais "renié" la France, le "pays de Mère" ». Même si « l᾿IRE » était seulement en France et impliquait la présence de Français seulement dans son personnel, le reproche de Sujata était inadapté. Dans les Entretiens de 29, p. 108 et 109, il est écrit ceci : « si vous voulez être sûr de votre pays vous devez le choisir ; [...] choisissez librement. Alors, vous pourrez dire avec vérité : Voici [...] mon pays, [...]. » Lorsque l᾿on parle ainsi, ça ne concerne pas seulement le pays où l᾿on vit mais l᾿appartenance à la nation particulière à tel pays. Il n᾿est donc pas parlé seulement de quelqu᾿un qui a telle nationalité et qui va vivre dans un pays auquel celle-ci ne correspond pas. Il est parlé de quelqu᾿un qui va vivre dans un autre pays dont il acquiert la nationalité (parce que la nation d᾿accueil autorise cela alors qu᾿elle pourrait refuser). Mi. Da. alla vivre dans un pays autre que celui de la nation dans laquelle il naquit, Satprem aussi, la Mère aussi. Cela ne fait pas un reniement. Est-ce que Mi. Da. changea de nationalité ? Si oui, est-ce qu᾿il renonça à la française (alors que, en France, on admet l᾿aberration qui consiste en la possiblité juridique d᾿être membre de plusieurs nations) ? Conclusion : lorsque l᾿on accuse de reniement, il faut dire précisément ce qui fait dire cela. Est-ce que la position de Mi. Da. par rapport à son pays d᾿origine peut être légitimement appelée reniement ? Il ne semble pas d᾿après les informations contenues dans les documents publiés par Mi. Da. Mais qu᾿est-ce qu᾿il y a dans d᾿autres !? Par exemple, plus loin dans le texte de Mi. Da., il y a ceci : « Satprem, se servant d᾿un passage d᾿un de mes emails à propos de la France ». À quoi ça correspond ? (Par ailleurs, dans les Entretiens de 50-51, p. 329, ce que dit la Mère est objectivement différent, peut-être par manque de complément. Il est écrit ceci. « [...] vous pouvez très bien choisir de vivre dans ce pays, qui n᾿est pas nécessairement celui où vous êtes né ; et puisque vous choisissez ce pays pour y vivre, vous pouvez dire : Ce pays est mon pays. » On peut naître dans un pays qui n᾿est pas celui de sa nation, par exemple au cours d᾿un voyage de sa mère à l᾿étranger ou parce que au moins un parent fait partie du personnel d᾿une ambassade. La Mère veut parler du pays particulier de la nation dont on est membre. Par ailleurs, et ça concerne l᾿enjeu de cette citation, le seul fait de choisir un autre pays pour y vivre n᾿implique pas que l᾿on devienne membre de sa nation. Celle-ci peut décider de ne pas admettre l᾿entrée en elle de tel ou tel individu ou de tous. Elle peut aussi décider que de telles entrées sont possible (avec des conditions) mais que l'individu ne veuille pas y entrer. Si un étranger qui vit dans un pays autre que celui particulier à sa nation dit « Ce pays est mon pays », ça ne signifie donc pas que ce soit vrai au point de vue juridique.) Par ailleurs et incidemment, la personne qui quitte la nation dans laquelle elle était pour aller dans une autre où elle est acceptée, n᾿a plus à intervenir dans la vie publique de l᾿ancienne lorsque la situation est sainement comprise.


Suite immédiate de la citation.
« Nous espérions pouvoir continuer notre travail depuis Happywood (on nous avait même laissé y commencer des réfections pour un bureau), bien que quelques jours après notre retour de Delhi, Patrice nous annonçait sa décision de couper tout contact physique. (Je ne m᾿étendrai pas ici sur le cas Patrice et comment, après notre départ, nous avons été les récipients de sa haine, nous qui n᾿avions jamais eu qu᾿amour fraternel pour lui ; quelques extraits de ses lettres sur la situation pratique parleront d᾿eux-mêmes et montreront comment il s᾿est progressivement retrouvé pris au piège de sa propre trame de mensonges.)

Enfin, le 19 avril nous recevions de Kireet, alors en voyage à l᾿étranger, un email où il disait sa douleur à recevoir une lettre de Satprem qui lui faisait comprendre que "notre départ de Happywood était inévitable". Aucune autre raison n᾿était donnée, [[...]]. Une expulsion par email et par personne interposée, donc.

Dans cette situation, [[...]] qui était simplement irrémédiable, bien qu᾿effondrés, nous avons décidé de quitter sans faire d᾿histoires ces lieux où nous avions vécu tant de choses, investi tant d᾿efforts, et travaillé sans penser à nous-mêmes. Le jeune Pramod, rejetant les manœuvres de Sujata, décida de nous accompagner ; ci-joint son propre témoignage (annexe n°4).

Kireet, dans son email, nous demandait donc de "trouver dès que possible et sans délai un endroit quelque part en Inde (j᾿ai pensé à Shimla) où vous pourrez travailler à la mission que vous avez entreprise pour l᾿Inde, une mission à laquelle je suis intimement lié".
Je lui répondis ceci : "... Je sais que nous ne manquerons pas beaucoup ici, sauf aux arbres peut-être, et à quelques bons amis. ... J᾿ai commencé à consulter quelques amis [quant à notre prochain lieu] et nous verrons si quelque ouverture a lieu. C᾿est très gentil de votre part de proposer Shimla [une ville tout au nord de l᾿Inde, dans les contreforts des Him[[a]]layas, où se trouve un Indian Institute of Advanced Study] mais comme vous le savez, ces endroits sont à la merci du climat politico-universitaire du moment, et je doute que nous puissions y bâtir quoi que ce soit d᾿un peu stable ; je sens que notre place est plutôt quelque part dans le Sud."

Patrice acquiesça dans son mail du 23 avril : "On comprend ce que tu dis pour Shimla." (Je reviendrai plus loin sur cette question de Shimla – ou plutôt Satprem y reviendra....)

Le 21 avril, Patrice écrivait : On voulait que tu saches que sur le plan pratique, une somme importante est à votre disposition pour vous aider à prendre toutes les mesures nécessaires à votre déménagement. Aussi bien pour tous les billets d᾿avion que pour les frais de cargo (transport de tout ce que vous voudriez emporter avec vous immédiatement) que pour les frais de transport par lorry de tout ce qui est encombrant. Pour tous les frais d᾿hôtel nécessaires jusqu᾿à ce que vous ayez trouvé un nouveau lieu à louer. Ainsi que pour tous les frais d᾿aménagement. Satprem insiste sur l᾿extrême urgence de la situation et compte sur ta coopération.

Le 22, je répondais à Patrice : Merci de dire à Satprem qu᾿il peut certainement compter sur mon entière coopération, comme toujours. Nous ferons de notre mieux pour quitter Happywood dès que possible, sans un jour de plus que nécessaire, c᾿est bien clair. ... Nous allons sûrement trouver un premier pied-à-terre temporaire dans le Sud, car c᾿est la seule solution rapide. De là nous remettrons le travail en route sans attendre et nous mettrons en recherche d᾿un lieu plus "définitif", mais là c᾿est l᾿inconnu pour le moment. Avant d᾿en venir aux points pratiques je voudrais exprimer le vœu que ce départ se passe avec un minimum d᾿harmonie et de confiance. De grâce, pas de pressions inutiles ni de factionnaires. ... J᾿aimerais un peu de dignité, voilà. Coopération, sûrement, mais "co".

Dans sa réponse du 23, Patrice m᾿assurait que "c᾿est le souhait de Satprem et de Sujata (et le nôtre, Patrice et Rose) que cet épisode douloureux se passe autant que possible dans l᾿harmonie et dans la confiance, oui. ... Et qu᾿on partage tout à fait ton besoin de dignité." Comme nous aurions aimé que cela puisse être simplement vrai ! Le soir même, Patrice envoyait un 2e email m'informant d'une réunion la veille à l'IRE où Satprem, se servant d'un passage d'un de mes emails à propos de la France, demandait que je sois "rayé complètement de nos membres et de nos listes", se gardant bien de préciser que j᾿avais démissionné un mois plus tôt ! Satprem demandait également que cela soit transmis à tous les Instituts étrangers. Quelle dignité en effet, quelle harmonie... » (Fin momentanée de la citation.)

Le « retour de Delhi » exista le 2 avril, comme indiqué avant dans « dès notre retour de Delhi le 2 avril après-midi ». Dès ce moment « Patrice nous annonçait sa décision de couper tout contact physique ». Cette décision, venant de Satprem, ne fut pas exprimée par celui-ci mais par un intermédiaire (Pa.). Ça fait partie de sa manière d᾿agir. La décision était plus ancienne mais Mi. Da. ne l᾿avait pas comprise, car elle ne lui avait pas été dite (ou au moins pas dite clairement), et qu᾿il y avait des éléments concernant un retour après des vacances. Pourquoi Mi. Da. ne comprit-il pas que la volonté de Satprem était qu᾿il parte de Happywood (puisque c᾿est ça qui semble avoir existé) ?

Puisqu᾿il restait en ce lieu, Satprem décida de lui exprimer à nouveau sa volonté. Une fois de plus, il décida de ne pas intervenir directement mais par un intermédiaire (Kireet Joshi).
Selon Mi. Da., la volonté de Satprem ne fut pas clairement exprimée à Joshi puisqu᾿il est écrit : « une lettre de Satprem » « qui lui faisait comprendre ». Est-ce que ça correspond à la réalité ?
Selon Mi. Da., ce fut donc Joshi qui, le 19 avril, exprima enfin clairement la volonté de Satprem : celle-ci était que Mi. Da. et Ni. El. partent de Happywood.

Rester en Inde était envisagé. Habiter à Shimla fut proposé. Le lieu était loin de Kotagiri et ça pouvait être compris comme étant un hasard, c᾿est-à-dire que c᾿était seulement fortuitement que le lieu possible immédiatement était loin. C᾿était le cas puisque c᾿est Joshi qui fit la proposition, pas Satprem.
Ce qu᾿indiqua Joshi concerne l᾿activité de Mi. Da. en faveur de l᾿Inde antique, l᾿hindouïsme. Joshi approuve cela, pousse Mi. Da. dedans, se dit lui-même impliqué.

Mi. Da. écrit que « "notre départ de Happywood était inévitable". Aucune autre raison n᾿était donnée ». D᾿après ce qui est écrit, le mot « autre » n᾿aurait pas dû être employé car aucune raison n᾿est indiquée avant.

Le paragraphe qui commence par « Patrice acquiesça dans son mail du 23 avril » concerne donc cette date alors que les deux paragraphes suivants concernent le 21 et le 22 avril.

« une réunion la veille à l᾿IRE, où Satprem » Où, comment, se fit cette réunion ?
« un passage d᾿un de mes emails à propos de la France ». Quel est le contenu de ce texte ?
Mi. Da. dit avoir démissionné un mois plus tôt et ça concernait seulement l'I.R.E. Est-ce que Satprem, en disant « nos membres » et « nos listes », parle aussi des deux autres organismes ? Il aurait pu exprimer cela dans l'I.R.E. à cause des chevauchements entre tous ces organismes.


Suite immédiate de la citation.
« Finalement, nous sommes partis le 2 mai, trouvant un refuge temporaire près de Coimbalore grâce à la générosité d᾿un ami. Happywood fut vite vidé de toute dernière trace de notre occupation, nos tapis et rideaux brûlés, le lieu converti, selon une lettre de Patrice, en entrepôt pour les livres de Mira Aditi. » (Fin momentanée de la citation.)


DU 8 MAI, COURRIEL EXPÉDIÉ PAR MI. DA. À PLUSIEURS PERSONNES

Ci-après, les indications d᾿en-tête de courriel, notamment les destinataires, ne sont pas reproduites.

« 8 mai 03
Chers amis,
Ceci n᾿est pas une déclaration publique. Je voudrais simplement dire quelques mots avant de retourner au silence, parce que nous avons reçu plusieurs mails inquiets, d᾿autres pleins de jugements.
Nous ne tenterons pas de nous défendre dans cette sorte de procès publique (mais in absentia), procès inutile puisque j᾿avais dès le 24 mars envoyé à Françoise ma démission complète de l᾿IRE. Je rejette la version des événements telle qu᾿elle a été sélectivement présentée, mais si je donnais la mienne, je serais sans doute accusé d᾿"attaquer" Satprem et Sujata, ou de quelque autre absurdité. Laissons donc – et que ceux qui aiment à jeter la pierre ne se gênent pas.
Aux autres amis, nous pouvons dire que nous sommes les mêmes Nicole et Michel qu᾿ils ont connus. S᾿il y a quelque vérité en nous, nous survivrons à cette dévastation. Mère est dans notre cœur, et nous continuerons notre travail autant que possible, avec l᾿aide de Pramod. C᾿est notre seule aspiration, et ce travail ne nuira à personne. C᾿est une "goutte dans l᾿océan indien" comme j᾿aime souvent à le dire, mais c᾿est une goutte d᾿amour.
Pour le reste, nous nous retrouverons tous un jour.
Nous vous embrassons avec notre affection,
Michel »

« Ceci n᾿est pas une déclaration publique. » Il y avait déjà des lettres sur papier et de nombreux courriels et communications téléphoniques, avec de nombreux transferts de copies de textes à des relations. Mi. Da., l᾿un des acteurs principaux de l᾿affaire, intervient encore mais ce qu᾿il dit ne serait pas une « déclaration publique » ! Mi. Da. n᾿emploie pas ce dernier mot avec le sens de étatique. Il l᾿emploie avec le sens : pouvant être connu du public par diffusion libre à d᾿autres individus. Il faut comprendre que Mi. Da. ne veut pas que son courriel soit diffusé. Mais avait-il la compétence pour dire cela de manière légitime ? Pouvait-il enlever le caractère public à une affaire qui l᾿avait ? Est-ce que son courriel n᾿avait pas par nature un tel caractère public. Objectivement, Mi. Da. veut jeter un voile d᾿obscurité sur toute l᾿affaire qui avait existé jusqu᾿alors en étant publique. La position de Mi. Da. est favorable à de la rétention d᾿informations. Elle est ainsi contraire aux communications d᾿informations qui existaient déjà dans l᾿affaire. Par contre, elle relève des problèmes de communication qui existaient dedans, où des acteurs principaux ne s'expriment pas du tout, ou hypocritement, etc., ou par un intermédiaire avec un message incomplet ou parfois en lisant un texte au téléphone, où des tiers sont prévenus avant le destinataire, où il y a des imprécisions, de l᾿obscurité. (Combien de personnes en combien de pays étaient mêlées à cette affaire, s᾿envoyaient des lettres et des courriels, se téléphonaient, etc ?)
« procès publique » : puisque le mot procès est du genre masculin, il aurait fallu écrire public. Mi. Da., dans la suite de son texte, commet encore plusieurs fois cette faute d᾿accord en genre.
« si je donnais la mienne » : dommage qu᾿il ne l᾿ait pas donnée à ce moment !
Mi. Da. ne veut pas être « accusé d᾿"attaquer" Satprem et Sujata ». À ce moment, il préfère se taire.
« Mère est dans notre cœur ». Mi. Da. récite quelque chose qu᾿il a lu mais qu᾿il ne comprend pas. Il n᾿a pas compris qu᾿il faut se mettre à suivre son psychique de plus en plus, que, ce faisant, ce que l᾿on est avec la situation dans laquelle on est se retrouve en train de manifester de plus en plus ce psychique, c᾿est-à-dire que celui-ci est de plus en plus manifesté dans la vie de tous les jours. Il y a de plus en plus l᾿identification, jusqu᾿à ce qu᾿elle soit complète, puis la suite. Notamment, selon ce qui fut lu et compris (et lorsque c᾿est un tel développement ordinaire qui existe mais pas une découverte rapide), il y a un moment où l᾿on découvre la « Présence divine dans le centre psychique ». Et il y a ceci qui provient de l᾿édition en six tomes des Lettres de Sri Aurobindo. Tome 6, p. 42. « C’est par le psychique que vous êtes relié à la Mère, […]. » Tome 4, p. 125. « […] il y a en vous un être psychique qui est divin, qui est directement une partie de la Mère, pur de tous ces défauts. Il est recouvert et dissimulé par la conscience et la nature ordinaires, mais quand il se dévoile et peut venir au premier plan pour gouverner l’être, alors il transforme la conscience ordinaire, jette au-dehors tous ces éléments non-divins et transforme complètement la nature extérieure. » Livre titré Sri Aurobindo parle de la Mère, p. 62 : « Il est vrai de toute âme sur la terre qu’elle est une portion de la Mère divine et passe par les expériences de l᾿Ignorance afin de parvenir à la vérité de son être, de devenir l’instrument d’une divine Manifestation et de travailler ici-bas. » (Notamment, voir sur le présent site, au menu Idées pour des éditions, au titre Le psychique.)
Qu᾿est-ce que Mi. Da. appelle son « travail » ? Le fait de parler de quelque chose « indien » est-il une allusion à son activité concernant notamment l᾿I.F.I.H. ? Probablement.
« ce travail ne nuira à personne » : idée qui est déjà commentée plus haut.
« nous nous retrouverons tous un jour ». À quoi fait allusion Mi. Da. ?


DU 9 MAI, LETTRE DES PARENTS DE MI. DA. ADRESSÉE À « SUJATA ET SATPREM »

Au début de la lettre, il y a le prénom des deux parents de Mi. Da. et le nom de famille : ils ne sont pas reproduits ci-après. Les deux prénoms qui sont en signature sont remplacés ci-après par leur première lettre suivie par un point. L᾿adresse complète et d᾿autres coordonnées ne sont pas reproduites ci-après, ni une autre indication de la ville avant la date du début.

« le 9 mai 2003
Sujata et Satprem,
C᾿est la mère et le père de Michel qui vous écrivent. Nous nous autorisons de votre lettre du 10 mars et de l᾿amitié que vous nous avez témoignée pour vous adresser cette réponse. Réponse qui ne recèle ni mauvais esprit ni malignité et faite surtout d᾿interrogations.
Nous venons d᾿apprendre le départ subit de Michel et Nicole de Happy Wood. Nous vous avouons notre désarroi et notre incompréhension devant cet événement, inconcevable il y a seulement quelques semaines.
Qu᾿est-il donc arrivé ? Nous n᾿imaginons pas que le seul refus de Michel et Nicole de se rendre en France ait pu provoquer leur expulsion humiliante et leur mise à l᾿index vis-à-vis de leurs compagnons indiens et français. Alors nous posons nos questions :
- Comment des relations étroites nouées depuis 25 ans ont-elles pu exploser ainsi ?
- Comment 9000 journées de travail en commun, de création, de tâches aussi utiles que modestes ont pu se terminer si brutalement et devenir poussière ?
- Si l᾿on met sur le plateau d᾿une balance ces années de participation de Michel et Nicole à votre œuvre, leur vie épousant étroitement la vôtre, qu᾿on y ajoute la multitude de services assumés (ne nous avez-vous pas dit, Sujata, il y a 5 ans "Oh Michel il fait des millions de choses"), qu᾿y a-t-il donc sur l᾿autre plateau qui pèse tellement plus lourd ?
Permettez-nous d᾿évoquer la Bible : Adam et Ève ont été chassés du paradis après avoir croqué la pomme. Quelle sorte de pomme ont donc pu croquer nos deux personnages pour encourir vos foudres ?
- Y a-t-il eu de la part de MiNi un désintérêt pour les problèmes courants de L.E. et H.W. [[Land᾿s End et Happywood]], ou un péché d᾿orgueil, ou quelque blasphème ?
- Un différend "idéologique", j᾿allais écrire théologique, est-il à l᾿origine de votre conflit ?
- Avez-vous été choqués par les activités extérieures de Michel ?
Nous nous apercevons que l᾿atmosphère paisible et empreinte de sagesse qui régnait sur votre aire n᾿a pas mis pour autant ses habitants à l᾿abri des conflits.
Acceptez l᾿expression de notre considération et nos cordiales salutations.
J. et M. »

Cette lettre des parents et leurs autres furent utiles car elles permirent de révéler, de révéler davantage, un aspect spécial de Satprem et Sujata, comme ça se constate lors de la lecture de lettres de ceux-ci indiquées plus loin.
Ces parents cherchèrent à comprendre et ils eurent complètement raison. Recherche de la connaissance, de la lumière.
Leurs dernières questions montrent qu᾿ils avaient eu au moins des échos à propos d᾿une opposition de Satprem à l᾿hindouïsme de Mi. Da., à Jaïa Bharati et à l᾿I.F.I.H. Ils veulent savoir, savoir précisément, savoir vraiment.
Ces parents évoquent un passage du livre « la Bible » qui est commun aux juifs et aux chrétiens des diverses variétés. Ils font comme s᾿ils considéraient la scène décrite comme correspondant à une réalité, au moins à une réalité symbolique. Ils font comme si avoir « croqué la pomme » était une faute. En disant « ont été chassés », ils évoquent implicitement ce qui chassa, c᾿est-à-dire ce qui, dans ce texte, correspond à Dieu, le dieu des monothéismes indiqués ci-dessus. Donc, ces parents ne savent pas qu᾿il y a la conception où ce Dieu est un être hostile inventant cette idée de dieu-créateur de l᾿univers, voulant que les humains lui soient soumis et ne voulant pas que ceux-ci aient de la connaissance et de plus en plus, mais ceux-ci désobéirent, se mirent à avoir de la connaissance, ce qui ne fut pas une faute. Mi. Da. connaissait cette conception puisqu᾿il en plaça une partie brièvement dans son ouvrage, en anglais, titré : Kali Yuga or the age of Confusion, Mysore : Mira Aditi Centre, 01. (Kali Yuga ou l᾿âge de la confusion.) Voir deux articles publiés sur le présent site : Premier complément (...) et Reproches adressés au site internet Jaïa Bharati. Mi. Da. parla-t-il à ses parents de cette conception ? S᾿il l᾿avait fait, et s᾿ils n᾿avaient pas oublié, ils n᾿auraient pas placé le paragraphe concernant « la Bible ». Il n᾿y en avait d᾿ailleurs pas besoin car il aurait suffi d᾿écrire : Quelle faute ont pu commettre « nos deux personnages pour encourir vos foudres ? ».
« péché » : mot religieux qui va avec ce qui précède.


SUITE DE LA PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA.

Suite immédiate de la citation.
« 5. L᾿après Kotagiri

Nous espérions trouver enfin la tranquillité dont nous avions tant besoin pour réparer nos corps et nos âmes. Mais Satprem et Sujata en avaient décidé autrement.

(a) la question financière

Dans la mesure où Satprem et Sujata m᾿ont copieusement accusé d᾿avoir tenté de soutirer de l᾿argent, alors que Nicole et moi avions travaillé de façon bénévole pendant 21 ans, quelques explications s᾿imposent qui montreront comment, en réalité, ce sont eux qui se sont servis de l᾿argent comme moyen de pression.

Tout d᾿abord, la somme importante dont parle Patrice plus haut consistait en 100 000 roupies pour les frais de déménagement et 400 000 Rs. pour notre nouvelle étape ; comme nous avons en réalité dépensé plus de 125 000 Rs. à notre déménagement + emménagement immédiat, cela veut dire que nous avons reçu en réalité quelque 375 000 Rs. (7500 €) pour nous aider à trouver notre prochaine étape, somme qui bien sûr ne permet rien de tel étant donné les prix pratiqués en Inde aujourd᾿hui*. [[Note de bas de page : « * Pour donner un ordre de comparaison, le bungalow de Ooty où vivent Patrice et Rose depuis fin 1998, avait coûté non loin de 7 millions de roupies. Je les avais non seulement aidés à le trouver, j᾿avais aussi écrit à Micheline lui demandant si elle pouvait participer de quelque 400 000 francs pour cet achat fait au nom de Mira Aditi. On peut aussi comparer avec l᾿attitude de Patrice aidant Satprem et Sujata à nous mettre dehors. »]]

Par ailleurs, avant de partir, nous avions reçu l᾿assurance de Patrice (son email du 21 avril) que nous continuerions de recevoir nos "honoraria" du Mother᾿s Institute of Research (MIRA) comme par le passé : "Lorsque tout sera en place dans votre nouveau set-up, tout ce qui a été convenu pour votre travail dans le cadre du grant 03-04 sera mis à ta disposition." "Grant" = une subvention du gouvernement de l᾿Inde (ministère de l᾿Éducation), de 2,5 millions de roupies (environ 50 000 €), accordée à MIRA le 31 mars. (C'était la 3e année que cette subvention était obtenue, mais cette fois la somme était plus importante.) Ou encore, deux jours plus tard, en me demandant quel serait notre budget de travail pour l᾿année 03-04 : "Ne t᾿inquiète pas pour les finances, d᾿accord ?" ... » (Fin momentanée de la citation.)

« réparer [[...]] nos âmes » Que désigne ce dernier mot ? Son emploi dans une telle phrase révèle le mélange, l᾿absence de distinction, même seulement théorique, entre, d᾿un côté, l᾿être émotif ou vital supérieur et, de l᾿autre côté, le psychique.
Face à la demande adressée à « Micheline », Mic. Et., de « quelque 400 000 francs », que fit celle-ci ? Il semble qu'elle accepta. Est-ce que c'est exact ?
« l᾿assurance de Patrice (son email du 21 avril) que nous continuerions de recevoir nos "honoraria" » et « deux jours plus tard ». Oui, mais il y eut aussi, comme indiqué plus haut, que, « Le soir même » du 23 avril, « Patrice envoyait un 2e email m'informant d'une réunion la veille à l'IRE, où Satprem demandait que je sois "rayé complètement de nos membres et de nos listes" ». Mi. Da. n᾿était donc plus sur aucune liste, n᾿avait donc plus à recevoir d᾿argent. Savoir si ce fut légitime ou non est un autre problème.


Suite immédiate de la citation.
« Je continuais tant bien que mal mon travail, notamment la relecture et mise en page de la correspondance entre Sri Aurobindo et Dilip Kumar Roy (dont le 1er tome devrait sortir bientôt). Comme convenu, nous avions créé à Coimbalore une "branche" de MIRA. Or le 13 mai, sans la moindre provocation de notre part (nous avions à peine atterri), Patrice entamait la série de "mesures punitives" à laquelle il allait prendre tant de plaisir. Il nous informait que le nom de Nicole ne figurerait pas dans cette branche, "Satprem ne voulant absolument pas que Nicole en fasse partie. Pas plus dans la nouvelle branche que dans MIRA tout court. ... J᾿en viens maintenant à la question des honoraria. Là aussi, Satprem est formel : Nicole ne faisant pas partie du Mother᾿s Institute of Research, il s᾿ensuit que Nicole ne doit pas non plus toucher d᾿honoraria de MIRA, c᾿est logique." Très logique en effet : sans fournir la moindre raison, il était parfaitement normal de mettre dehors quelqu᾿un qui avait travaillé pendant 21 ans en tant que "research worker" à toutes les publications de MIRA et Mira Aditi. Je répondis simplement : "Well, nous tâcherons de vivre à trois avec 12 000 [[Rs.]] par mois" (= 6 000 Rs. qui devaient être versés à Pramod et moi, et qui se réduira très vite à 4 000 Rs. = 80 par mois pour chacun de nous trois – en réalité cela se réduira très vite à zéro.) Patrice continuait : "Je ferai donc les vouchers [reçus] en conséquence en incluant dix personnes (ce chiffre de dix a été convenu avec Y. [l᾿expert-comptable de MIRA] pour comptabiliser les honoraria du grant 02-03) soit Vishwanath, Raghuveer, Roopa, Sridhar, Rose, Patrice, Maryse, Patrick, Pramod et toi)." Nous avions là, noir sur blanc, les premières manipulations financières : en réalité, selon les termes de notre demande de subvention au gouvernement (du 6 décembre 02), seules sept personnes devaient toucher ces "honoraria", dont Nicole, Pramod et moi (15 000 Rs. chacun par mois pour l᾿année passée, soit 540 000 Rs. pour nous trois). Ayant retiré Nicole, Patrice introduisait quatre personnes qui n᾿avaient rien à voir avec le travail de MIRA. De plus, l᾿expert-comptable de MIRA n᾿avait en réalité jamais été consulté sur la question, comme il me l᾿affirma plus tard. » (Fin momentanée de la citation.)

Qu᾿est-ce que Mi. Da. appelle son « travail » en plus de ce qui est indiqué avec « notamment » ?
Il semble d᾿abord qu᾿il fut vraiment « convenu » de créer « à Coimbalore une "branche" de MIRA » puisqu᾿il y a « Pas plus dans la nouvelle branche que dans MIRA tout court ». Mais est-ce qu᾿il avait été convenu de créer « une "branche" de MIRA » mais pas à Coimbalore !?)
Les points de suspension placés après « MIRA tout court » indiquent une coupure dans le texte. Qu᾿est-ce qui n᾿est pas reproduit ?
Le fait que quelqu᾿un ait « travaillé pendant 21 ans » dans un organisme n᾿empêche pas qu᾿il en soit évacué s᾿il y a une cause valable. Le problème est de savoir si une telle cause existait.
Si l᾿individu, après avoir été évacué, n᾿a aucune ressource financière, l᾿organisme qui évacue n᾿est pas concerné. L᾿individu peut se créer un autre moyen de recevoir de l᾿argent, ou se faire mendiant, etc., si la société n᾿a pas prévu un système d᾿aide.
Concernant ce qui est dit à propos de la « demande de subvention au gouvernement », quelqu᾿un qui ne connaît pas précisément toute la situation juridique ne peut pas apprécier correctement. Probablement, des lecteurs croient ce que dit Mi. Da, d᾿autres disent qu᾿il ment, d᾿autres ne se prononcent pas.


Suite immédiate de la citation.
« À cela s᾿ajoutait, toujours sans provocation, l᾿intervention calculée dans la question [[de l᾿achat]] du terrain pour une communauté de paysans de Kotagiri ; le récent témoignage de Laurent et Christine de Jaïa Bharati quant à l᾿ingérence de Patrice (au nom de Satprem) dans cette question qui ne les concernait nullement, est suffisamment parlant. Je préciserai seulement ici que dans un mail séparé de ce même 13 mai, Patrice expliquait qu᾿il remboursait ce jour même Jaïa Bharati des dons reçus pour l᾿achat du terrain, et que la somme serait "prise sur les honoraria [de Pramod et moi] ... Donc Michel, tu ne m᾿en voudras pas si quand l᾿argent du grant [la subvention] arrive, je retienne la somme équivalente (selon le taux du moment) à ces 1672 Euros. Satprem tient à ce que ce soit fait tout de suite." "Tout de suite", alors que ces dons avaient été reçus bien des mois plus tôt ! Autrement dit, une collecte faite en France pour un propos précis, limité et transparent était renvoyée en France d᾿autorité (mais de quel droit ?) et allait être "retenue" sur nos honoraria déjà diminués. Dégoûté de cette façon de forcer la main, je ne répondis rien sur la question. De toute façon tout était décidé en haut lieu et nous n᾿avions qu᾿à obtempérer. » (Fin momentanée de la citation.)

Si l᾿affaire du projet d᾿achat indiqué ne « concernait nullement » Satprem (et ses organismes), comment expliquer que celui-là se soit retrouvé en position de rembourser de l᾿argent !? Pourquoi de l᾿argent collecté par « Jaïa Bharati » se retrouva dans les mains de Satprem (et l᾿un de ses organismes) ? Cette affaire à elle seule montre qu᾿il y avait une confusion d᾿organismes, un mélange partiel, que la situation générale n᾿était pas claire, sensée, saine. Soit elle ne l᾿était pas dès la création du groupe Jaïa Bharati, soit elle le devint plus tard. Que contient le « témoignage de Laurent et Christine de Jaïa Bharati » ?
Il est dit que « Patrice [[...]] remboursait ce jour même Jaïa Bharati des dons reçus » et il est dit que la « collecte », la somme d᾿argent, « était renvoyée en France ». On apprend ainsi que ce groupe, au moins son siège, était situé en ce pays.
Par ailleurs, ce qu᾿écrit Mi. Da. fait penser à ce qui suit. Le renvoi de l᾿argent semble impliquer l᾿échec du projet d᾿achat. Le groupe Jaïa Bharati ne pouvait-il pas donner directement l᾿argent au groupe de paysans !? Est-ce que l᾿argent qui avait été transmis à Satprem (et à au moins l᾿un de ses organismes) avait été dépensé au lieu d᾿être mis en réserve en attendant d᾿effectuer l᾿achat !? En ce cas, c᾿est sur un autre compte qu᾿il aurait fallu prendre l᾿argent pour le transmettre à J. B.
Cet argent ne pouvait être pris tel qu᾿il le fut (pour être transmis à J. B.) que si aucune partie de la subvention n᾿appartenait à Mi. Da. ou à Pramod. Il ne pouvait pas l᾿être de manière légitime si une partie appartenait déjà à chacun d᾿eux, même si cette partie ne leur avait pas encore été transmise. Quelle était la situation ? Est-ce que ce que dit Mi. Da. correspond à des éléments de la réalité ?
Et pourquoi le groupe Jaïa Bharati se retrouva en train de quêter en France pour acheter un terrain pour des paysans indiens ?


DU 18 MAI, LETTRE DE SUJATA ADRESSÉE AUX PARENTS DE MI. DA.

Dans la lettre, le prénom des deux destinataires et la signature sont écrits à la main. Le reste est écrit à la machine. Ci-après, ces deux prénoms sont remplacés par leur lettre initiale suivie par un point.

« Dimanche 18 mai 2003
M., J.,
J᾿ai senti votre peine et votre incompréhension.
Ne croyez pas que tout cet épisode était sans peine pour nous. Nous comprenons votre peine et souhaitons que la paix habite vos cœurs.
L᾿avenir pourra vous donner une meilleure compréhension de la présente situation. Je l᾿espère. Vous savez que tout le monde n᾿a pas la même capacité de pouvoir regarder les choses à égale distance. Certains, donc, sont capables de voir plus loin dans l᾿avenir que beaucoup d᾿autres parmi nous, à qui l᾿avenir se révèle peu à peu.
Toutefois j᾿aimerais que vous ne mettiez pas Michel et Nicole sur le même niveau. Ces deux êtres appartiennent à des niveaux très différents.
L᾿erreur commise par Michel était de ne pas avoir pris tout de suite des mesures dès qu᾿il s᾿est aperçu que Nicole commençait à prendre un mauvais pli. Au contraire il s᾿est servi de son mental pour trouver toutes sortes d᾿excuses pour elle. Ainsi l᾿a-t-il soutenue sur la pente qu᾿elle a pris. Selon la loi des choses, Michel lui-même n᾿a pas pu rester indemne. S᾿en est suivi toute cette triste histoire.
Je prie que Michel retrouve le chemin de son âme.
À vous deux mes souhaits de paix.
Sujata. »

Qu᾿est-ce que Sujata appelle « mauvais pli » ? Elle ne le dit pas. Elle parle dans l᾿obscurité. Elle accuse d᾿un défaut mais sans dire lequel. Mi. Da. et Ni. El., eux, pouvaient comprendre puisqu᾿il y aurait eu « toutes sortes d᾿excuses » à ce sujet. À part eux, les parents ne peuvent par comprendre et juger par eux-mêmes, sauf s᾿il avaient déjà entendu parler de cela. Et toutes les personnes auxquelles Sujata transmit une copie de sa lettre ne peuvent pas non plus comprendre, ni d᾿autres. Il faudrait accepter la déclaration avec soumission, servilité. (C᾿est un des moyens de pousser dans le renoncement à réfléchir, à comprendre, dans l᾿incompréhension. Pour les cas graves, ça pousse dans la folie.)
Est-ce que c᾿est en relation avec ceci, déjà reproduit plus haut : « Au cours de plusieurs frictions sur des points plus que mineurs, Sujata a préféré écouter les ragots d᾿ouvriers et de serviteurs plutôt que de tirer les choses au clair directement avec moi ou Nicole » ?
Selon la lettre, Ni. El. aurait eu un nouveau comportement, Satprem et Sujata aurait considéré celui-ci comme mauvais et auraient adressé des reproches à Ni. El., Mi. Da. l'aurait défendue chaque fois par des arguments que Sujata appelle « toutes sortes d᾿excuses », celui-ci se serait ainsi retrouvé lui-même dans une mauvaise situation, et... Sujata et Satprem auraient dit à Mi. Da. qu'il était très fatigué et devrait aller en Occident pour se reposer, qu'il devrait y aller aussi pour donner un nouveau dynamisme à l'I.R.E. qui est en France. C'est ce qui apparaît puisque l'histoire du « mauvais pli » serait à l'origine de « toute cette triste histoire ». Cet enchaînement ne tient pas debout !
Que serait ce nouveau comportement de Ni. El. ? Est-ce qu'elle aurait commencé à ne plus être toujours soumise à Satprem et Sujata ? Ceux-ci lui auraient adressé des reproches, Mi. Da. l'aurait défendue chaque fois par des arguments que Sujata appelle « toutes sortes d᾿excuses », celui-ci se serait ainsi retrouvé lui-même chaque fois en position d'insubordination, et... Sujata et Satprem auraient donc dit à Mi. Da. qu'il était très fatigué et devrait aller en Occident pour se reposer, qu'il devrait y aller aussi pour donner un nouveau dynamisme à l'I.R.E. qui est en France. Cet enchaînement ne tient pas debout !
D'après la lecture des documents, il est impossible de savoir ce qui exista.
Ce qui se comprend est que Satprem et Sujata ne furent pas clairs dès le début, n'expliquèrent pas leur comportement, magouillèrent.
D'ailleurs, ça continue dans cette lettre où Sujata s'entoure d'obscurité. Elle ne donne pas encore d'explication véritable. Elle parle d'un « mauvais pli » et de conséquences, mais sans dire ce qu'était ce « pli ». Elle s'exprime du haut d'un piédestal de visionnaire, parlant d'au moins une vision mais sans dire son contenu, et snobant les individus qui n'ont pas de vision (ou, au moins, qui n'en eurent pas leur montrant ce qui se passait). De même elle affirme « Ces deux êtres appartiennent à des niveaux très différents » sans donner un mot d'explication. Elle dit « j᾿aimerais que vous ne mettiez pas Michel et Nicole sur le même niveau » et elle espère peut-être que, par soumission, les parents vont faire cela, c'est-à-dire créer une hiérachie entre des « niveaux » dont on ne sait pas ce qu'ils concernent.

Mi. Da., dans son texte du 7 août 03, ne dit pas un mot à propos d᾿un « pli ». On n᾿en saurait rien si Sujata n᾿en avait pas parlé dans cette lettre et si celle-ci n᾿était pas connue ici. Est-ce que cette affaire ne fait pas partie des « faits principaux » dont Mi. Da. dit, dans son introduction, que c᾿est seulement à propos d᾿eux qu᾿il présente sa « version », avec en plus « quelques éléments de réponse » concernant quelques questions ? Est-ce qu᾿il cache quelque chose qui fait partie des « faits principaux » ? Avec cette affaire de « pli », est-ce que Mi. Da. aurait pu comprendre ce qui se passait ?
Est-ce que cette histoire de « mauvais pli » ne fut qu'un prétexte avancé par Sujata, pour tenter de cacher autre chose ?
En tout cas, il faut absolument connaître cette histoire pour pouvoir avancer dans la compréhension du conflit qui exista.

Les mots « capacité » de « voir plus loin dans l᾿avenir » concernent les visions de Sujata et de Satprem. Ensuite, Sujata ne dit rien de l᾿avenir mais parle du passé, de quelque chose qui existerait déjà pour Ni. El. et que Mi. Da. aurait approuvé, et dans lequel il se serait laissé entraîner.
Est-ce que Sujata ou Satprem vit quelque chose dans l᾿avenir, vision de laquelle ils déduisirent ce qui est indiqué ci-dessus concernant Ni. El. et Mi. Da. ? (Si oui, est-ce qu᾿une situation future défavorable à Satprem et Sujata et dont ils voulurent éviter la création, ne fut pas créée par Mi. Da. et Ni. El. mais par eux-mêmes... à cause de leur comportement d᾿hostilité à ces deux, et qui était consécutif à une vision mauvaise ou à l᾿interprétation mauvaise d᾿une bonne vision ?)

Du point de vue de Satprem, est-ce que Pa. fut meilleur que Mi. Da. ? Est-ce que la « capacité » de Satprem et Sujata de « voir plus loin dans l᾿avenir » leur fit faire un bon choix, les protégea de la situation difficile qui exista forcément ensuite puisque Pa. finit par se suicider ? Est-ce que les manuscrits des Carnets contiennent des réponses ? Est-ce que ce que contiendront les Carnets publiés contiendra des réponses ?
Est-ce que « L᾿avenir » qui exista après le 18 mai 03 donna aux parents de Mi. Da. « une meilleure compréhension de la présente situation » au sens donné par Sujata, c᾿est-à-dire la compréhension qu᾿avaient déjà Sujata et Satprem ?
Est-ce que cette compréhension correspondait à la réalité ? D᾿après le récit de Mi. Da., il semble qu᾿il soit impossible de le savoir.

« retrouve le chemin de son âme ». « Retrouve » signifie qu᾿il y avait quelque chose, qui fut ensuite perdu, et qu᾿il faudrait retrouver. Dans l᾿hypothèse où la situation serait celle indiquée par Sujata, que fit-elle pour qu᾿il y ait une remise sur le chemin indiqué ? Ce qui apparaît est que Satprem et Sujata ne poussèrent jamais Mi. Da. sur ce chemin mais l᾿en tinrent éloigné et le poussèrent à continuer de ne pas s᾿y placer. Ils le voulaient soumis à eux et, finalement, n᾿espérèrent plus pouvoir le remettre sur « le chemin » de cette soumission et ils l᾿évacuèrent.


SUITE DE LA PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA.

Suite immédiate de la citation.
« (b) Tentatives de nous chasser de Coimbalore

Nous continuions de penser naïvement qu᾿on nous [[ce dernier mot est en trop]] finirait par nous laisser en paix. Mais Satprem, pris d᾿une féroce obsession, était incapable de nous oublier (et c᾿est nous qui étions un obstacle dans sa vie !).
Quelques jours plus tard, le 27 mai (on pourra noter la régularité des interventions), je recevais un message de lui relayé au téléphone par Kireet, qui disait exactement :

"Dans toute situation il y a quelque chose de très positif ; il serait excellent que tu ailles travailler en Assam où les missionnaires chrétiens attaquent les hindous. Prends cela comme un défi. Mère fait un sourire."

Je n᾿en croyais pas mes oreilles : en quoi le combat contre le prosélytisme chrétien en Assam, certes important, devrait-il être le mien ? (L᾿Assam est un état du Nord-Est de l᾿Inde, près de la Birmanie, que Nicole et moi avions visité en octobre 2002 pour un cycle de conférences.) Je répondis poliment à Kireet que j᾿allais y penser. » (Fin momentanée de la citation.)

Est-ce que le message transmis par Kireet Joshi fut correctement noté par Mi.Da. ? Celui-ci dit « exactement ». Ici, il est considéré que le message de Joshi fut correctement noté.
Est-ce que Joshi transmit fidèlement le message de Satprem ? C᾿est un grand problème.

Par l᾿intermédiaire de Joshi, Satprem donna une mission à Mi. Da. Laquelle ? C᾿est le grand problème de cette affaire.
D᾿après ce qui fut transmis par Joshi, il y a ceci.
Selon la réaction de Mi. Da., la mission consistait à soutenir « les hindous », c᾿est-à-dire l᾿hindouïsme, contre « les missionnaires chrétiens » (dont la variété de christianisme n᾿est pas précisée : papiste ou l᾿une des protestantes ou elles toutes, peu importe). Satprem aurait donc poussé Mi. Da. dans son activité pro-hindouïste. Il l᾿aurait fait en voulant le placer dans un conflit qui existait dans la vie de tous les jours d᾿humains. Ce conflit existait entre des religions et il relevait donc du plan où cela existe et qui n᾿est pas très élevé, celui du mental supérieur. (C᾿est supérieur à ce qui est en dessous mais inférieur à tout ce qui est au-dessus, notamment le plan des grandes idées qui lui est le plus proche.) Satprem aurait pensé à ce que Mi. Da. et Ni. El. lui avaient rapporté : le conflit entre des religions en Assam, et il aurait utilisé le pro-hindouïsme de Mi. Da., en cherchant à le pousser davantage dedans.
Mais le message transmis par Joshi peut aussi être compris différemment. « travailler en Assam » ne signifierait pas soutenir les hindous et leur hindouïsme contre les chrétiens, mais faire connaître les conceptions de Sri Aurobindo et la Mère qui sont au-dessus des religions. Satprem aurait pensé à ce que Mi. Da. et Ni. El. lui avait rapporté : le conflit entre des religions en Assam. puis il aurait pensé à créer un lieu pour l᾿un de ses trois organismes.
Les deux interprétations sont très différentes. Quelle est la vraie ?
Ici, il est pensé que la deuxième correspond mieux à « Dans toute situation il y a quelque chose de très positif » mais l᾿autre pourrait aussi convenir.
Puisque Mi. Da. considérait habituellement que son « travail » était le soutien à l᾿hindouïsme, il aurait eu immédiatemment la première interprétation. En plus, Joshi le poussait dans cette voie. : « À travers l᾿IFIH, tu as déjà fait tant pour le pays » et, au 19 avril : « la mission que vous avez entreprise pour l᾿Inde, une mission à laquelle je suis intimement lié" ». (De manière générale, il semble que Joshi s'activait beaucoup au profit de l'hindouïsme.)

Satprem n᾿aurait pas dû transmettre son message par un intermédiaire, et au téléphone. Dans tous les cas, il aurait dû être précis. Mais est-ce qu᾿il le fut mais que Joshi ne le fut pas, lui-même ayant pu interpréter le message de Satprem à la manière de Mi. Da. puisqu᾿il avait la même conception que ce dernier du « travail » de celui-ci !? Mais, selon Mi. Da., Joshi avait créé MIRA (en 77) : est-il possible que, si le « travail » indiqué par Satprem avait concerné cela, Joshi ne l᾿ait pas dit à Mi. Da. ?

Par ailleurs, Satprem eut une idée et, au lieu de dire qu᾿il l᾿avait eu, peu importe d᾿où elle était venu, il se fit l᾿intermédiaire, ou l᾿interprète de la Mère, fit comme si la mission était donnée par celle-ci ou approuvée par elle : « Mère fait un sourire ». Il pensa peut-être que s᾿exprimer ainsi ferait accepter la mission imaginée par lui-même.

Satprem utilisa donc l᾿intermédiaire Joshi pour transmettre son message à Mi. Da. Celui-ci reçut ce que lui dit Joshi, et il réagit aussitôt selon sa personnalité qui ne lui disait pas de faire cela, qui lui disait de refuser. Peu importe qu᾿il ait su ou non aussitôt ce qu᾿il voulait répondre : il répondit qu᾿il allait y penser.

Kireet Joshi est encore vivant. Ici, il est décidé de ne pas tenter de lui faire parvenir un courrier pour lui demander quel fut le message qu'il reçut de Satprem en devant le transmettre à Mi. Da. : les mots et leur signification. Quelqu'un qui le connait bien pourrait s'en occuper. L'idéal serait que la réponse soit écrite et qu'elle soit ensuite diffusée complète.

(Quel que soit le projet de Satprem, si Mi. Da. l'avait accepté, il aurait agi avec Ni. El. Les deux auraient agi en étant déjà, selon Sujata dans sa lettre du 18 mai, sur la même mauvaise « pente ». Pourquoi leur donner une mission !? Dans cette lettre, Sujata dit aussi qu'elle « prie » pour « que Michel retrouve le chemin de son âme ». S'il n'était plus sur le bon chemin, pourquoi lui donner une mission !? Est-ce que celle-ci était censée le remettre sur le bon chemin !? Si oui, est-ce que ce but aurait pu ne pas être indiqué à Mi. Da. !? Est-ce que, pour un tel but important, l'emploi d'un intermédiaire, Joshi, s'exprimant au téléphone, était bon ?)


Suite immédiate de la citation.
« Quatre jours plus tard, nouveau coup de fil de Kireet : Satprem demandait ma décision "d᾿urgence" quant à l᾿Assam.
J᾿écrivis sur le champ un email à Patrice qui disait :

... Je ne pense pas que l᾿Assam soit ce que nous cherchons : je ne me vois pas combattre les missionnaires (qui, du reste, sont très actifs partout en Inde, pas seulement en Assam) ; j᾿ai parfois critiqué le christianisme, mais je ne veux pas dépenser mes énergies dans une bataille négative – ce sont les locaux qui peuvent et doivent faire cela.
De toute façon je ne veux précipiter aucune décision, et compte prendre le temps qu᾿il faudra pour que quelque chose de clair émerge. Pour pouvoir faire un choix, il faudra le temps d᾿explorer, évidemment, sans compter des aspects matériels non négligeables.
Je voudrais ajouter que, comme tu le sais, j᾿ai accepté la décision de quitter Happywood sans faire de difficulté, de même pour l᾿IRE, et que j᾿ai seulement demandé deux choses : tout d᾿abord qu᾿une confiance ou harmonie ou dignité demeure entre nous, et d᾿autre part de pouvoir faire en pleine tranquillité le travail que j᾿aime faire, qui ne peut nuire à personne puisqu᾿il s᾿agit de recherches, d᾿écritures et de travail pour l᾿éducation et la culture indiennnes en général. C᾿est vraiment là-dessus que je veux me concentrer, c᾿est-à-dire un travail positif et créateur, où que nous soyons (en dehors des Nilgiris bien sûr).
J᾿aimerais que cette requête soit comprise et accordée une fois pour toutes, et qu᾿on veuille bien comprendre que si j᾿accueille et écoute certainement toutes les possibilités, en fin de compte j᾿essaierai de sentir ce qui me semble réunir les conditions les plus propices à ce travail.
Avec ma bonne volonté, Michel » (Fin momentanée de la citation.)

Combattre une ou plusieurs religions est-il une « bataille négative » ? Ça ne l᾿est pas si ce n᾿est pas fait au profit d᾿une autre religion mais au profit de quelque chose qui est supérieur à toutes les religions, pour tenter de supprimer de la tyrannie, pour suivre son psychique, etc.

Mi. Da. répète un argument : « qui ne peut nuire à personne ».

 

Mi. Da. dit « ce sont les locaux qui peuvent et doivent faire cela. » Est-ce que ce mot « locaux » désigne seulement des Indiens hindous d᾿Assam ? Ça dépend de ce à quoi pensa Mi. Da. Objectivement, la réponse est négative car le mot désigne aussi d᾿autres Indiens d᾿Assam qui pouvaient avoir le même but de lutte contre « les missionnaires chrétiens ».
Est-ce que le mot « locaux » désigne aussi des résidents étrangers ? Si Mi. Da. avait vécu en Assam, aurait-il pu être l᾿un de ces « locaux » s᾿il avait combattu les missionnaires chrétiens en faveur de l᾿hindouïsme ? Normalement, des étrangers n᾿ont pas à lutter contre une situation qui existe dans le pays où ils sont. Si elle leur déplaît, ils peuvent aller s᾿installer ailleurs. Est-ce que Mi. Da. avait obtenu la nationalité indienne ?

 

L᾿important est que la réponse de Mi. Da. contient des expressions de l᾿interprétation qu᾿il eut du message reçu de Johi. Il y a « combattre les missionnaires », ce qui serait fait au profit des hindous : « le travail que j᾿aime faire [...] pour l᾿éducation et la culture indiennnes en général ». (Pour « ce sont les locaux qui peuvent et doivent faire cela », est-ce que ça désigne seulemet les hindouïstes ou pouvait être compris par Pa. comme cela ?)
L᾿un des arguments de Mi. Da. est ce qui vient de lui : « je ne me vois pas » (« combattre les missionnaires »). L᾿autre argument est que « les missionnaires [...] sont très actifs partout en Inde, pas seulement en Assam ». Les deux arguments sont bons par rapport à l᾿interprétation de Mi. Da. mais est-ce que celle-ci correspondait au projet imaginé par Satprem !?


Suite immédiate de la citation.
« La réponse de Patrice ne se fit pas attendre, un long déballage haineux du 2 juin, dont je citerai seulement :

 

... Franchement, je n᾿aurais jamais cru que tu prendrais du plaisir à prendre racine à Coimbalore et pensais que (ne serait-ce que) la chaleur te pousserait à chercher un endroit plus propice à ton travail comme tu l᾿as dit plusieurs fois ? ... Pourquoi n᾿as-tu pas compris que cette possibilité de l᾿Assam était une grâce pour toi, pour livrer ta bataille, toi qui veut tant te battre pour l᾿Inde ? Pourquoi tout d᾿un coup c᾿est seulement aux (indiens) locaux de se battre, pourquoi es-tu prêt à les abandonner si vite à leur triste sort ? Pour te consacrer dis-tu en pleine tranquillité à ton travail d᾿écriture ? Pourquoi refuses-tu le ᾿challenge᾿ qui t᾿est proposé ? N᾿est-ce pas positif et créateur de tenter ou de participer à la libération d᾿un coin de l᾿Inde de cette imposture chrétienne, d᾿aider les Hindous à résister à ces conversions forcées ? ...
D᾿après ce que je comprends, il faut que tu reçoives toi-même l᾿᾿adesh᾿ "Va en Assam" ! Mais qu᾿est-ce qui te fait croire que tu dois recevoir les visions qui correspondent à chaque action que tu dois entreprendre ? ... Où est le vrai Michel dans tout ça ? Tu dis ᾿aux amis᾿ que tu es toujours le même Michel qu᾿on a connu. Alors ? J᾿ai plutôt envie de te demander : depuis quand tu n᾿es plus le même Michel ?

 

Etc. etc. Patrice ne se rendait même pas compte que si le but de notre travail était de "libérer un coin de l᾿Inde de l᾿imposture chrétienne", on pouvait aussi bien commencer par les Nilgiris, où elle est particulièrement répandue et active ! Et qu᾿avait donc fait mon ex-frère de si brillant lui-même pour tirer les Indiens de leur "triste sort" ? » (Fin momentanée de la citation.)

Connaître la totalité de ce texte serait intéressant.

Dire « on pouvait aussi bien commencer par les Nilgiris » n᾿est pas un argument de plus mais seulement un développement de celui que « les missionnaires [...] sont très actifs partout en Inde, pas seulement en Assam ».

Il est dit « aux (indiens) locaux ». Un mot est placé entre parenthèses, celui ajouté par Pa. Celui-ci voulut donc introduire une idée nouvelle. Il y a peut-être un démarquage par rapport à Mi. Da.

C᾿est avec un mauvais esprit de supériorité qu᾿il est dit « abandonner si vite à leur triste sort ». Dire cela est un autre argument, au niveau des sentiments, pour tenter de faire agir Mi. Da. selon la volonté de Satprem ou au moins selon cette volonté telle que comprise par Pa.

Mi. Da. est poussé à soutenir l᾿hindouïsme : « pour livrer ta bataille », « aider les Hindous ». Il est dit que ça correspond à soutenir « l᾿Inde », ce qui est l᾿opinion de Mi. Da. Celui-ci est poussé dans la voie où il s᾿était déjà mis.
Dans la réponse de Pa., celui-ci fait comme si l᾿interprétation faite par Mi. Da. du message reçu de Joshi était la bonne. Mais est-ce que cette interprétation était aussi celle de Satprem !? Est-ce que celui-ci aurait pu faire la même réponse que Pa. !?
Si l᾿autre interprétation avait existé, est-ce qu᾿il pourrait être possible que Pa. n᾿en ait pas été informé par Satprem qui s᾿impatientait de ne pas recevoir la réponse de Mi. Da. et qui demanda finalement, par Joshi, « une décision "d᾿urgence" » ? Pendant le temps d᾿avant cette demande, est-ce que Satprem n᾿en parla jamais à Pa. !? S᾿il en parla, est-ce qu᾿il n᾿y eut jamais un mot pour faire penser à Pa. que cette autre interprétation existait !?
Par ailleurs, après que Pa. ait répondu à Mi. Da. le 2 juin, est-ce qu᾿il pourrait être possible qu᾿il n᾿ait rien dit de sa réponse à Satprem !? Dans l᾿hypothèse où ce dernier avait donné à son message transmis à Joshi l᾿autre interprétation, et où Pa. lui aurait dit ce qu᾿il avait annoncé à Mi. Da., Satprem aurait compris que Mi. Da. n᾿avait pas compris ce message. Il aurait pu alors s᾿occuper d᾿en faire parvenir un autre, indiquant qu᾿il y avait eu de l᾿incompréhension et indiquant précisément ce qu᾿il avait voulu dire auparavant, c᾿est-à-dire son projet.
Mais est-ce que Pa. indiqua à Satprem ce qu᾿il avait annoncé à Mi. Da. ? Est-ce que Satprem sut ce que celui-ci avait compris du message reçu de Joshi ? Est-ce que le projet de Satprem était ce qu᾿en pensait Mi. Da. ?
Vu tout ce qui précède concernant cette affaire, ici il est pensé que Satprem sut ce que Mi. Da. avait compris, et que ça correspondait à son propre projet qu᾿il avait communiqué à Joshi.

Par ailleurs, Pa. cherche à pousser Mi. Da. à agir contrairement à son psychique : « Pourquoi refuses-tu le ᾿challenge᾿ qui t᾿est proposé ? » et ce qui va avec le mot « adesh ».
« adesh » : mot qui est probablement sanscrit. Sa traduction exacte n᾿est pas connue ici mais elle se devine : il y a la notion d᾿un ordre qui est donné, avec probablement aussi celle que l᾿ordre vient de quelque chose qui est divin (au sens de ce dernier mot qui est celui de Sri Aurobindo et la Mère).
L᾿ordre « Va en Assam » pourrait être donné par Sri Aurobindo ou la Mère tant qu᾿il y avait des corps physiques visibles à Pondichéry. L᾿ordre pourrait aussi venir d᾿une indication du psychique exprimée par le mental en les mots : aller en Assam, ou par une véritable intuition, etc. Mais, là, l᾿ordre vient de Satprem, et Mi. Da. devrait obéir ! Satprem est considéré par Pa. comme un gourou. Dans la réalité, il y a seulement que Satprem dit quelque chose à Mi. Da. et que celui-ci sentit qu᾿il devait refuser, refusa. Pa., instrument de Satprem, poussa Mi. Da. à se trahir. (Pa., s᾿étant déjà placé dans cette position de trahison de lui-même, finit, environ trois ans plus tard seulement, par se retrouver dans une position si mauvaise qu᾿il ne sut pas se réveiller et se retrouva en train de se suicider. Il est seul responsable. Il n᾿avait pas à se livrer aveuglément à Satprem qui l᾿égara encore plus. Est-ce que Pa. s᾿était tellement fait le pantin de Satprem que, lorsque celui-ci cessa de se comporter en maître par rapport à lui, si cela exista, Pa. se retrouva perdu, sans source de motivations en lui, ne sut pas se retrouver, n᾿envisagea que le suicide comme solution, et était tellement égaré qu᾿il mit cela en pratique !?)
Mi. Da. semble s᾿être habitué à se référer à ses visions plutôt qu᾿à son psychique. Il ne parle pas de visions qu᾿il aurait eues dans cette affaire d᾿Assam et d᾿autres proches. Ça ne l᾿empêcha pas de s᾿y référer à son psychique même s᾿il ne plaça pas ce mot ou n᾿eut pas conscience d᾿agir ainsi, son psychique s᾿exprimant à travers son mental, son vital et son physique.
Au moment de ce texte de Pa., celui-ci ne parle pas du psychique de Mi. Da. mais des « visions » de celui-ci. Ce n᾿est probablement pas seulement parce qu᾿il se réfère à ce que Mi. Da. utilise habituellement comme référence mais parce que lui-même est déjà très égaré. D᾿ailleurs, s᾿il ne l᾿avait pas été, il aurait parlé du psychique de Mi. Da., aurait incité celui-ci à s᾿y référer pour savoir comment agir plutôt que l᾿inciter à se soumettre à Satprem.


Suite immédiate de la citation.
« Il était clair que notre séjour temporaire à Coimbalore était devenu inacceptable – et pourquoi donc, alors que j᾿avais clairement dit avant notre départ qu᾿il nous faudrait "plusieurs mois d᾿exploration*" pour décider de notre prochaine étape, et qu᾿elle serait sans doute dans le Sud de toute façon ? De quel droit Satprem ou Patrice cherchaient-ils à nous imposer un lieu de résidence, et "d᾿urgence" ? Pourquoi ne pouvaient-ils pas nous laisser en paix et nous oublier tout simplement ? » (Fin momentanée de la citation.)
L᾿astérisque placé après le mot « exploration » renvoie à la note suivante de bas de page. « * C᾿était en réponse à une question de Patrice, que j᾿avais stupidement crue innocente : ... "As-tu déjà une idée de combien de temps vous pensez rester dans le nouveau lieu temporaire ? Encore trop tôt pour y penser sans doute. Mais j᾿imagine que tu la souhaites aussi courte que possible." Ma réponse complète : "Oui, mais vraiment aucune idée à l᾿heure qu᾿il est, pas eu le temps d᾿y penser du tout. Il nous faudra sûrement plusieurs mois pour explorer et voir ce qui se présente, et puis essayer de trouver des fonds en fonction de ce qu᾿on décide ou choisit." Patrice ne répondit rien sur ce point. » (Fin momentanée de la citation.)

Satprem et Pa. n᾿avaient aucun « droit » à « imposer un lieu de résidence ». Le premier agissait d᾿après ses conceptions. L᾿autre agissait par servilité à Satprem.


VERS LE 2 JUIN, DEUX LETTRES DE C. D., ADRESSÉES À UNE OU PLUSIEURS PERSONNES DONT LES NOMS NE SONT PAS CONNUS ICI

C. D. est un personnage qui est évoqué ici pour la première fois. Le contenu des deux lettres qu᾿elle écrivit vers le 2 juin 03 n᾿est pas connu ici. Elles soutiendraient fortement Satprem et Sujata, en combattant Mi. Da. et l᾿attitude du groupe Jaïa Bharati. Qui a ces lettres ou une copie et veut en transmettre une copie pour une publication dans un prochain article ? Merci.
De manière générale, quels furent les reproches adressés à l᾿activité de Mi. Da. à propos de culture indienne, I.F.I.H., etc ? Qui les émit ? Est-ce que Mi. Da. en fut informé ? Si oui, à partir de quand ?


DU 3 JUIN, LETTRE DE I. O., ADRESSÉE À UNE OU PLUSIEURS PERSONNES DONT LES NOMS NE SONT PAS CONNUS ICI

I. O. est un personnage qui est évoqué ici pour la première fois. De sa lettre, il n᾿est cité que ce qui concerne directement l᾿affaire, en omettant donc ce qui est très personnel à l᾿auteur et correspond à environ 1/3 de la lettre.
« [...]
Je connais bien Michel Danino et Nicole Elfi.
Depuis dix ans, j᾿ai établi avec eux une correspondance régulière, devenue peu à peu une fraternité douce et profonde. Je sais leur droiture et leur indéfectible honnêteté.
Fortement pressé par Sujata de revenir en France... Michel lui a rappelé que depuis toujours, depuis sa plus tendre enfance, il se sentait "étranger" dans son pays d᾿origine. C᾿est en découvrant l᾿Inde qu᾿il avait reconnu son véritable pays, en Inde qu᾿il sentait devoir faire son travail... et de ce fait ne souhaitait pas retourner en France, même pour une durée limitée.
On peut comprendre qu᾿en conséquence – et malgé tout le travail accompli par Michel pour l᾿Institut français ces vingt dernières années – Satprem lui demande de renoncer à ses fonctions de Vice-Président au sein de cet Institut.
Mais les choses ne pouvaient-elles s᾿arrêter là ?
Il apparaît, à travers les bribes de correspondance qui nous ont été présentées, que Sujata tenait particulièrement à ce départ, allant jusqu᾿à demander l᾿appui des parents de Michel pour l᾿obtenir. La raison invoquée était alors son inquiétude au sujet de la santé de Michel, nécessitant d᾿après elle des vacances prolongées en France... Oui, Michel a écrit à Françoise et Patrice que Sujata "mijotait" ce départ depuis un moment. "Mijoter" n᾿a pas plu à Sujata et on la comprend... mais si Michel était à ce point fatigué, ne peut-on imaginer qu᾿il ait dérapé sur un mot ? Sommes-nous encore dans des rapports fraternels où le dialogue et la tentative de comprendre l᾿autre restent possibles – et d᾿autant plus possibles que vingt ans de tendresse, de générosité et de respect ont été partagés – sommes-nous dans ce rapport humain... ou bien tout autre chose ? Une sorte de pouvoir absolu (de droit divin ?) s᾿exerçant contre un simple mortel épris de la liberté de prendre ses vacances où il l᾿entend...
Non, décidément, je ne comprends pas, je ne comprends plus rien. Je sais Michel et Nicole jetés hors d᾿Happywood, le lieu de leur âme, le lieu de leur amour pour Mère et Sri Aurobindo, le lieu de leur dévouement sans faille à Satprem et Sujata pendant plus de vingt ans... Satprem, toi que Mère a nommé "Celui qui aime vraiment", où es-tu, mon frère, mon ami ? Michel et Nicole jugés et brûlés en place publique... à grands coups de lettres lues au téléphone ou déversées sur mon e-mail (quel besoin a-t-on de me prendre ainsi en otage, témoin malgré moi de cet insupportable acharnement à détruire mes amis et à les humilier ?) des phrases répondant à d᾿autres phrases qu᾿on ne nous livre pas, des fragments, des bouts de vérité, enfin ce qui se réclame de la vérité, mais QUELLE vérité ? Tout cela est si confus et si contradictoire qu᾿on ne s᾿y retrouve plus... "Michel a été renvoyé... Mais non, il a démissionné... Ah bon, démissionné ?! Oui, parce que la France... Mais en fait, il faut que vous sachiez... tout est de la faute de Nicole.... Nicole ?! Mais alors, et la France ?!... C᾿est Nicole. C᾿est elle qui a tout fait, elle a des mauvais plis, qu᾿est-ce qu᾿on peut faire contre les mauvais plis, n᾿est-ce pas ? ... sinon les aplatir..."
Jetés d᾿Happywood, mes nobles amis de toujours, parce qu᾿ils sont restés debout et ont refusé d᾿obéir. Mais alors, n᾿a-t-on plus le droit de vivre debout face à Satprem et Sujata ? Mère ne demandait pas qu᾿on se mette à genoux devant elle. Elle laissait chacun libre, LIBRE. Face à lui-même. C᾿est son amour, son amour inépuisable, son Amour vrai... qui faisait glisser à ses pieds les plus rebelles.
[...] »

 

Dire : « le lieu de leur âme, le lieu de leur amour pour Mère et Sri Aurobindo » n᾿a pas de sens véritable.
I. O. semble reprocher à Satprem d᾿avoir chassé Mi. Da. et Ni. El. d᾿Happywood. Pourtant, il en avait le droit.
Sujata, dans sa lettre du 18 mai, écrivit « un mauvais pli ». Dans ce qui est rapporté à ce sujet par I. O. et qui fait tout à fait partie du langage que Sujata pourrait avoir, il est parlé de plusieurs « mauvais plis ». Que seraient ces autres ?
Dire « nommé "Celui qui aime vraiment" » relève du reproche adressé à Satprem de ne pas agir par amour. Or, c᾿est une conception fausse de l᾿amour qui est derrière car l᾿amour véritable peut provoquer des faits difficiles, de la tuerie, etc. Penser à la Bhagavad Guita. Ce sujet fut traité dans l᾿article dont le titre commence par Contribution à l᾿affaire du conflit. On ne répète rien ici.
L᾿existence de la mauvaise conception de l᾿amour est confirmée par ce qui est écrit après en étant en relation : « où es-tu, mon frère, mon ami ? ». C᾿est le monde de sentimentalité dont s᾿entourait Satprem.

L᾿auteur de la lettre précédente, I. O., en écrivit une autre le 24 juillet 03. Son début (« J᾿ai écrit ce qui précède ») se réfère à la lettre reproduite ci-dessus. Il y est aussi parlé d᾿un « mail de C[[...]] D[[...]] » qui semble être l᾿une des deux lettres expédiées vers le 2 juin. Voici ce début.
« J᾿ai écrit ce qui précède après avoir découvert dans ma boîte électronique un mail de C[[...]] D[[...]] adressé à Michel. Il s᾿agissait d᾿une lettre d᾿insultes... conclue par une gifle. Je sais que ce mail a été largement "distribué" avant même que Michel le reçoive. Le procédé est ignoble et infamant, il porte atteinte à la dignité de Michel et celui-ci serait en droit de déposer une plainte.
Pour ce qui me concerne, le contenu de la chose et son mode de diffusion m᾿ont donné la nausée.
J᾿ai éprouvé le même dégoût (sinon pire) quand Françoise a téléphoné à la maison pour lire à mon compagnon et moi-même une lettre "personnelle" de Sujata aux parents de Michel – là encore, avant que ceux-ci en aient pris connaissance – lettre diffamant Nicole de la façon la plus méprisante. »
La suite de cette lettre est reproduite plus loin, à la date du 24 juillet.

 


REPRISE ET SUITE DE LA PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA.

« La réponse de Patrice ne se fit pas attendre, un long déballage haineux du 2 juin, [[...]]. [[...]]

Le lendemain [[3 juin]], je recevais un coup de téléphone de Kireet : il tentait de me faire admettre dans l᾿Institute of Advanced Study de Shimla (en Himachal Pradesh), ce qui voulait dire aller y habiter pendant un à deux ans. J᾿exprimais [[J'exprimai ?]] à Kireet que c᾿était un grand honneur (pour lequel je n᾿étais pas qualifié, en réalité), mais que cela ne me disait rien car cela ne résoudrait en rien notre situation finale, qui devait être tirée au clair tout d᾿abord.

Puis le 5 juin, j᾿écrivis ceci à Patrice (en anglais pour mettre une distance salubre) :

 

Avant et après notre départ de Kotagiri, j᾿ai demandé de façon répétée qu᾿une fois partis, on nous laisse en paix à faire notre travail. C᾿est tout ce que nous voulons, et je ne comprends pas la raison de cette ingérence constante et non désirée dans nos vies. Qu᾿avons-nous fait qu᾿on refuse de nous laisser tranquilles à faire notre travail sans être dérangés ? Pourquoi cet harcèlement constant et ces campagnes fiévreuses de diffamation contre nous ? Pourquoi donc tiens-tu tant à ce que les choses deviennent aussi amères et peu harmonieuses entre nous ?
Tu écris longuement au sujet de l᾿Assam, Coimbalore etc. Laisse-moi te rappeler pour le moment que la seule chose qui nous ait été demandée en avril était de quitter Happywood, ce que nous avons accepté de faire sans histoires. ... Je n᾿ai jamais pris d᾿engagement quant à notre destination ultime, et n᾿aurais accepté d᾿en donner aucun. Une dernière fois, donc, je répète que nous n᾿accepterons aucune pression ni exigence quant à l᾿endroit où nous [[nous]] installerons, ni quand. Nous déciderons de cela quand viendra le moment, en pleine liberté. ...
J᾿ajoute que je n᾿accepte pas le ton agressif et violent de ta lettre, signe que ta conscience n᾿est pas à son aise. Tu n᾿as aucun droit d᾿user d᾿un pareil ton envers moi, qui pas une fois depuis que je t᾿ai accueilli dans Mira Aditi en 1983, n᾿ai eu un mot de travers ou agressif envers toi. Je t᾿ai aidé, conseillé, ai collaboré de mille façons en te considérant toujours comme un frère proche, et sans la moindre ambition personnelle – ce que tu as eu l᾿honnêteté de reconnaître bien des fois avant de décider que j᾿étais devenu une sorte de diable avec deux cornes et une queue fourchue. Et j᾿affirme ici que le Michel que tu as bâti dans ton imagination ces dernières semaines n᾿existe simplement nulle part ailleurs. Que je suive ma "tête" ou quelque chose de plus profond, ne te soucie pas – laisse-moi donc libre de faire face à ma destinée, quelle qu᾿elle soit. Je ne me suis pas mêlé de la tienne, autant que je sache. ...
S᾿il reste des difficultés ou problèmes pratiques, pourquoi ne pourraient-il pas être résolus de façon digne et amicale ?

 

Mais seul le langage de la force brute comptait. » (Fin momentanée de la citation.)

 

C᾿est le 19 avril que Joshi parla pour la première fois de Shimla : « j᾿ai pensé à Shimla ». Ce 3 juin, il annonça qu᾿il était en train de tenter de faire admettre Mi. Da. dans l'Institut indiqué.
« je ne comprends pas ». Mi. Da. ne comprends pas encore.
À propos « d᾿user d᾿un pareil ton envers moi », l᾿argument « Tu n᾿as aucun droit » ne vaut rien.
« Que je suive ma "tête"ou quelque chose de plus profond ». Le mot « tête » est placé entre des guillemets et correspond à une citation. Il serait intéressant de connaître le passage de la lettre de Pa. auquel il est répondu ainsi.

 


Suite immédiate de la citation.
« (c) Expulsion de MIRA

Le 13 juin, Patrice m᾿envoyait une longue lettre pleine de leçons spirituelles, accompagnée d᾿une série de pièces jointes destinées à m᾿expulser du Mother᾿s Institute of Research (MIRA), dont j᾿étais trustee depuis une dizaine d᾿années. La question finances fut vite réglée :

Au moment précis où je préparais les drafts des honoraria, j᾿ai reçu un message de Satprem, extrêmement clair et qui disait ceci : "Satprem, en tant que Satprem, refuse catégoriquement de (leur) donner des honoraria." C᾿était tout à fait catégorique. J᾿ai donc tout annulé.

"Satprem, en tant que Satprem" ... je n᾿ai jamais entendu pareil langage en 21 ans. Et de quel droit nous refusait-il une somme allouée par le gouvernement indien, comme si elle lui appartenait personnellement ? Et c᾿est moi qu᾿on allait accuser de m᾿être "rempli les poches" ! » (Fin momentanée de la citation.)

« longue lettre pleine de leçons spirituelles ». Celles-ci révélaient probablement davantage l᾿état de conscience (mauvais) de Pa. et les connaître serait donc intéressant. Toute la lettre mérite d᾿être connue.
À propos de l᾿argent, la situation qui existait n᾿est pas connue ici et l'on dit donc seulement ceci. Il est probable que Satprem n'agit pas comme si la « somme » lui appartenait « personnellement » mais comme si elle appartenait à l'organisme qui avait reçu la subvention et qu'il dirigeait.
« Satprem, en tant que Satprem ». Satprem sentit le besoin d᾿indiquer qu᾿il n᾿agissait pas en tant que Président de tel ou tel organisme mais en tant que lui-même indépendamment de ces fonctions. Son expression se comprend donc et elle est bonne. Elle se rapporte à ce qui est indiqué dans le début du présent article et qui est répété ici. Il y avait Satprem et ce qui existait autour de lui par développement naturel à propos d᾿édition et d᾿autres choses. Dans cela, il y avait notamment la forme juridique qui était donnée, par nécessité juridique, avec des individus placés à des fonctions : président, ou autres fonctions de dirigeant. Il semble que, au départ, il n᾿y ait pas eu de vraie distinction entre ces deux situations imbriquées. Tant que tout alla bien dans les relations entre Satprem et les autres membres, il semble qu᾿il y avait la première situation : Satprem dirigeait et les autres exécutaient en apportant leur contribution qui n᾿était pas opposée à la position de Satprem. En cas d᾿opposition, se prévaloir d᾿une fonction de trustee ne pouvait pas avoir d᾿effet face à Satprem : celui-ci décidait. Il agissait alors en tant que Satprem, pas en tant que Président.


Suite immédiate de la citation.
« Il y avait aussi une note de Satprem demandant ma démission au nom de la "situation maléfique" qui l᾿avait obligé à nous fermer les portes de Land᾿s End !

Patrice me communiquait donc une lettre de lui, en tant que secrétaire de MIRA, adressée aux trustees, demandant ma démission. Les raisons en bref :

(1) Satprem avait senti le besoin de se "dissocier" de moi "pour certaines raisons occultes" ;

(2) il avait senti, "pour des raisons spirituelles et occultes", le besoin d᾿établir une branche de MIRA en Assam, "où les gens de cette région et des régions environnantes du nord-est de l᾿Inde ont à faire face à de nombreux problèmes", mais j᾿avais rejeté cette proposition.
Deux remarques ici : il ne m᾿avait jamais dit qu᾿il s᾿agissait d᾿établir une branche de MIRA en Assam, et surtout, le travail de MIRA avait toujours été un travail d᾿édition et de recherches (c᾿est sur cette base que les subventions ont été obtenues du gouvernement) : aller combattre les missionnaires chrétiens en Assam ne pouvait en aucun cas faire partie des buts de MIRA ; il y avait donc contradiction fondamentale dans cette addition ultérieure quant à la création d᾿une "branche" de MIRA en Assam.

(3) Satprem avait alors suggéré Shimla, mais là encore j᾿avais refusé ; » (Fin momentanée de la citation.)

Connaître le texte complet de cette « note de Satprem » et de cette lettre de Pa. serait intéressant, nécessaire. Pour l᾿instant, à propos de documents, tout le commentaire qui suit est fait seulement d᾿après ce qu᾿en dit Mi. Da.

Satprem aurait émis l᾿idée d᾿une « situation maléfique » qui l᾿aurait poussé à expulser Mi. Da. et Ni. El. de Land᾿s End. Pourquoi ne pas parler aussi de l᾿expulsion de Happywood ? En tout cas, ça se rapporte probablement à ceci : « Les attaques occultes. Satprem décida de jouer la carte occulte avant même que nous quittions Kotagiri : j᾿étais responsable d᾿"attaques" contre lui [...] » Selon la lettre de Sujata du 18 mai, ça se rapporte aussi à l'histoire du « mauvais pli » qui serait à l'origine de « toute cette triste histoire ».
Selon Mi. Da., Satprem ne dit pas qu᾿il eut des « raisons spirituelles et occultes » desquelles il déduisit qu᾿il fallait « établir une branche de MIRA en Assam ». Il dit qu᾿il eut ces « raisons » et qu᾿il sentit alors « le besoin ». Qu᾿est-ce que ça vaut !? Voir d᾿abord ce que dit vraiment Satprem. Employa-t-il le mot « besoin » ?
Il est plus probable que Satprem avait pensé à l᾿Assam probablement à cause du voyage effectué récemment par Mi. Da. et Ni. El. Il aurait pensé à ce que ceux-ci lui avait rapporté : le conflit entre des religions, puis, selon ce qui est dit ce 13 juin, il aurait pensé à créer un établissement pour l᾿un de ses trois organismes. Cela correspondrait à la phrase : « Dans toute situation il y a quelque chose de très positif ». L᾿enchaînement se ferait ainsi : Satprem aurait eu des « raisons spirituelles et occultes » pour éloigner Mi. Da. et Ni. El., aurait alors pensé à l᾿Assam pour la cause venant d᾿être indiquée, puis aurait trouvé la justification suivante : « établir une branche de MIRA en Assam ».
Mais est-ce que cette justification était celle qui avait été indiquée par Satprem à Joshi ? Si oui, est-ce que celui-ci l᾿avait transmise à Mi. Da. ? Si oui, celui-ci ne la reçut pas, ne comprit pas. Joshi ne la lui avait peut-être pas indiquée. Satprem ne l᾿avait peut-être pas indiquée à Joshi, peut-être parce qu᾿il ne l᾿avait pas encore imaginée.
En outre, le 2 juin, Pa. pensait que la justification était le combat contre les « missionnaires chrétiens » au profit de l᾿hindouïsme. Le 13 juin, il écrit une lettre où il y a l᾿autre justification. Si celle-ci était la bonne, ne l᾿avait-il pas compris avant (mais après le 2 juin) !? Si oui, n᾿avait-il pas dit à Satprem que de l᾿incompréhension avait existé, que Mi. Da. n᾿avait pas compris le message (imprécis venant de Satprem, ou précis mais mal transmis par Joshi) et que lui-même, Pa., n᾿avait pas compris !?
Donc, au minimum, il y eut de l᾿incompréhension.
Il y eut peut-être aussi que, lorsque Satprem connut, par Pa., l᾿argument de Mi. Da. « les missionnaires [...] sont très actifs partout en Inde, pas seulement en Assam », il imagina une autre justification pour tenter de faire aller en Assam ou, plutôt, pour faire comme s᾿il l᾿avait indiquée lors de sa tentative d᾿y faire aller.
L᾿idée d᾿établir « une branche de MIRA en Assam » était correcte alors que celle d᾿aller combattre les « missionnaires chrétiens » au profit des hindouïstes ne l᾿était pas. Satprem semble s᾿en être rendu compte.
Mais est-ce que l᾿idée d᾿aller en Assam venait de Pa., avec la justification d᾿agir au profit de l᾿hindouïsme, mais sans le dire clairement à Satprem, parlant seulement d᾿un « travail » !? Celui-ci aurait compris ce mot comme se rapportant à l᾿activité au profit de MIRA, etc. !?
Quoi qu᾿il en soit, vu ce qui est dit, si Satprem avait eu une mauvaise opinion de Mi. Da., avait pensé qu᾿il créait une « situation maléfique », pourquoi lui donner la mission d᾿aller créer « une branche de MIRA » (où il aurait pu tout gâcher) plutôt que chercher à l᾿évacuer aussitôt de tous les organismes rattachés à lui-même, Satprem ?
S᾿il était vrai que des « raisons spirituelles et occultes » avaient fait avoir à Satprem « le besoin d᾿établir une branche de MIRA en Assam », elles ne pouvaient pas être hostiles à Mi. Da. puisque celui-ci était chargé de créer cette branche.
Il semble vraiment que l᾿idée d᾿une telle création fut apportée tardivement pour remplacer l᾿idée de lutter contre « les missionnaires chrétiens » au profit de l᾿hindouïsme.

Par ailleurs, concernant « la création d᾿une branche de MIRA en Assam », il y aurait (probablement) une « contradiction fondamentale » avec les « buts de MIRA » si l᾿action avait été de « combattre les missionnaires chrétiens en Assam » au profit de l᾿hindouïsme. Mais il n᾿y en avait pas si l᾿action consistait à diffuser, par MIRA, les conceptions de Sri Aurobindo et la Mère, supérieures aux religions, et qui n᾿étaient donc au profit d᾿aucune d᾿elles. Pour connaître ce que pensait Satprem à ce moment, il faudrait savoir ce qu᾿il appela « nombreux problèmes ».

 

Quoi qu᾿il en soit, Satprem ne dit pas que Mi. Da. refusa d᾿aller en Assam, ce qui était la situation véritable, mais il déforma en disant que le refus concerna « établir une branche de MIRA en Assam », en valorisant, par sous-entendu : « établir une branche de MIRA ».
Même si c᾿est cela qui avait été proposé, ordonné, à Mi. Da., celui-ci n᾿avait pas à obéir, n᾿avait pas à aller en Assam, s᾿il ne le voulait pas. Pourtant, Satprem fait comme si ce refus était une faute. Et il fait comme si c᾿était celle-ci qui nécessitait l᾿évacuation. Est-ce que c᾿est ce refus de soumission qui ferait en lui-même, une « situation maléfique » ?

Mi. Da., se rapportant à la lettre de Pa. du 13 juin, dit que, après le refus concernant l᾿Assam, il y aurait eu que « Satprem avait alors suggéré Shimla ». Est-ce ça signifie que Satprem aurait émis l᾿idée que, toujours pour « la création d᾿une "branche" de MIRA », et puisque l᾿idée d᾿aller en Assam avait été refusée, il aurait proposé d᾿aller en établir une à Shimla ? Ou est-ce que ça signifie : « avait alors suggéré Shimla » et l᾿entrée dans « l᾿Institute of Advanced Study » ?
En tout cas, selon le récit de Mi. Da., l᾿idée d᾿aller à Shimla apparaît le 19 avril alors que celle d᾿aller en Assam apparaît le 27 mai. Cette situation de correspond pas à « Satprem avait alors suggéré Shimla ». Est-ce que Satprem ou Pa. réécrit l᾿histoire !?
Le refus d᾿aller à Shimla est aussi présenté par Satprem comme étant une faute, ce qu᾿il n᾿était pas. Et il fait comme si c᾿était celle-ci qui nécessitait l᾿évacuation. Est-ce que c᾿est ce refus de soumission qui ferait en lui-même, une « situation maléfique » ?

 

Est-ce que Mi. Da. rapporte fidèlement le contenu de la lettre du 13 juin ? On ne sait pas. Il faudrait connaître cette lettre.

L᾿idée, la mission, d᾿aller en Assam pour telle cause aurait dû être donnée dans une lettre, plutôt que transmise oralement et par un intermédiaire. Il n᾿y aurait pas eu la confusion qui suivit. Ne pas l᾿avoir fait fut une faute de Satprem. Au minimum, ce fut une erreur.


Suite immédiate de la citation.

« (4) "pour des raisons spirituelles et pour d᾿autres raisons", Satprem avait décidé, en tant que président de MIRA, de n᾿ouvrir aucune nouvelle branche ailleurs dans le pays, et par conséquent je ne devais plus avoir de connexion avec MIRA ; » (Fin momentanée de la citation.)

Si Satprem avait « senti, "pour des raisons spirituelles et occultes", le besoin d᾿établir une branche de MIRA en Assam » mais que Mi. Da. n᾿avait pas voulu s᾿en occuper, ce premier aurait pu chercher quelqu᾿un d᾿autre pour accomplir la mission. Au lieu de cela, c᾿est le projet qui fut arrêté !
Le 27 mai (ou le 26 avant la transmission du message à Joshi) Satprem aurait « senti, "pour des raisons spirituelles et occultes", le besoin d᾿établir une branche de MIRA en Assam » puis, le 13 juin (ou peu avant), « "pour des raisons spirituelles et pour d᾿autres raisons", Satprem avait décidé, en tant que président de MIRA, de n᾿ouvrir aucune nouvelle branche ailleurs dans le pays, [...]. » La cause serait le refus de Mi. Da. d᾿aller en Assam.
Donc, les « raisons » évoquées par Satprem mais non dites ne semblent pas avoir beaucoup de consistance... au moins par rapport à l᾿établissement d᾿une branche de MIRA en Assam.


Suite immédiate de la citation.

« (5) enfin, "il était bien entendu que le séjour [de Michel Danino] à Coimbalore serait extrêmement bref, et la somme qui lui avait été remise incluait un changement rapide depuis Coimbalore vers un endroit tel que l᾿Assam ou Shimla".
Comment peut-on mentir ainsi sur des faits si élémentaires ? Jamais, comme je l᾿ai expliqué plus haut, je n᾿avais dit que le séjour à Coimbalore serait "extrêmement bref", ni que nous irions rapidement "vers un endroit tel que l᾿Assam ou Shimla", et jamais de telles conditions n᾿avaient été formulées avant notre départ – pour la simple raison que nous ne les aurions jamais acceptées.

Que peut-on faire quand tous les mensonges sont permis ? et au nom de raisons spirituelles" ? Satprem qui, dans le temps, condamnait la "grande affaire spirituelle" de l᾿Ashram... [[!]] Et quelle tristesse de voir les trustees signer ces mensonges sans se poser la moindre question, demander ma démision sans rien savoir, et au nom de "l᾿harmonie" et de la "dignité". Sans parler de deux nouveaux trustees admis subrepticement pour le digne propos de m᾿expulser. Tout de même, un des anciens trustees, Shri Krishnakumar, notre ami de Coimbalore qui nous avait offert ce refuge temporaire, connu et respecté en Inde, refusa : "Je ne trouve pas grande substance dans les raisons avancées pour demander la démission de Michel. J᾿ai toujours été un homme de justice et je me soucie qu᾿il n᾿y ait pas d᾿adharma [injustice ou mensonge]", écrivit-il à Patrice.

Inutile de dire que mon expulsion de MIRA, pas plus que celle de Nicole, n᾿a la moindre valeur morale ni légale, dans la mesure où notre travail a contribué très largement à cet institut toutes ces années, où nous ne pouvons en être exclus sans raisons réelles et au milieu de manipulations financières. » (Fin momentanée de la citation.)

Satprem cherche à se débarrasser autant qu᾿il le veut de Mi. Da. (et de Ni. El.) et il agit en ce but, sinueusement, malhonnêtement.

« un endroit tel que l᾿Assam ou Shimla ». Le mot « tel » évoque quelque chose, une notion, qui n'est pas exprimée. Elle est commune aux deux lieux indiqués. C'est celle de grand éloignement par rapport à Kotagiri.
C᾿est l᾿élément important, principal, de la mission imaginée par Satprem. Voulant cela, il pensa à l᾿Assam, probablement à cause du voyage effectué récemment par Mi. Da. et Ni. El. Il ajouta une cause, une justification, (le problème étant de savoir laquelle des deux interprétations indiquées ci-dessus était la bonne à ce moment). Pourquoi Satprem voulut-il un grand éloignement ?
Est-ce que c᾿est parce que, après le départ de Mi. Da. et Ni. El. de Kotagiri, ses attaques noctures continuèrent et que lui, continuant de penser que les deux installés à Coimbalore en étaient la cause et la seule cause, pensa qu᾿ils n᾿étaient pas assez loin ? En ce cas, il aurait cherché à les éloigner davantage.
En ce cas, il n'y aurait pas Satprem « incapable » d᾿oublier Mi. Da. et Ni. El., mais il y aurait ce qui vient d'être indiqué.
Sujata, dans sa lettre du 18 mai, évoqua au moins une vision qu'eut elle-même ou Satprem. Est-ce que c'est à partir d'elle qu'ils eurent la volonté d᾿évacuer Mi. Da. et Ni. El. de toute leur vie, que ce soit à propos de leur lieu d᾿habitation ou de leur présence dans des organismes où il y a Satprem, ou toute autre situation ?

Selon ce qui est écrit, puisque « Krishnakumar » « refusa », c᾿est qu᾿il était l᾿un des « trustees ». Est-ce que, en conséquence de son refus, il fut évacué et devint ainsi « un des anciens trustees » ?

Le fait que quelqu᾿un ait fait un « travail » qui « a contribué très largement à » l᾿existence et au fonctionnement d᾿un organisme n᾿empêche pas qu᾿il en soit évacué si une ou plusieurs causes légitimes apparaissent. Savoir s᾿il y en avait est un autre problème.
Concernant l᾿absence annoncée de « la moindre valeur morale ni légale », voir ce qui fut indiqué plusieurs fois plus haut, où il y a notamment ceci. Il y avait Satprem et ce qui existait autour de lui par développement naturel à propos d᾿édition et d᾿autres choses. Dans cela, il y avait notamment la forme juridique qui était donnée, par nécessité juridique.

Il semble que Mi. Da. ait démissionné. Si oui, à quelle date ? Aurait-il pu ne pas démissionner pour voir ce qui allait se passer ?


APRÈS UN PASSAGE DE LA PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA. QUI EST OMIS ICI, VOICI CE QU᾿IL Y A

Dans le texte de Mi. Da., la suite de ce qui est reproduit ci-dessus concerne encore « (c) Expulsion de MIRA », à propos des 10 et 27 juillet. Elle est longue d᾿un peu moins d᾿une page. Elle ne correspond pas à la chronologie des évènements et ça résulta d᾿un choix conscient, fait par Mi. Da., celui de présenter successivement deux affaires complètes. Mais, ici, il est voulu respecter à peu près la chronologie. Ce passage n᾿est donc pas reproduit ici mais il l'est plus loin, en deux fragments.
Maintenant, voici ce qui, dans le texte de Mi. Da., est après le passage omis.

« (d) Expulsion de Mira Aditi et piratage

Toujours dans cette lettre du 13 juin, Patrice m᾿informait d᾿une décision unilatérale de plus : huit de mes livres (quatre en anglais, quatre en langues indiennes) ne seraient plus distribués par Mira Aditi et m᾿avaient été renvoyés. Trois des quatre livres en anglais, qui auraient dû être réédités prochainement (ils avaient été budgetisés sous la subvention du gouvernement) ne le seraient pas, ni non plus un nouveau livre à venir (également budgétisé). Quant à The Invasion That Never Was (dont Sujata avait le 3 juin décidé de retirer sa 2e partie), il m᾿était généreusement proposé que le livre pourrait continuer d᾿être édité et distribué par Mira Aditi, "mais à toi de décider, nous ferons comme tu le voudras". Encore une assurance qui n᾿allait pas tenir longtemps. Enfin, dans un post-scriptum, Patrice suggérait avec désinvolture que "Concernant Mira Aditi, tu pourrais peut-être nous envoyer aussi ta démission (ainsi que celle de Nicole). Merci de préciser tes intentions at your convenience."

Je répondis à Patrice (le 28 juin, en anglais) :

Je ne vois pas pourquoi mes différents livres seraient traités de façon différente. Je te demande de traiter tous mes livres de la même manière. Merci donc de renvoyer tous les exemplaires restants de The Invasion That Never Was. Cela s᾿applique également à India᾿s Rebirth et à India the Mother, que j᾿ai préparés tous deux,* et leurs traductions en langues indiennes. En ce qui concerne la 3e édition de The Invasion That Never Was et son édition scolaire, je les publierai moi-même.
[[L᾿astérisque renvoie à la note suivante de bas de page. « Patrice, dans sa réponse, tournera cette requête en dérision. Pourtant Satprem et Sujata avaient toujours reconnu, plus que moi-même, ma préparation de ces deux livres, ainsi que le montrent nombre de leurs notes. C᾿est moi qui avais insisté pour que mon nom ne figure pas dans India᾿s Rebirth, mais Satprem et Sujata avaient tenu à ce qu᾿il soit au moins là dans la traduction française du livre ; pour India the Mother il figure dans l᾿anglais. Là encore donc, au lieu de faire une séparation complète honnêtement, c᾿était l᾿appropriation d᾿autorité. J᾿ajoute qu᾿India᾿s Rebirth s᾿est vendu à plus de 10 000 ex. en version anglaise seule (il y a des traductions en 9 langues indiennes), et The Invasion That Never Was à près de 8 000 ex. La question financière semble décidément être à l᾿origine de bien des "décisions" annoncées par Patrice. »]]

Se peut-il que Mira Aditi voulait garder ces trois livres parce qu᾿ils se vendaient trop bien ? » (Fin momentanée de la citation.)

« une décision unilatérale de plus ». S᾿il n᾿y avait pas de contrat entre Mi. Da. et Mira Aditi Centre, l᾿existence d᾿une « décision unilatérale » de cet organisme pouvait se comprendre, dans le cadre du processus d᾿évacuation qui existait. Avant, la situation qui avait existé était probablement pas claire, et elle n᾿avait pas posé de problèmes tant que tous les acteurs s᾿étaient bien entendus. Puis il y eut la situation où il y avait « Satprem en tant que Satprem » et ses organismes.
Il semble que dans le livre titré The Invasion That Never Was, il y avait une deuxième partie qui était de Sujata.
« at your convenience » : à ta convenance.
Pourquoi Mi. Da. avait-il « insisté pour que » son « nom ne figure pas » sur le livre ? Il créa de la situation pas claire.


LETTRE DES PARENTS DE MI. DA., DU 30 JUIN, ADRESSÉE À SUJATA

Au début de la lettre, il y a le prénom des deux parents de Mi. Da. et le nom de famille : ils ne sont pas reproduits ci-après. Les deux prénoms qui sont en signature sont remplacés ci-après par leur première lettre suivie par un point. L᾿adresse complète n᾿est pas reproduite ci-après, ni une autre indication de la ville avant la date du début.

« le 30 juin 2003
Sujata, Satprem,
Des événements violents et soudains ont bouleversé – dans tous les sens du mot – la vie à Kotagiri de notre fils Michel et de sa compagne Nicole. Sans le moindre égard, sans le moindre respect de la personne humaine, dans l᾿oubli total des mille services rendus par eux avec constance et dévouement durant 25 ans, vous leur avez enjoint de quitter immédiatement leur travail et leur habitation. Vous leur avez aussi pratiquement coupé les vivres (à l᾿exception d᾿une somme destinée à faciliter leur départ immédiat de Kotagiri) allant jusqu᾿à refuser de leur verser des montants promis dans le cadre de leur travail.
Après avoir exigé d᾿eux leur retour en France, sous des prétextes de santé assez cocasses, et leur refus évident et prévisible, vous leur avez suggéré d᾿aller en Assam. S᾿agissait-il pour eux d᾿aller en mission anti-chrétienne, peut-être anti-islamique ? Ils ne pouvaient davantage accepter cette proposition saugrenue.
Là où votre acharnement et votre volonté de destruction deviennent incompréhensibles, c᾿est qu᾿après ce traitement inattendu et brutal vous les poursuivez de votre vindicte en éloignant d᾿eux amis et connaissances, en les chassant des postes où ils occupaient quelque fonction, en déversant sur eux par téléphone D[[...]] sait quel racontars, de façon à faire d᾿eux des pestiférés, en leur refusant même le choix de leur résidence. Vouliez-vous donc achever les blessés ?
Cette situation nous a amenés à vous adresser le 9 mai une lettre vous demandant essentiellement les raisons de ces mesures. Votre réponse du 18 mai n᾿apporte malheureusement aucun éclaircissement. Votre prière pour que Michel "retrouve le chemin de son âme" ne peut tenir lieu d᾿explication. Devant l᾿abîme qui sépare la démesure de ces "représailles" d᾿une part et l᾿inconsistance des griefs que vous sous-entendez d᾿autre part, nous devons vous livrer les hypothèses qui nous paraissent vraisemblables pour expliquer votre comportement :
1) Michel et Nicole avaient terminé les grands chantiers de vos lieux, ainsi que des traductions ou préparations de plusieurs dizaines d᾿ouvrages.
2) Michel s᾿est intéressé ces dernières années à l᾿histoire ancienne de l᾿Inde, à la culture indienne, à l᾿hindouisme, et bien entendu aux idées d᾿Aurobindo. Comme il n᾿a pas fait cela en amateur, il a acquis des connaissances lui permettant de donner des conférences dans des milieux intellectuels, notamment ceux de l᾿archéologie, d᾿être invité à de nombreux colloques, d᾿écrire quelques ouvrages etc. Apparemment, cette activité extérieure et indépendante n᾿a pas eu l᾿heur de vous plaire. Elle leur permettait de respirer par eux-mêmes. Elle n᾿était donc pas suffisamment orthodoxe !
Ces deux évolutions les rendaient désormais moins utiles et moins disponibles à Land᾿s End. Il convenait donc de s᾿en débarrasser discrètement. D᾿où l᾿idée qui a germé en vous durant toute l᾿année 2002 de les renvoyer en France. Avant que [[vous]] ne leur en parliez au mois de mars [03], vous nous aviez déjà demandé en novembre [02], de leur recommander de revenir en France. D᾿où l᾿installation d᾿un couple destiné à les remplacer, au moins pour assurer l᾿intendance. D᾿où votre colère jupitérienne devant leur refus et leur excommunication majeure. D᾿où enfin votre erreur, car se débarrasser de deux êtres de valeur qui ont fait leurs preuves est une amputation. Mais même si cette séparation vous a paru inévitable, il vous incombait de veiller à ce qu᾿elle se passe harmonieusement, oserons-nous dire humainement, à vous qui aspirez à dépasser l᾿humanité ?

À présent prenons un peu de hauteur.
Il faut réaliser qu᾿un conflit atteint et éclabousse tous ses participants. Ce conflit est en train de s᾿étaler sur la place publique. Vous-mêmes avez donné une grande résonance à ce règlement de comptes. Certains qui avaient d᾿abord réagi par obéissance et aveuglément confiants dans votre jugement commencent à trouver que trop c᾿est trop et retrouvent une attitude critique. Même si ces personnes n᾿atteignent pas votre avancée spirituelle et ne participent pas à votre quête du supramental, elles estiment que vous avez péché par excès de pouvoir.
Tout cela pour quoi ? Parce que Michel, de plein droit, a refusé des exils (la France puis l᾿Assam) tout à fait contraires à ses aspirations. Il est devenu un INSOUMIS.
Cela vous donnait-il le droit de transformer en drame ce qui n᾿était qu᾿un désaccord ?
Michel et Nicole éprouvaient à votre égard, nous pouvons en témoigner, une profonde et inconditionnelle vénération. Ils l᾿ont prouvé pendant 25 années. Ils vous plaçaient au plus haut dans leur Olympe, parmi les êtres qui ne pouvaient leur causer le moindre mal. Alors mesurez leur déception et leur chagrin.
Le moment est venu à notre avis de jeter un nouveau regard sur cette crise. Il faut savoir, a dit un politicien, terminer une guerre. Or vous avez le pouvoir d᾿agir sur ce processus et d᾿assainir très vite l᾿atmosphère. Il suffit de quelques gestes positifs de votre part.
Ces péripéties méritent d᾿être oubliées. Il faut savoir tourner la page.
Avec nos meilleurs sentiments.
M. et J., les parents de Michel.
P.S. La réponse que nous a adressée Sujata, le 18 juin a été largement diffusée par ses soins avant qu᾿elle ne nous parvienne. Nous préférons faire preuve de correction en envoyant les copies de la présente seulement après que ses destinataires en auront pris connaissance. »

La lettre de Sujata est celle du 18 mai, pas du « 18 juin ».

Pourquoi les parents agirent-t-ils comme si leur fils était un mineur d᾿âge ? Ils avaient été mêlés à l᾿affaire par Sujata.

Ce qui ci-dessus est écrit « D[[...]] sait » correspond à « Dieu sait » dans la lettre, le dieu des religions dites monothéistes.
« vous avez péché »: Ce dernier mot est religieux. Si l᾿on avait voulu ne pas être religieux, on aurait pu dire : fauté.

Il est dit que ce sont des « hypothèses » qui sont dites indiquées en « 1) » et « 2) ».
« votre acharnement et votre volonté de destruction deviennent incompréhensibles ». Pour comprendre, penser à la conception qu᾿avaient Satprem et Sujata de Mi. Da. et Ni. El. comme causes des attaques nocturnes subies par lui.

« inconditionnelle vénération », « Ils vous plaçaient au plus haut dans leur Olympe ». Si ces indications correspondent à la réalité, Mi. Da. et Ni. El. eurent tort. Sri Aurobindo et la Mère ne dirent jamais de faire cela. Mi. Da. et Ni. El. se soumirent, renoncèrent à eux-mêmes. Ils étaient des satprémistes.
L᾿idée de « respirer par eux-mêmes » indique l᾿oppression résultant de la soumission, volontaire, à Satprem.


SUITE DE LA PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA.

(Ce qui suit est après, du 28 juin : « Se peut-il que Mira Aditi voulait garder ces trois livres parce qu᾿ils se vendaient trop bien ? »)

« Le 7 juillet, Patrice m᾿informait de nouvelles décisions (sanctions ?) unilatérales : "Concernant l᾿Invasion, le livre étant ᾿co-authored᾿, il a finalement été décidé de continuer à le distribuer jusqu᾿à épuisement du stock. ..." Mais surtout, tout en me donnant magnanimement le "champ libre" pour publier la 3e édition (en préparation) "avec ton propre financement", Patrice cherchait à m᾿imposer une impression de l᾿édition scolaire de ce même livre (également en préparation) : il fallait que je lui envoie les films pour qu᾿il fasse imprimer le livre et m᾿en envoie le stock. On disait vouloir "se dissocier" de Michel Danino mais on ne le voulait pas ! » (Fin momentanée de la citation.)

Encore le mot « unilatérales ».
« co-authored »: il y avait deux auteurs, Mi. Da. et Sujata. Il semble que le premier l᾿était pour la première partie du livre, l᾿autre pour la deuxième partie.
« mais on ne le voulait pas » : généralisation abusive.


DÉBUT DU PASSAGE DE LA PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA. QUI EST OMIS PLUS HAUT

(Ce qui suit est après les mots : « et au milieu de manipulations financières ».)
« Le chapitre MIRA continue avec une lettre de Patrice aux trustees du 10 juillet, où il prétend, en inventant et manipulant les chiffres à sa guise, que nous avons quitté Kotagiri avec 2 millions de roupies, et que nous avons donc été traités très généreusement ! » (Fin momentanée de la citation.)


LETTRE DE SATPREM DU 11 JUILLET, ADRESSÉE AUX PARENTS DE MI. DA.

 

C᾿est la réponse à la lettre expédiée le 30 juin par les parents de Mi. Da.
Le caractère authentique de cette lettre du 11 juillet, comme celui des trois lettres de Sujata, est certain. L᾿indication des deux destinataires et la signature sont écrites à la main par Satprem. Le reste est écrit à la machine.

 

« 11 juillet 2003
Monsieur-Madame Danino
J᾿avais toujours pensé que les Juifs étaient un peuple noble et courageux... justement parce qu᾿ils ont beaucoup souffert dans l᾿Histoire, et quand j᾿ai donné asile au-dit Michel Danino, je pensais de même. Non pas que j᾿aie aucune racine juive, je suis marin et breton, mais je trouvais injuste et me révoltais contre le sort que les petits bourgeois français, collaborateurs et pét[[a]]inistes, leur faisaient subir, je me suis battu dans la Résistance et j᾿ai partagé leur sort dans les camps de concentration nazis (j᾿ai une croix de guerre et une médaille de la Résistance).
Qu᾿a fait ce Danino Michel, de la noblesse et du courage de sa race ? Il a trahi perfidement en abusant non seulement de l᾿hospitalité et des moyens matériels généreux qui lui étaient donnés ici, à Kotagiri, mais plus encore des connaissances spirituelles et de l᾿amour vrai que je tentais de lui donner quotidiennement avec ma douce et bien-aimée du Bengale, Sujata. Rien n᾿est entré dans son cœur et dans son âme. Au contraire, il s᾿est affublé d᾿une vilaine petite sorcière (je l᾿ai appris plus tard), indigente élevée par la grand-mère de son village français, "la sorcière du village", et qui a mis ses talents méphitiques et maléfiques pour hypnotiser et posséder votre fils. Rien de glorieux. Au lieu d᾿avoir le courage de lutter contre lui-même et d᾿affronter la vie, il m᾿apportait chaque jour les vilenies et maléfices de sa sorcière qui attaquaient odieusement mon corps, jusqu᾿au jour où j᾿ai dû leur fermer les portes de ma maison et l᾿obliger à démissionner de notre Institut français dont il salissait les Buts nobles de Mère et de Sri Aurobindo : une Espèce Nouvelle et une Terre de Vérité.
Au lieu d᾿affronter, il s᾿est lâchement mis au service du Mensonge et il s᾿est enfui de ce qui aurait dû être sa tâche en se couvrant d᾿un masque "spirituel" indien et en pervertissant les consciences sous le couvert de notre Institut indien et en créant un grandiose "International Forum for India᾿s Heritage" – mais c᾿était un grandiose petit Ego de Michel qui poursuivait sa propre gloire et son ambition personnelle : son propre compte en banque et celui de sa mégère luxueuse. Mais finalement tout se démasque et leur International Forum n᾿a plus d᾿avenir. Ainsi soit-il. Qu᾿ils soient oubliés à jamais dans les poubelles de l᾿Histoire.
[[Ici, au centre d᾿une ligne, il y a un signe qui est comme une grande lettre V avec les deux bouts du haut courbés vers l᾿extérieur, et qui correspond à un oiseau en vol.]]
On vole plus loin, vers une Terre Nouvelle et un Être Nouveau qui ne sera plus une amélioration de notre Barbarie mentale périmée. »
Ensuite, il y a la signature.

Vu le temps de transmission du courrier entre la France et l᾿Inde, la lettre des parents du 30 juin arriva environ dix jours plus tard et Satprem se mit donc aussitôt ou rapidement à y répondre, le 11 juillet.

En quoi le fait, pour un peuple, de souffrir « dans l᾿Histoire » ferait qu᾿il deviendrait « noble et courageux » ? Où Satprem alla-t-il chercher cette relation !?
En tout cas, il ne s᾿occupe pas de ce qui existe dans la réalité ou, au moins, il ne s᾿occupe pas de sa propre interprétation de la réalité. Il s᾿occupe de faits correspondant à : souffrir « dans l᾿Histoire », et de ce que lui-même en déduit : penser que cela faisait que « les Juifs étaient un peuple noble et courageux ».
En plus, quoi que soit ce qu᾿est vraiment un peuple, il est faux de penser que chacun de ses membres corresponde à l᾿idée globale que l᾿on peut en avoir.

Satprem dit que ce qu᾿il pensait de « les Juifs », il l᾿avait pensé au moment où il « avait donné asile au-dit Michel Danino ». Si c᾿était vrai, ça signifierait que, à ce moment, il considéra Mi. Da. comme juif, juif errant, et seulement comme tel. Il l᾿aurait recueilli par pitié ou autre motivation de ce genre. Est-ce qu᾿il y a des gens qui pensent que ça correspond à la réalité ? Est-ce qu᾿il y en a qui pensent que c᾿est ça qui fut à la base de l᾿activité de Satprem avec Mi. Da., et de celui-ci avec l᾿autre ? Il semble impossible qu᾿il y en ait.

« Non pas que j᾿aie aucune racine juive, je suis marin et breton ». Cette dernière affirmation ne correspond pas à une « racine ». À propos de racines, le nom de famille de Satprem était Enginger. C᾿est un nom alsacien, c᾿est-à-dire de l᾿est de la France métropolitaine alors que la Bretagne (« breton ») est à l᾿ouest de celle-ci. Ce nom ne semble pas juif.

« le sort que les petits bourgeois français, collaborateurs et pét[[a]]inistes, leur faisaient subir ». (Le mot pétainiste désigne les partisans de Philippe Pétain.) Tous les « petits bourgeois » ne furent pas « collaborateurs et pét[[a]]inistes », et il n᾿y avait pas que des « petits bourgeois » qui le furent.

« Qu᾿a fait ce Danino Michel, de la noblesse et du courage de sa race ? » Satprem avait introduit l᾿idée d᾿un « peuple noble et courageux » pour pouvoir parler ensuite seulement de Mi. Da. à ce sujet.
Satprem avait une idée généralisée à tous les membres d᾿un peuple : « J᾿avais toujours pensé que les Juifs étaient un peuple noble et courageux ». Quelle que soit l᾿idée générale que l᾿on peut avoir concernant un peuple, il y a toujours des membres de celui-ci qui sont différents, en mieux ou en pire. Satprem pense qu᾿il y a un des membres du peuple juif, « les Juifs », qui est différent et c᾿est Mi. Da. En disant « J᾿avais toujours pensé que », il y a donc le sous-entendu : mais j᾿avais tort et je m᾿en suis aperçu à propos de Mi. Da.

Il y a le mot « race ».
Pour le commenter, voici d᾿abord un extrait d᾿un article publié sur le site Ohoettilto avec le titre Juin 13, concernant L. V., MI. DA., TO. IO, ET 2A. (On le trouve en allant dans le menu Réflexions, puis dans Satprem et Luc Venet, etc., puis dans À partir de janvier 13 : faits déclenchés par 2A.) Cet article contient des erreurs.
Il est parlé du texte émis par Mi. Da. et qui est présenté dans le présent article. Il n᾿avait pas encore été lu mais des échos de rumeur avaient été reçus. (« 2A » désigne quelqu᾿un qui n᾿est pas nommé autrement.) Voici l᾿extrait.
« Selon 2A, Mi. Da., dans ce texte, dirait que son père fut le destinataire d᾿une lettre envoyée par Satprem et il développerait ce sujet. En relation plus ou moins directe avec cela, Mi. Da. exprimerait qu᾿il se considère comme étant juif.
Un rapide regard sur internet montre que Mi. Da. a au moins une origine juive. Si celui-ci ne se considérait pas encore comme juif, il n᾿y aurait jamais eu à en parler à propos de la relation avec Satprem.
Ici, il est donc considéré que Mi. Da. se considère comme juif. (S᾿il ne se considère pas ainsi, ou plus ainsi, qu᾿il le dise.)
C᾿est dans le peuple hébreux de l᾿antiquité qu᾿apparut la croyance dite monothéiste. Selon la légende, durant une période où le Moïse s᾿éloigna du lieu où vivait son peuple, le culte du nouveau dieu fut abandonné et remplacé par celui du veau d᾿or. Ça déplut au Moïse. Ça déplut encore plus au dieu nouveau qui ordonna de tuer les adorateurs du veau d᾿or. Il se montra ainsi tyran sanguinaire, conformément à sa nature. Le Moïse marchanda afin de pouvoir ne pas exterminer autant d᾿Hébreux que ce qui avait été ordonné par le dieu. Par ailleurs, longtemps plus tard, lorsque des membres du peuple en jeu adoptèrent la culture grecque, ils furent expulsés de ce peuple.
C᾿est dit ici pour indiquer qu᾿il y a, dans le judaïsme, l᾿amalgame idéologique entre la notion de peuple, celle de race et celle de croyance religieuse. Il y a de la croyance religieuse enfoncée profondément jusqu᾿à faire croire que c᾿est lié à des chromosomes.
Et Mi. Da., à l᾿époque où il finissait de travailler avec Satprem, ne s᾿était pas encore débarrassé de cela puisqu᾿il se croyait encore juif. De la lumière n᾿avait pas encore éclairé cela en lui, n᾿avait pas encore enlevé cela.
Il n᾿y a pas besoin d᾿avoir entendu parler de Sri Aurobindo et de la Mère pour considérer que l᾿amalgame idéologique juif est mauvais, aberrant, de la folie. Il suffit par exemple d᾿être un antireligieux de base en France.
Si Satprem avait fini par découvrir que Mi. Da. était encore encombré mentalement par cette conception ridicule, forcément bloqué par cela, il est facile de comprendre qu᾿il se soit moqué de lui. Est-ce qu᾿il découvrît cela ? Si oui, est-ce qu᾿il se moqua ainsi ? On n᾿en sait rien ici, et l᾿on ne sait même pas ce qui fut écrit dans le texte publié par Mi. Da.
S᾿il est vrai que Mi. Da. se considère encore comme juif, mais s᾿il ne fait pas partie des humains qui sont dans l᾿orbite du dieu des croyances dites monothéistes, il y a une contradiction. Les deux ne peuvent pas exister ensemble, sauf dans le chaos des idées.
Un remède est de se considérer d᾿origine juive mais pas juif. Si le nom fait aussi un rattachement considéré aliénant, on peut le modifier ou le changer.
Mi. Da. n᾿a-t-il pas encore abandonné vraiment le dieu des monothéismes !?
Par ailleurs, est-ce que c᾿est à cause d᾿un aspect de la croyance dite monothéiste, celui de la prétendue faute, du prétendu péché originel, que Mi. Da. se retrouva favorable, en Inde, à l᾿endoctrinement hindouiste avec sa Bhagavad-Guita ?
Dans ce qui précède, quelle est la quantité de spéculation et quelle est celle de la réalité ? Mi. Da. peut-il le savoir ? »
D᾿après le texte émis par Mi. Da. et présenté dans le présent article, on comprend que ce n᾿est pas celui-ci qui donna à Satprem l᾿occasion de parler de juifs mais que c᾿est ce dernier qui plaça ce sujet. Cette éventualité n᾿avait même pas été imaginée tellement elle semblait impossible ! Donc, à propos de la question concernant la quantité de spéculation, la réponse est : beaucoup.
L᾿article est reproduit ici à propos de son paragraphe qui commence par « C᾿est dans le peuple hébreux de l᾿antiquité ». Il y est montré que le vrai critère des humains qui furent ensuite dits juifs est la religion. (Les Hébreux qui furent chassés de leur peuple car ils ne voulaient pas de cette religion, et leurs descendants, finirent par se fondre dans d᾿autres peuples.)
Revenons au mot « race ». Son emploi relève de la lignée hostile aux juifs en général.
Lorsque le début de la lettre de Satprem est lu pour la première fois, il apparaît d᾿abord comme étant une giclée irrépressible, par vomis ou diarrhée, d᾿hostilité aux juifs, à tous les juifs. Après le décorticage venant d'être effectué, il apparaît que c᾿est le mot « race » qui est un véritable problème, le reste étant du fatras. Ce mot, mêlé au reste, fait paraître Satprem, à ce moment, comme étant un vieux radoteur, et parfois comme étant de la lignée antisémite où il y a notamment le pétainisme de la Deuxième guerre mondiale.

Satprem a l᾿idée d᾿un « peuple noble et courageux », que cette idée corresponde ou non à la réalité, et il part de ça pour parler de Mi. Da. Il aurait pu commencer sa lettre de manière plus simple en disant : « Qu᾿a fait ce Danino Michel » de noble et de courageux ? Il aurait continué en disant « Il a trahi perfidement », etc.
Mais Satprem voulut placer quelque chose à propos des juifs. Pourquoi ?
Est-ce que, face à Mi. Da., Satprem eut l᾿idée de trahison perfide et que cela lui fit penser aux juifs ? En ce cas, ce serait le subconscient papiste de Satprem qui l᾿aurait fait agir, dans lequel il y avait cette idée très commune parmi les chrétiens mais qui fut en réduction après la Deuxième guerre mondiale à cause de ce qui s'y était passé à propos de juifs. Pour les papistes, il n᾿y a pas longtemps que la papauté supprima les mots « perfidie judaïque » d᾿une prière du jour anniversaire d᾿une crucifixtion annoncée.
Est-ce que c᾿est le paragraphe concernant « la Bible » qui était dans la lettre des parents de Mi. Da. du 9 mai 03 qui provoqua en réponse la giclée de Satprem ?

Le commentaire qui concerne « Juifs » se termine ici.

À part ça, qu᾿est-ce qu᾿il y a dans cette lettre à commenter ?

Il y a des affirmations accusatrices mais pas un mot pour les expliquer.

Satprem dit que Mi. Da. l᾿a trahi.
La trahison concernerait notamment « l᾿hospitalité et des moyens matériels généreux qui lui étaient donnés ici ». En quoi consisterait la trahison ? Est-ce que c᾿est en utilisant cela au profit de l᾿hindouïsme, de Jaïa Bharati, de l᾿I.F.I.H. au lieu de l᾿utiliser seulement au profit de ce qui concerne tout Sri Aurobindo et la Mère (et Satprem) ? Ici, il est pensé que oui.
La trahison concernerait aussi « des connaissances spirituelles » « que je tentais de lui donner quotidiennement avec [[...]] Sujata ».
Même si Mi. Da. n᾿était pas venu travailler avec Satprem afin de recevoir de telles connaissances, et afin que celui-ci ait l᾿occasion d᾿en donner, on peut admettre que, spontanément, certaines soient données. Mais des éléments essentiels de connaissance semblent ne pas avoir été transmis par Satprem : s᾿occuper de se mettre à suivre son psychique (même si c᾿est en contradiction avec ce que veut Satprem) et, donc, d᾿abord, s᾿occuper de comprendre tout ce sujet, et aussi conseiller de lire et suivre ce qui est dans les livres de Sri Aurobindo et de la Mère autres que l᾿Agenda plutôt que seulement dans celui-ci, ceux de Satprem, et ce que celui-ci disait oralement à Mi. Da. Visiblement, à propos de psychique, ça ne fut pas fait vu ce que furent L. V., Mi. Da. et Pa., et, en plus, Satprem ne parle que des « connaissances spirituelles » « que je tentais de lui donner », pas de celles trouvables dans les livres indiqués ci-dessus.
La trahison concernerait aussi « l᾿amour vrai que je tentais de lui donner quotidiennement avec [[...]] Sujata ». Cet amour aurait impliqué au moins de favoriser ce qui est écrit ci-dessus à propos de psychique. Ce qui est appelé « amour vrai » est notamment l᾿ambiance de sentimentalité, de jeu avec fraternité. On ne dit rien de plus.

Satprem écrit : « Rien n᾿est entré dans son cœur et dans son âme ».
Il est parlé de ce qui relève de l᾿être émotif ou vital supérieur (« cœur ») et du psychique (« âme »). (Pourquoi Satprem emploie-t-il le mot âme plutôt que le mot psychique qui est le mot caractéristique ?)
Satprem parle de faire entrer quelque chose dans ladite « âme », au sens de psychique, de Mi. Da. Est-ce que c᾿est une bonne conception ? Non, car la bonne est, après avoir compris ce qui suit, de se mettre à reconnaître ce qui est appelé psychique, puis à s᾿occuper de suivre de plus en plus ses indications, s᾿exprimant à travers son mental, son vital et son physique. Puis il y a la suite. Il est donc cherché à permettre l᾿expression croissante du psychique dans la vie, sa manifestation croissante, sa croissance. Ça ne correspond pas à faire entrer quelque chose dedans.
À propos de faire entrer quelque chose dans « le cœur » (qui n᾿est évidemment pas l᾿organe cardiaque), on peut chercher à améliorer ce qui existe déjà, à éduquer, à faire évoluer.
Par ailleurs, Satprem ne dit pas qu᾿il voulait faire entrer quelque chose dans le mental de Mi. Da. Il est vrai qu᾿il ne semble pas avoir cherché à lui faire comprendre ce qui est indiqué ci-dessus. Il ne lui dit probablement même pas de s᾿occuper de lire les livres de Sri Aurobindo et la Mère (autre que l᾿Agenda) pour comprendre cela. Non seulement il y avait de l᾿incompréhension mais Satprem poussa dedans. C᾿est confirmé par ce que dit Mi. Da.
Le plus important, ce par quoi il aurait fallu commencer, ne fut pas apporté. En plus, Satprem poussa dans l᾿erreur à ce sujet, par ses histoires de petite cellule, etc., et aussi en poussant à la soumission à lui-même. Est-ce que Satprem appelle trahison aussi le fait de ne pas se soumettre à lui ?
On peut admettre que le contenu du livre The Invasion That Never Was corresponde à du vrai. On peut admettre que le produire fut une bonne action.
Est-ce que Mi. Da. aurait dû s᾿arrêter là ou vers là ? Est-ce qu᾿il ne s᾿arrêta pas alors que son psychique lui indiquait d᾿arrêter ?
Après la production de ce livre (ou à un autre moment), est-ce que Mi. Da. aurait dû ne pas se mettre à agir au profit de ladite « culture indienne » correspondant à l᾿hindouïsme, etc. Est-ce que l᾿intérêt intellectuel le fit continuer dans cette voie malgré une indication contraire de son psychique ? Est-ce que la réaction favorable d᾿érudits indiens le flatta et que c᾿est pour cela qu᾿il voulut continuer ? Est-ce que c᾿est à ça que correspond le mot « gloire » de la lettre de Satprem ainsi que « ambition personnelle » !? Même question pour « son propre compte en banque et celui de ».
Quoi qu᾿il en soit, si Mi. Da. voulait continuer dans cette voie, il aurait dû quitter Kotagiri et tous les organismes liés à Satprem car c᾿était en contradiction. Il n᾿aurait pas dû tout mélanger.
En restant, il trahit Satprem.
En plus, il y a la trahison consistant à utiliser le nom de Sri Aurobindo et une partie de la connaissance apportée par celui-ci et la Mère au profit de l᾿hindouïsme. En soi, est-ce que c᾿est de la trahison ? Objectivement oui mais il est naturel que des parties de quelque chose de nouveau qui arrive de plus haut soient récupérées et plus ou moins déformées par certains éléments des plans de conscience qui sont inférieurs, chacun l᾿utilisant pour soi-même, les mettant à son service. Par contre, faire cela à Kotagiri fut de la trahison par rapport à ce qui s᾿y faisait de manière caractéristique.
Est-ce que Mi. Da. s᾿intéressa d᾿abord à l᾿hindouïsme et que c᾿est par cela qu᾿il se retrouva s᾿intéresser à Sri Aurobindo et la Mère ? En ce cas, il aurait finalement chuté par la cause superficielle qui l᾿avait amené à s᾿intéresser à ceux-ci, ce qui serait ordinaire semble-t-il.

« les vilenies et maléfices [[...]] jusqu᾿au jour où j᾿ai dû leur fermer les portes de ma maison ». C'est forcément en relation avec « situation maléfique », avec « Les attaques occultes. Satprem décida de jouer la carte occulte avant même que nous quittions Kotagiri : j᾿étais responsable d᾿"attaques" contre lui [...] » et aussi avec l'histoire du « mauvais pli ». (Ça ne concernerait pas, semble-t-il, l'affaire des « ragots d᾿ouvriers et de serviteurs ».)

Satprem dit que Ni. El. est « une vilaine petite sorcière ». Si c᾿était vrai, il aurait mis plus de vingt ans à s᾿en apercevoir.
Il dit que la grand-mère de Ni. El. était « "la sorcière du village" ». Est-ce que Satprem parle d᾿individus qui ont un don plus ou moins inexplicable : enlever la douleur des brûlures et accélérer la cicatrisation, arrêter des saignements de sang (même si c᾿est parfois seulement pour une durée limitée), enlever des verrues, faire disparaître des maladies de peau, etc. ? Sinon, de quoi parle-t-il ? (Mi. Da., plus loin dans son texte, juste avant le titre « 7. Conclusions », répond à ce passage de la lettre de Satprem.)
« méphitiques ». Ce mot désigne quelque chose qui a une odeur très désagréable, infecte, répugnante. Satprem ne dit pas que Ni. El. avait depuis toujours une telle odeur, ni que celle-ci était apparue nouvellement car il parle de « talents » « méphitiques ». Le mot est donc employé avec un sens figuré. De quoi est-il parlé ? Est-ce que ça relève de l᾿expression sentir mauvais employée au sens figuré ? D᾿une situation, dire que ça commence à sentir mauvais signifie que ça commence à aller mal. Est-ce que Satprem parle de « talents » qui commencent à sentir mauvais ? En bref, Satprem parle-t-il de « talents » qui, finalement, sont reconnus par lui comme étant nuisibles ? Parle-t-il de « talents » qui sont nuisibles par nature ? Il ne dit pas quels sont ces « talents » et, donc, place de l᾿obscurité, accuse sans dire à quoi il fait allusion. (Mais Mi. Da. et Ni. El. pouvaient comprendre semble-t-il puisque ça se rapporte probablement au « mauvais pli ».) Est-ce que Satprem calomnie ? On ne peut pas savoir. Puis Satprem dit que ces « talents » sont « maléfiques ». Le mot « méphitiques » ne peut donc pas signifier nuisibles sauf si Satprem fait une répétition. On ne cherche pas davantage à tenter de comprendre ce qu'il dit, qui est volontairement obscur. C᾿est peut-être le mot « maléfiques » qui fit penser à « méphitiques », et l᾿apparence des deux mots aurait plu à Satprem et lui aurait fait placer aussi ce deuxième. Il lui plut peut-être aussi que ce mot fasse penser à Méphistophélès, un personnage de mythologie inspirée du christianisme et qui est dit être le diable.

Satprem dit que Ni. El. hypnotisa Mi. Da. et le posséda. Il ne dit pas un mot pour expliquer ses affirmations. Est-ce qu᾿il calomnie ? On ne peut pas le savoir. Mi. Da. et Ni. El., eux, pouvaient comprendre puisque ça correspond au « pli », à « toutes sortes d᾿excuses pour elle » et à « Ainsi l᾿a-t-il soutenue sur la pente qu᾿elle a pris ».
Satprem dit que ce qui était mauvais chez Ni. El. lui arrivait, en tant que « vilenies et maléfices » par l᾿intermédiaire de Mi. Da. Il ne dit pas comment ça arrivait. Il place de l᾿obscurité, accuse sans dire à quoi il fait allusion et, donc, sans que l᾿accusé puisse se défendre. Satprem dit que ces « vilenies et maléfices » « attaquaient odieusement » son « corps » et il semble dire implicitement qu᾿il chercha à les supprimer en supprimant leur origine, c᾿est-à-dire en chassant de chez lui Mi. Da. et Ni. El.
Mais quel est vraiment la relation entre « vilenies et maléfices » et la cause indiquée de l᾿expulsion de l᾿« Institut français », qui est que Mi. Da. en « salissait les Buts » !? Car Satprem ne dit pas que c᾿est pour supprimer ces « vilenies et maléfices » qu᾿il obligea Mi. Da. à sortir de l᾿I.R.E. Il dit qu᾿il l᾿en fit sortir car il trahissait, « salissait », « les Buts nobles de Mère et de Sri Aurobindo ». Il ne dit pas ce qui constituait la trahison, la salissure. Il place donc de l᾿obscurité, accuse sans dire à quoi il fait allusion et, donc, sans que l᾿accusé puisse se défendre. Il faisait peut-être allusion à l᾿hindouïsme, etc. Globalement, on ne comprend pas.

Satprem dit que Mi. Da. agit ainsi « Au lieu d᾿avoir le courage de lutter contre lui-même et d᾿affronter la vie ». « lutter contre lui-même » correspond peut-être à lutter contre les éléments de Mi. Da. qui poussèrent celui-ci à se mettre et rester dans la voie hindouïste, les conférences, etc. Est-ce que ça a un rapport avec les « excuses » du « pli », que Mi. Da. n'aurait pas dû faire, selon Satprem et Sujata ? Si Satprem veut dire que la bonne voie aurait consisté à lui être soumis, ce serait une erreur. Pour « affronter la vie », ici on n᾿a rien à dire.

Le paragraphe suivant de la lettre commence par « Au lieu d᾿affronter ». Donc, il semble que, dans la suite du paragraphe, Satprem répète, d᾿une autre manière, ce qu᾿il vient de dire.

Satprem dit que Mi. Da. « s᾿est enfui de ce qui aurait dû être sa tâche ». Celle-ci consistait à agir au profit des « Buts nobles de Mère et de Sri Aurobindo », au moins tels que conçus par Satprem,... et aussi au service de celui-ci. En pratique, ça correspondait au travail dans les trois organismes liés à Satprem et aussi au fait de vivre avec celui-ci et Sujata.

« masque "spirituel" indien ». Est-ce que le mot religieux aurait mieux convenu que « spirituel » ?

Satprem dit que Mi. Da. s᾿est « mis au service du Mensonge » et que cela s᾿est fait par ce qui est indiqué ici comme étant son activité au profit de l᾿hindouïsme, la volonté d᾿augmenter la domination religieuse hindouïste en Inde, ainsi que la mise au service de l᾿hindouïsme du nom Sri Aurobindo et d᾿une partie de la connaissance apportée par celui-ci et la Mère. Dans cette activité, il y a ce qui concerne le groupe Jaïa Bharati et l᾿I.F.I.H.
Satprem a raison !
Alors que cette lettre du 11 juillet 03 n᾿était pas encore connue ici, deux articles avaient été publiés sur le présent site Ohoettilto.
Il y a celui qui est titré Premier complément à la Contribution à l᾿affaire du conflit entre, notamment, Luc Venet et Satprem, et qui est relatif à « Michel et Nicole ». L᾿autre article est titré Reproches adressés au site internet Jaïa Bharati. Dans les deux, il y a notamment la phrase suivante : « J. B., en étant religieux, se fait un obstacle au développement évolutif promu par Sri Aurobindo et la Mère, il s᾿en fait un ennemi ».
Ce sujet est vers le centre de toute l᾿affaire de la relation entre Satprem et Sujata d᾿un côté, et Mi. Da. et Ni. El. de l᾿autre, qui mena au rejet de ces derniers par les premiers.
On ne développe pas davantage ici. Il faut absolument aller lire ces deux articles.
Mi. Da. et Ni. El., en s᾿engageant et en continuant de s᾿engager dans la voie de l᾿hindouïsme, etc., s᾿éloignèrent de leur activité caractéristique à Kotagiri, s᾿éloignèrent psychologiquement de Satprem et Sujata. Ceux-ci les expulsèrent et, ce faisant, ils mirent les faits en accord avec cela.

Satprem ne dit pas qu᾿il avait poussé Mi. Da. et Ni. El. dans ce « Mensonge ». Pourtant, il l᾿avait fait parce qu᾿il y était lui-même. Satprem finit-il par s᾿apercevoir de cela ? Est-ce qu᾿il voulut alors s᾿en débarrasser en lui-même et dans ce qui lui était proche ? Voir ses Carnets : après les expulsions de partout, est-ce qu᾿il continua ou non de favoriser l᾿hindouïsme et l᾿accroissement de sa domination en Inde ?

Satprem dit que Mi. Da. se mit « au service du Mensonge » « lâchement » et l᾿on ne sait pas à quoi il est fait allusion par ce dernier mot.

« mégère luxueuse ». Ce dernier mot fut sûrement placé par référence à une ou plusieurs actions de Ni. El. où de l᾿argent fut dépensé. Ces actions étaient peut-être très ordinaires. Quoi qu᾿il en soit, Satprem désapprouva (même en restant alors silencieux) en les considérant comme des dépenses inutiles, luxueuses.

Est-ce que la cause des accusations adressées par Satprem et Sujata à Ni. El., et de leur caractère très hostile, est que ce fut celle-ci qui entraîna Mi. Da. dans l᾿hindouïsme ?
(Mais est-ce que Mi. Da. s᾿intéressa d᾿abord à l᾿hindouïsme et y entra, avant d᾿entendre parler de Sri Aurobindo et de la Mère et de s᾿y intéresser ? Est-ce que c᾿est par l᾿hindouïsme qu᾿il se retrouva s᾿intéresser à ceux-ci ? En ce cas, ce moyen de premier contact aurait fini par le faire chuter. S᾿en remettre, se relever, le ferait être meilleur qu᾿avant.)

 

Du point de vue du présent site Ohoettilto, à propos d'hindouïsme, etc., Satprem eut raison, comme déjà dit.
Mais il eut tort à propos de plusieurs points. Il n᾿indiqua pas qu᾿il poussa Mi. Da. à s᾿enfoncer dans la voie où, finalement, il lui reprocha d᾿être (et, à ce sujet, voir aussi l᾿article Premier complément indiqué ci-dessus.) Pour évacuer Mi. Da., Satprem n᾿agit pas honnêtement mais commença par employer des moyens hypocrites. Il n᾿expliqua pas ce qui se passait, selon lui. Même dans cette lettre du 11 juillet, qui est censée expliquer la situation, les indications autres que ce qui concerne « les Juifs » (pour ne pas parler de ce dernier sujet ici), sont sans explication, obscures a priori, mais sont seulement des affirmations pouvant être incompréhensibles. Notamment, il y a « lâchement », « mis au service du Mensonge », « en se couvrant d᾿un masque "spirituel" indien », « en pervertissant les consciences sous le couvert de notre Institut indien », « en créant un grandiose "International Forum for India᾿s Heritage" », et il y a aussi tout le reste. Satprem parle ainsi en chef infaillible qui devrait être cru par soumission servile, sans que l᾿on ait à comprendre. Et il y a ces passages de textes à propos de « Juifs », de « sorcière », etc. Il y a peut-être d᾿autres éléments.

 

Pour les lecteurs qui ont compris le contenu de la brochure de Satprem titrée Néanderthal Regarde, le ton de cette lettre du 11 juillet 03 n᾿est finalement pas étonnant.

Est-ce que Satprem se dégagea finalement de cette manière d'être ? Ou est-ce qu'elle ne l'empêcha pas de réussir à arriver « au bout » ? Ou même est-ce que c'est elle qui lui permit d'y arriver ? En ces deux derniers cas, il serait étonnant de constater que ça put se faire avec un tel mauvais état mental (celui où il y a « les Juifs » et les affirmations accusatrices sans un mot d'explication).


LETTRE DE SUJATA COMMENCÉE LE 9 JUILLET ET TERMINÉE LE 12, ADRESSÉE AUX PARENTS DE MI. DA.

C᾿est la réponse à la lettre expédiée le 30 juin par les parents de Mi. Da. Comme indiqué dessus en en-tête, elle leur fut expédiée par l᾿intermédiaire de « Françoise », la dirigeante de l᾿Institut français de recherches évolutives. (Pourquoi ?)
Des noms et adresses ne sont pas reproduits ci-après. Le prénom de chacun des deux destinataires est remplacé par sa première lettre suivie par un point.
La première langue de Sujata n᾿est pas le français et c᾿est pourquoi son texte n᾿est pas complètement en bon français (d᾿usage courant). Il est cependant compréhensible. C᾿est indiqué pour les individus qui ne connaissent pas bien le français et qui pourraient penser que ce texte est en bon français.

« 9 juillet 2003
J.-M.
Qui vous a donné le droit de m᾿adresser une lettre si sordide ? C᾿était si plein de saleté de mensonge que je suis allée laver mes mains après l᾿avoir touchée.
On dirait que vous ne comprenez pas le langage de gentillesse et de politesse. Quoique difficile pour moi, je vais faire un effort vaillant d᾿employer le langage de votre monde.
Comme je n᾿ai pas envie de toucher encore votre lettre, je reprends quelques points qui sont restés dans ma mémoire.
Croyez-vous qu᾿il a fallu "25 ans" pour mettre "notre" maison en bon ordre de fonctionnement ? À notre avis Michel était beaucoup plus capable que ça. D᾿ailleurs quand les propriétés ont été achetées les maisons y étaient déjà, donc bien avant que Michel et Nicole sont venus s᾿installer à Kotagiri ; et ils n᾿étaient pas encore arrivés quand les grandes réparations ont été faites. Un premier mensonge.
Ensuite. Ce que vous dites ferait supposer que Satprem était devenu jaloux de Michel. Quelle blague ! On n᾿est pas jaloux d᾿un inférieur à soi. Selon vous cette jalousie venait du fait que Michel commençait à être connu parmi un certain niveau des intellectuels indiens. Or, en premier, qui a ouvert la porte à Michel à ce niveau-là, sinon Satprem ? En tout cas ce n᾿est pas le grand renom de son père J[[...]] Danino qui a ouvert ces portes-là à Michel Danino.
Je ne parle même pas de toute affection versée sur lui, mais rappelons aussi que c᾿est Satprem qui, en voyant les possibilités latentes en Michel, a toujours encouragé et donné son appui pour la croissance et le développement de votre fils. Autant que je me souviens vous, ses parents, étiez assez contre le choix de Michel, et cela pendant très longtemps. Vous êtes plein de ce que Michel-Nicole ont fait, mais il n᾿y a jamais un demi-mot de ce que Satprem a fait pour eux.
Donc toutes ces années – deux décades – qui a assumé les besoins de Michel et sa Nicole ? Qui a assumé leur entretien ? Vous ? Jamais. C᾿est toujours et encore Satprem. Et cela de sa pension de guerre. On dirait qu᾿aucun de vous n᾿avez un iota de gratitude dans vos veines. Et Satprem qui a toujours défendu les Juifs...
Et maintenant vous n᾿avez pas honte de répandre le mensonge que Michel raconte à tout le monde : on les a jeté [[jetés]] sur le pavé. Quel mensonge. Vous savez pertinement que tout ce que Michel Nicole ont emporté avec eux reviendrait à plus de vingt lakhs de roupies, au minimum.
Vous dites que de plus en plus de gens sont de votre avis. Cela ne m᾿étonne pas. C᾿est bien connu que le marécage du monde pullule de toutes sortes de créatures.
Vous me dites que je vous pressais pour que Michel aille s᾿installer en France. Pas vrai. J᾿ai peut-être utilisé le mot "rentrer"– comme ma sœur rentre en Inde et puis retourne en France, c᾿est tout. J᾿admets que ma connaissance du français laisse à désirer. Mais je ne vous ai jamais dit en toute lettre que Michel devait quitter l᾿Inde pour aller s᾿installer définitivement en France. D᾿ailleurs, j᾿ai parlé devant vous deux à Michel pour le travail qu᾿il avait à faire en France, ce qui n᾿impliquait pas une résidence permanente là-bas. Pourquoi n᾿avez-vous pas eu le courage de clarifier ce point si vous aviez un doute ?
Michel est un lâche. Quant Satprem (et moi) lui disait d᾿aller combattre l᾿ignorance de la France vis-à-vis de l᾿Inde, il avait toujours une excuse ou une autre pour ne pas le faire, car il sait parfaitement que les Français l᾿auraient soumis à des critiques, contrairement à l᾿adulation indienne. Il n᾿a même pas eu le courage d᾿aller en Assam – un coin de l᾿Inde – pour y créer quelque chose. On lui demandait de répandre l᾿enseignement de Sri Aurobindo et de Mère. Ce qui, à notre avis, aurait aidé à contrecarrer l᾿influence nocive des missionnaires. Un refus. Monsieur Michel Danino ne veut fonctionner que dans une grande sécurité matérielle. Il veut jouir de toutes les facilités à quoi le nom de Satprem lui donne accès. Voilà son amour pour l᾿Inde et pour Sri Aurobindo.
Quand je vous ai écrit au mois de mars à propos de la santé de Michel c᾿était mon affection qui parlait. Je n᾿avais pas compris que ce que je voyais sur son visage était le reflet de la maladie de Mensonge sur le physique. À quel point cette maladie de Mensonge l᾿avait atteint est montré par sa dégringolade tellement rapide.
Alors ça suffit.
Vous, les parents de Michel, vous avez bien abusé la gentillesse d᾿une Indienne. Rencontrez maintenant une lionne. (Nahar veut dire lion).
[[Signature manuscrite :]] Sujata Nahar
P.S. 12 juillet 2003
Évidemment pour des gens comme vous il est inconcevable qu᾿il peut y avoir des êtres droits et simples sur la terre. Non, rien n᾿a été "prémédité". Comme votre fils a été informé, leur habitation est maintenant pleine de livres – tel Mother᾿s Agenda – qui vont chasser toutes les noirceurs que Michel-Nicole ont laissé dans la maison. Et re-remplir d᾿un nouvel air.
[[Signature manuscrite :]] SNahar »

C᾿est peut-être dans la même enveloppe que cette lettre et celle du 11 juillet de Satprem furent expédiées aux parents.

La lettre de Sujata est sa réponse à celle des parents du 30 juin. Selon ce qu'elle écrit, elle donne ses réponses sans être en train de relire cette dernière lettre mais seulement d'après ce qui lui est resté en mémoire. Est-ce que c'est un comportement qui est mentalement correct ? Non. La cause est le maniérisme à propos de « mains ». Selon lui, Sujata aurait pu penser à mettre des gants pour tenir la lettre afin de la relire et produire une réponse entièrement décente à ce sujet, mais elle décida de se fier à sa mémoire.

« Qui vous a donné le droit ». Sujata pense-t-elle qu᾿elle doive donner le droit de s᾿adresser à elle et que, sinon, il faudrait se taire ?

« langage de gentillesse et de politesse ». Dans l᾿affaire : langage d᾿hypocrisie, d᾿obscurité, de malhonnêteté.

Concernant le premier point, les parents, le 30 juin, en disant « Michel et Nicole avaient terminé les grands chantiers de vos lieux », n᾿avaient pas parlé de ce qui avait existé avant leur arrivée. Ils ne mentirent donc pas. Sujata parle de quelque chose qui n᾿était pas en jeu. Elle fait du hors-sujet.
« On n᾿est pas jaloux d᾿un inférieur à soi. » Quelqu᾿un peut être objectivement supérieur à un autre concernant un sujet spécial : capacité de dessiner ou de chanter ou de danser, niveau d᾿études, position sociale, quantité d᾿argent, beauté physique (malgré les grandes variations de conceptions), etc. Par contre, pour un autre sujet spécial, telle personne peut se sentir inférieure à une autre, et l᾿être. Sujata parle seulement de développement évolutif.
Elle parle de « jalousie ». Les parents avaient écrit : « Apparemment, cette activité extérieure et indépendante n᾿a pas eu l᾿heur de vous plaire. Elle leur permettait de respirer par eux-mêmes. Elle n᾿était donc pas suffisamment orthodoxe ! » Dans cela, il n᾿y a rien qui corresponde à de la jalousie de Satprem envers Mi. Da. Ce que dit Sujata est donc hors-sujet. Elle y place une moquerie perfide et hors-sujet aussi : « ce n᾿est pas le grand renom de son père ».
Cependant, il y a quelque chose qui pourrait correspondre au reproche de jalousie, et c᾿est ceci : « Ces deux évolutions les rendaient désormais moins [[...]] disponibles à Land᾿s End ». Mi. Da. était moins présent auprès de Satprem et Sujata. Ceux-ci auraient pu le regretter et reprocher l᾿existence de ladite « activité extérieure », pas à cause de ce qu᾿elle était mais parce que, quoi qu᾿elle soit, elle provoquait l᾿absence. Mais ce n᾿est pas de temps de présence ou d᾿absence dont parle Sujata mais de : « être connu parmi un certain niveau des intellectuels indiens ». Donc, ce n᾿est pas à propos d'absence qu᾿elle parle de jalousie.

« qui a ouvert la porte à Michel à ce niveau-là, sinon Satprem ? » Ce qui exista vraiment n'est pas connu ici mais il est certain que la partie faite par Mi. Da. du livre titré The Invasion That Never Was tient une place dans ce qui ouvrit la porte.

« Satprem qui, en voyant les possibilités latentes en Michel, a toujours encouragé et donné son appui pour la croissance et le développement de votre fils ». Satprem ne le poussa pas à se mettre à l᾿écoute de son psychique et à se laisser guider par lui, et il le poussa dans la voie hindouïste, etc. Ce que dit Sujata n᾿est pas bon.

« il n᾿y a jamais un demi-mot de ce que Satprem a fait pour eux ». Ce n᾿était pas le sujet de la lettre du 30 juin.

« qui a assumé les besoins de Michel et sa Nicole » et « C᾿est toujours et encore Satprem. Et cela de sa pension de guerre. » Cette « pension » était probablement d᾿un montant très petit. (Est-ce que c'était moins de 1000 euros par an ?) Sujata tente pourtant de faire croire que c᾿était sur elle que vivaient elle-même et Satprem, Mi. Da. et Ni. El. et d᾿autres personnes ! Sujata ne dit pas un mot de l᾿argent provenant des droits d᾿auteurs des divers livres et d᾿autres ressources. En plus, elle ne dit pas que Mi. Da. et Ni. El. ne recevaient pas de salaire mensuel en échange de leurs activités. Sujata est mesquine, trompeuse.

« On dirait qu᾿aucun de vous n᾿avez un iota de gratitude dans vos veines. Et Satprem qui a toujours défendu les Juifs. » Jusqu᾿à ce moment de la lettre, il n᾿y a rien dedans qui soit réellement mauvais pour les parents. Même si plusieurs des reproches avaient correspondu à la réalité, ou même un seul, est-ce qu᾿il aurait été sensé de se référer au caractère juif des parents ? Non. Et même s᾿il y avait eu un lien, est-ce qu᾿il aurait été sensé de généraliser à tous les juifs ? Non. Sujata écrit cela après un passage concernant de l᾿argent et, ce faisant, elle fait allusion à l᾿idée qui associe, en mal, juif et argent. C᾿est cette idée qu᾿elle a et qu᾿elle exprime dans sa lettre. Ce qu᾿elle écrit est lié aussi à de l᾿absence de « gratitude » et, ça, ça relève plutôt du christianisme. Sinon, de quoi ? Vu ce qu᾿exprimèrent Satprem et Sujata dans leurs lettres à propos de « Juifs », jusqu᾿où, à ce moment, allaient leurs conversations sur ce sujet ?

« tout ce que Michel Nicole ont emporté avec eux reviendrait à plus de vingt lakhs de roupies, au minimum ». Est-ce que ça leur appartenait ? Est-ce qu᾿ils le volèrent ? On ne dit rien de plus puisque la situation qui existait à propos de cela n᾿est pas connue ici.

 

Concernant le voyage en France, définitif ou non, on ne dit rien puisque ce qui exista vraiment n᾿est pas connu ici. Il y a la phrase « Mais je ne vous ai jamais dit en toute lettre que Michel devait quitter l᾿Inde pour aller s᾿installer définitivement en France ». Sujata connait l᾿expression française « en toute lettre ». Objectivement, ce qu᾿elle dit signifie qu᾿elle n᾿annonça pas expressément aux parents ce qui est indiqué, mais qu᾿elle le fit par sous-entendu.

 

En novembre 02, alors que les parents de Mi. Da. étaient en visite chez Satprem et Sujata, ceux-ci ou au moins Sujata aurait parlé du « travail » que Mi. Da. aurait « à faire en France ». Est-ce que ça concernait l᾿activité dans l᾿I.R.E. ? Selon cette lettre, il ne semble pas puisqu᾿il est parlé ensuite seulement « d᾿aller combattre l᾿ignorance de la France vis-à-vis de l᾿Inde ».
Est-ce que « combattre » ainsi fut vraiment dit à Mi. Da. ? Si oui, quand ? Est-ce que cette idée correspond de près ou de loin à ce que fait le groupe Jaïa Bharati ?
Est-ce que Satprem et Sujata voulaient que Mi. Da. aille « combattre l᾿ignorance de la France vis-à-vis de l᾿Inde » parce qu᾿ils pensaient « que les Français l᾿auraient soumis à des critiques, contrairement à l᾿adulation indienne » ? Autrement dit, est-ce qu᾿ils voulaient qu᾿il reçoive de telles critiques et voulaient qu᾿il aille dans le lieu où il en recevrait (selon eux) ?

Concernant l᾿Assam, on ne répète rien ici.

« ne veut fonctionner que dans une grande sécurité matérielle. Il veut jouir de toutes les facilités ». On ne dit rien puisque la situation qui exista vraiment n᾿est pas connue.
Pareil pour « lâche » et « pas eu le courage ».

Ce qui exista ensuite pour Mi. Da., jusqu᾿à l᾿émission du texte le 7 août 03 ne montre pas une « dégringolade », rapide ou non. Ça montre plutôt que Mi. Da. resta ce qu᾿il était.
Il y eut aussi les effets des évictions et les suites. Pour cela, des mots de la famille de humiliant sont employés par plusieurs de ses soutiens, et il y a aussi « déception » et « chagrin ». Lui-même parle de « cauchemar », de « dévastation », de « réparer nos corps et nos âmes » et, dans la sixième partie de son texte, de « la torture des mois récents ».


SUITE DE LA PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA.

(Ce qui suit est après, du 7 juillet : « On disait vouloir "se dissocier" de Michel Danino mais on ne le voulait pas ! ».)

« Le bouquet final était daté du 14 juillet. Le voici en entier :

14.7.03
Michel,
Pas encore reçu de réponse à ma lettre du 7 juillet.
Au cas où il n᾿y en aurait toujours pas d᾿ici la fin de la semaine, nous réimprimerons le livre tel quel, mais en retirant le nom de Sujata de la couverture et bien sûr la deuxième partie, ce qui constituera en soi la troisième édition.
C᾿est donc selon ton choix. Patrice.

Cette lettre exprime, noir sur blanc, la menace de produire une fausse 3e édition de l᾿Invasion et de l᾿imprimer sans mon accord. En langue courante, on appelle cela du piratage.
Je répondis (le 16) en répétant qu᾿il n᾿était pas question que Mira Aditi publie cette fausse 3e édition ni aucune autre, dans la mesure où il avait été décidé (arbitrairement) de renvoyer mes livres et de ne plus les distribuer †. » (Fin momentanée de la citation et il y a aussi ce qui suit.)
Après le dernier mot de la citation (« distribuer »), il y a une petite croix qui, dans le texte de Mi. Da., est un peu surélevée. Elle a la fonction d᾿un astérisque et renvoie à la note suivante de bas de page. « Je précise que Mira Aditi avait versé l᾿an dernier à son imprimerie de Mysore une avance pour l'impression de l᾿Invasion (3e éd.) qui était couverte par la subvention du gouvernement pour cette année. Mais Patrice, qui se vantait si souvent de ses capacités à "arranger" les comptes, n᾿aurait eu aucun mal à réutiliser cette avance pour quelque autre livre, plutôt que de [se ?] servir du mien pour me harceler et me menacer. »

« sans mon accord » et « arbitrairement ». Est-ce qu᾿il y avait un contrat entre Mi. Da. et l᾿organisme éditeur ? S᾿il n᾿y en avait pas, le comportement de celui-ci, agissant par Pa. (et Satprem), n᾿est pas reprochable semble-t-il. La situation se rapporte à ce qui fut déjà indiqué plusieurs fois. Il y avait Satprem et ce qui existait autour de lui par développement naturel à propos d᾿édition et d᾿autres choses. Dans cela, il y avait notamment la forme juridique qui était donnée, par nécessité juridique.
« piratage ». Ce mot est employé lorsque quelqu᾿un s᾿approprie tout ou partie de quelque chose sur lequel il n᾿a aucun droit, notamment de propriété. Est-ce que l᾿organisme éditeur était dans une telle situation ?


DU 18 JUILLET, UNE LETTRE DE BONI MENATO ADRESSÉE AUX PARENTS DE MI. DA.

Les adresses et des noms ne sont pas reproduits ci-après.
La première langue de Boni Menato n᾿est pas le français et ça explique des bizarreries. Elles n᾿empêchent pas la compréhension. C᾿est indiqué pour les individus qui ne connaissent pas bien le français (d᾿usage courant) et qui pourraient penser que ce texte est complètement en bon français.

« Cher Monsieur, Chère Madame,
je vous remercie de tout cœur de l᾿envoi de votre correspondance avec Sujata. Cela vient compléter (?) un cadre qu᾿on ne saurait dire si plus sinistre ou ridicule... Je m᾿excuse bien sûr pour ce ᾿ridicule᾿ : que vous me passerez, je l᾿espère, si je vous dirai que moi aussi, à la suite justement de l᾿infortune de votre fils Michel, j᾿ai été désormais placé parmi les Damnés.
J᾿avais connu Michel en 1980, j᾿ai de quelque sorte travaillé avec lui et avec Nicole, malgré la distance, à la composition du tout premier tome de l᾿Agenda de Mère en italien, qu᾿ensuite nous avons publié dans son intégrité [[intégralité ?]], tout avec une douzaine de livres de Satprem. Rien que pour vous dire que je suis en plein dans l᾿affaire et connais les qualités de Michel – sinon son âme, dont la connaissance est faculté exclusive de deux personnages soi-disants [[soi-disant]] voyants.
Mais nous tous pouvons justement VOIR à présent à quel point peuvent arriver les voyances...
Quoi dire davantage ? N᾿étant pas un voyant du Supramental, je ne me risquerai pas en explications exhaustives de tout cet invraisemblable délire. Ma pauvre compréhension, sans aucun doute trop humaine, le dirait carrément un délire-de-puissance, mais enfin...

Permettez-moi seulement de souligner un passage de votre lettre du 30 Juin : là où il est dit que Michel et Nicole éprouvaient à l᾿égard de Satprem & Sujata une "profonde et inconditionnelle vénération" et les "plaçaient au plus haut dans leur Olympe".
Cela m᾿a donné à réfléchir. Au point de me révéler sinon les racines du drame – qui restent et peut-être resteront à jamais assez mystérieuses – du moins une certaine corresponsabilité de nous tous, ᾿amis᾿ mais sans doute un peu trop ᾿vénérateurs᾿, dans l᾿éclosion d᾿un égotisme extrême que l᾿on dirait voisiner avec la paranoïa. Cette triste histoire rappelle l᾿Inquisition, ou une sorte de ᾿bolchévisme spirituel᾿ – si ce n᾿est que finalement Staline ne se réclamait qu᾿à Lénine, tandis que Satprem & Sujata prétendent marcher sur les traces de Sri Aurobindo et de Mère. C᾿est ceci et rien que ceci, ce qui fait vraiment de la peine.
C᾿est pourtant vrai que sans fidèles inconditionnés, il n᾿y aurait pas eu ces horribles tribunaux. C᾿est pourtant aussi vrai que sans ᾿croyants᾿ bafoués il n᾿y aurait jamais eu d᾿églises, catholiques, soviétiques ou autres.
Mais finalement je crois que tout c᾿est toujours pour le mieux : même si l᾿on doit passer par certains pires. Ou par certaines mises-à-nu ou ᾿apocalypses᾿, pour reprendre un mot très fréquenté par Satprem. Du moins, tout cela m᾿apparaît comme une dure mais utile lesson [[leçon]]. Et je n᾿oserais jamais l᾿affirmer si, je vous l᾿ai dit, je n᾿étais pas de la partie...

Pardonnez-moi ces réflexions sans doute un peu embrouillées et veuillez accepter, cher Monsieur et chère Madame, ma sympathie la plus profonde et respectueuse.
Boni Menato
P.S. Si vous le jugerez opportun, voudriez-vous s᾿il vous plaît envoyer copie de la présente à Michel ? Je n᾿ai pas de connexion e-mail. Grand merci. »


DU 24 JUILLET, LETTRE DE I. O. ADRESSÉE À UNE OU PLUSIEURS PERSONNES DONT LES NOMS NE SONT PAS CONNUS ICI

Il fut déjà parlé de I. O. à propos du 3 juin.
Le 24 juillet 03, I. O. écrivit une lettre dont, ici, on ne sait pas à qui elle fut adressée. Le début de ce texte est reproduit plus haut, après la lettre du même auteur en date du 3 juin. Voici la reprise des deux dernières phrases déjà citées puis la suite. Des retours à la ligne sont supprimés ci-après.

« Pour ce qui me concerne, le contenu de la chose et son mode de diffusion m᾿ont donné la nausée.
J᾿ai éprouvé le même dégoût (sinon pire) quand Françoise a téléphoné à la maison pour lire à mon compagnon et moi-même une lettre "personnelle" de Sujata aux parents de Michel – là encore, avant que ceux-ci en aient pris connaissance – lettre diffamant Nicole de la façon la plus méprisante. » (Fin momentanée de la citation.)

Avant cette Françoise, Mic. Et. avait accepté de se comporter comme le voulait Satprem : lire au téléphone les lettres de celui-ci. Est-ce qu᾿il y eut d᾿autres personnes ? Pour une telle lettre, on a besoin de la lire et relire plusieurs fois pour tenter de bien comprendre et d᾿y réfléchir. En plus, il est nécessaire d᾿avoir la preuve d᾿un message envoyé. Même dans le meilleur des cas où la lettre est dictée, le comportement consistant à lire ainsi au téléphone est ignoble. Il n᾿aurait pas fallu accepter d᾿agir ainsi. Il aurait fallu refuser d᾿entrer dans ce jeu de Satprem et le laisser trouver un moyen décent de communiquer. Mais des individus étaient contents de montrer qu᾿ils étaient proches de lui, qu᾿ils étaient ses intermédiaires, ses choisis, qu᾿ils faisaient partie, selon eux, du groupe des humains les plus évolués de la Terre. Ça les valorisait, ça flattait leur orgueil.


Suite immédiate de la citation.
« Il y avait eu aussi l᾿histoire de la collecte initiée par Nicole en faveur de paysans Indiens, afin que ceux-ci puissent acquérir un terrain.
Juste au moment où l᾿achat allait enfin se concrétiser, un message d᾿information de Christine B[[...]], adressé uniquement aux donateurs et saluant "le grand cœur de Nicole"... fut suivi d᾿un tout autre message, balancé cette fois sur le forum de Jaïa Bharati.
Au nom de Satprem, Patrice Marot y humiliait publiquement Nicole, la fustigeait pour son initiative et ordonnait que chacun reprenne ses dons. Il est essentiel de préciser que la collecte en question avait eu lieu un an auparavant sans que Satprem émette publiquement la moindre objection... et que Patrice Marot lui-même avait manifesté son enthousiasme pour le projet et participé en tant que donateur.
Je suis fille et petite-fille de paysans qui ont usé leur vie à cultiver la terre des autres. Quand je fais un tel don à des paysans Indiens, je sais ce que je fais et jamais je ne reprendrai mon argent. De quel droit me traite-on [[traite-t-on]] comme un enfant à qui il faudrait dicter ses actes et ses pensées ?! Je suis adulte et responsable autant que je le puis. J᾿ai lu et relu l᾿appel de Nicole à cette collecte, je n᾿y ai pas trouvé l᾿ombre d᾿une ambiguïté. Alors ?! Que signifie cet étrange réveil de Satprem un an trop tard... justement après que C[[...]] ait osé écrire "le grand cœur de Nicole" ? Faut-il donc punir ceux qui aiment encore Michel et Nicole ? La réponse de Monsieur Marot était bien un avertissement. Ceux-là qui oseront témoigner leur affection aux bannis de Kotagiri verront leurs amis frappés de plus belle. Silence et obéissance sont désormais la règle.

Satprem et Sujata se sont approprié Mère du haut de leur montagne. C᾿est Mère qui parle à travers eux... et les pires vilenies pourront être justifiées puisque de source divine. Hélas.

Oui, nous savions Michel et Nicole menacés, le moindre mouvement de notre part les aurait aussitôt exposés à des représailles, alors que faire ? Il nous a fallu étouffer les mots dans la gorge, laisser circuler sur leur compte les pires calomnies et les plus odieux mensonges, voir Christine et Laurent pris dans la tourmente... malgré l᾿évidente clarté des statuts de Jaïa Bharati et la transparence de son Conseil. Les gens ne savent-ils plus lire ? Ces statuts sont accessibles à tous... ont-ils jamais laissé supposer que Jaïa Bharati était une succursale de l᾿Institut ? » (Fin momentanée de la citation.)

(« traite-on » à la place de : traite-t-on. Le texte qui est utilisé ici n'est pas une photocopie. Il est donc possible que la faute n'existait pas sur le texte original.)

Si l᾿affaire était vraiment indépendante de Satprem, si « l᾿appel de Nicole à cette collecte » l᾿était, pourquoi celui-là aurait-il dû émettre, « publiquement » ou non, son opinion lors de son début ? Si les « statuts de Jaïa Bharati » montraient une indépendance de Satprem et de ses trois organismes, notamment « l᾿Institut » (I.R.E.), pourquoi se retrouva-t-il en possession de l᾿argent de la collecte ? Il y avait forcément eu des chevauchements, des croisements. Les individus qui se mirent dans l᾿orbite de Satprem à ce sujet ne peuvent s᾿en prendre qu᾿à eux-mêmes si, finalement, celui-ci voulut s᾿extraire, s᾿extirper de l᾿affaire, lorsqu᾿il s᾿aperçut qu᾿elle lui déplaisait. La manière dont il le fit est un autre problème. Tout n᾿est pas connu ici et l᾿on ne dit donc rien de plus.
« nous savions » depuis quand ? « Michel et Nicole menacés ».
« Il nous a fallu étouffer ». Vivre et faire vivre dans l᾿ambiguïté, l᾿obscurité, au lieu de s᾿occuper d᾿apporter de la lumière. Agir pour faire durer une situation mauvaise au lieu d᾿agir au profit de la clarté, même si cela entraîne des changements.


Suite immédiate de la citation.
« Aujourd᾿hui, la situation est à son comble et les méthodes employées dignes de la pire des sectes. Tous les ingrédients sont bien là. Campagne de diffamation nourrie des mensonges les plus extravagants, harcèlement moral, manipulation mentale, abus de confiance, spoliation de droits et de biens, atteinte à la dignité des personnes... Je ne mets pas en cause ceux qui, ne connaissant pas Michel et Nicole et ignorant tout de ce qu᾿on leur a fait subir... ne sont pas à même de juger de la gravité des actes commis contre eux. Néanmoins, je peux m᾿étonner que la circulation de mails et de coups de fil diffamatoires et insultants n᾿aient pas su provoquer davantage de réactions. Le capital de confiance dont jouit Satprem dans le cœur de tant de gens – et dans le mien aussi – en est très certainement la cause.

Mais pour ce qui est des complices directs de cette sale affaire...

Vous qui avez honni Michel et Nicole sur la foi de purs mensonges, vous qui avez, sur un seul signe du Maître, jeté l᾿anathème tout à la fois sur Jaïa Bharati, Christine et Laurent, vous qui vous êtes couchés aux pieds des grands prêtres des Nilgiris... croyant ainsi vous dérober à l᾿exigence de vérité et de conscience, espérez-vous donc que votre obéissance aveugle vous sera une excuse, le jour où vous aurez à rendre des comptes sur vos comportements et vos dires ?

Ne voyez-vous pas que JAMAIS Sri Aurobindo et Mère n᾿auraient pu agir comme osent le faire aujourd᾿hui Satprem et Sujata ?

Chacune des lignes de Satprem nous fait rêver d᾿Autre Chose.
Mais c᾿est bien toujours la même chose, la même épouvantable chose, millénairement ancrée dans les entrailles de l᾿humain, qui plonge aujourd᾿hui Kotagiri dans les brouillards de la colère et donne à l᾿IRE un triste sens.

Permettez-moi tout de même de rappeler ce que chacun devrait savoir. Aujourd᾿hui, on ne brûle plus les sorcières en place publique sur simple invocation de grands inquisiteurs. Nous ne sommes plus au Moyen Âge.
I[[...]] O[[...]] »

« Chacune des lignes de Satprem nous fait rêver d᾿Autre Chose. » Affirmation qui relève du satprémisme à cause de son mot « rêver ». Il aurait fallu partir de sa propre réalité.

« donne à l᾿IRE un triste sens ». « IRE » correspond à : Institut de recherches évolutives, I.R.E. Par ailleurs, il y a le mot français ire qui n᾿est quasiment plus employé et qui est un synonyme de colère. C᾿est à ce dernier mot que renvoie ce mot « sens » et qui fait dire « triste sens ». (Sur internet, lorsque l᾿on fait faire par Google la traduction automatique de textes publiés sur des sites étrangers, IRE (pour I.R.E.) est traduit par le mot colère.)


DU 26 JUILLET, LETTRE DE I. O. À UNE OU PLUSIEURS PERSONNES DONT LES NOMS NE SONT PAS CONNUS ICI

Des retours à la ligne sont supprimés ci-après.
« Je découvre à l᾿instant la dernière lettre de Satprem contre Michel et Nicole [[celle du 11 juillet]]. Je suis effondrée.
Par pitié, que ceux qui gardent un peu de liberté au profond de leur cœur... lisent ou relisent la biographie de Satprem écrite par Nicole, et parue aux Éditions Robert Laffont en 1998 : "Satprem par un fil de lumière". L᾿amour de Nicole et sa vénération pour Satprem et Sujata se révèlent à chaque page. Oui, ce livre est un véritable chant d᾿amour, si pur, si émouvant. Oh, j᾿ai tant de peine.
Satprem... Qui es-tu donc aujourd᾿hui ? Ta haine féroce et ton iniquité m᾿épouvantent et me bouleversent. Elles sont le miroir de ton propre désastre.
Je t᾿en supplie, je t᾿implore. J᾿espère encore en toi.
I[...]»


SUITE ET FIN DU PASSAGE DE LA PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA. QUI AVAIT ÉTÉ OMIS PLUS HAUT

(Ce qui suit est après ceci, du 10 juillet : « Patrice [[...]] prétend, en inventant et manipulant les chiffres à sa guise, que nous avons quitté Kotagiri avec 2 millions de roupies, et que nous avons donc été traités très généreusement ! »)

« Ma réponse détaillée à ces médisances, adressées [[adressée]] [[le 27 juillet]] aux trustees de MIRA, figure en annexe n°5. Je citerai seulement la fin ici (traduite de l᾿anglais) :

 

Au vu de ce qui précède, je suis à la fois stupéfait et attristé d᾿entendre qu᾿on répand des suggestions selon lesquelles j᾿aurais formulé des exigences démesurées après notre départ de Kotagiri, ou avais travaillé toutes ces années à Kotagiri pour de l᾿argent. J᾿ai quantité de notes de la main de Satprem où il se plaint de nos honoraria "minables" ou plaisante que [[ce dernier mot est en trop]] qu᾿ils sont à peine supérieurs au salaire de son serviteur, etc. Kireet avait aussi remarqué souvent qu᾿il souhaitait les voir doubler au moins. Y aura-t-il une personne sensée pour croire que Nicole et moi avons travaillé à Kotagiri pendant 21 ans avec l᾿espoir de nous enrichir ?
La seule demande que j᾿aie faite a été que Patrice se devait de respecter ses promesses formellement répétées avant et après notre départ de Kotagiri. ... Au lieu de m᾿accuser de réclamer de l᾿argent, il conviendrait plutôt de noter la décision de Satprem de balayer toutes ces promesses et de nous refuser les sommes reçues en nos trois noms sous la subvention du ministère de l᾿Éducation, faisant ainsi preuve d᾿une volonté de nous étrangler financièrement.
Il est ironique que des promesses faites par écrit à plusieurs reprises (de nous assurer un soutien financier après notre départ de Kotagiri) peuvent être rompues en un instant, alors qu᾿il faut obéir strictement à des engagements jamais pris ni même demandés (tels que d᾿aller "à un endroit tel que l᾿Assam ou Shimla" après un séjour "extrêment bref" à Coimbalore). Et encore plus ironique qu᾿on demande aux trustees du Mother᾿s Institute of Research d᾿expulser quelqu᾿un qui a eu l᾿audace de ne pas obéir à une promesse qu᾿il n᾿avait jamais faite.
La question de "générosité" ne se pose que lorsqu᾿on vous demande de quitter votre base de 21 ans presque du jour au lendemain, et lorsque, plus tard, des intrusions continuent sans provocation, sous la forme d᾿ordres d᾿aller ici ou là, d᾿expulsions nouvelles, de renvoi de vos livres, et de campagnes calomnieuses en France et en Inde.
Il est clair que l᾿intention [de la lettre de Patrice] n᾿est pas seulement de nous noircir moi et Nicole, mais de poursuivre la ligne que nous avons notée depuis notre départ de Kotagiri, qui est de veiller à ce que la séparation ait lieu de manière aussi mesquine et vengeresse que possible, alors qu᾿elle aurait si facilement pu être digne et fondée sur un respect mutuel.

Il ne sera guère surprenant d᾿apprendre que dans cette situation, l᾿expert-comptable de MIRA, qui s᾿était occupé des comptes de MIRA de façon bénévole depuis des années, se sentit suffisamment mal à l᾿aise pour donner sa démission. » (Fin momentanée de la citation.)

Ici, se termine le passage qui avait été omis.

 

« les sommes reçues en nos trois noms ». Lorsque la subvention arrive, à qui appartient-elle ? Est-ce que c᾿est à l᾿organisme ou à chacun de ses dirigeants indiqués dans la demande ? Si ce deuxième cas est le bon, imaginons que l᾿une ou plusieurs de ces personnes meurent après cette demande. Est-ce que la part de subvention qui correspond à chacun de ces décédés revient à leurs remplaçants ou à leurs héritiers ? Pour répondre, il faut aussi savoir si la subvention arrive en concernant l᾿année passée ou l᾿année en cours.


SUITE DE LA PARTIE PRINCIPALE DU TEXTE DE MI. DA.

(Ce qui suit est après ceci, du 16 juillet : « et de ne plus les distribuer † », avec la note de bas de page qui y correspond.)

« Enfin, datées du 27 juillet, ces trois lignes incohérentes (traduites de l᾿anglais) :

Michel, Nicole,
Considérant la lettre de Satprem (datée du 11 juillet 03) aux parents de Michel Danino, nous considérons que Michel Danino et Nicole Delaporte ne font plus partie du travail de notre institut (Mira Aditi Centre) ni désirables.
Patrice Marot, Managing Trustee, Mira Aditi Centre

Tout comme notre expulsion de MIRA, celle de Mira Aditi ne fournit aucune réelle raison (la seule raison étant "une lettre écrite à mon père", comme si j᾿étais encore mineur !). » (Fin momentanée de la citation.)

Qui est désigné par le « nous » devant « considérons » ? Est-ce que c᾿est seulement Pa., ou celui-ci et Satprem, ou aussi avec d᾿autres membres dirigeants (au moins en titre) de Mira Aditi Centre ?

Dire « Considérant la lettre » etc., est bizarre mais fait peut-être partie du fonctionnement ordinaire, pas rigoureux, des organismes liés à Satprem, avec semble-t-il des chevauchements entre eux.
Est-ce qu᾿il aurait été bon d᾿écrire ceci : Considérant l᾿opinion de Satprem concernant Mi. Da. et Ni. El., exprimée dans sa lettre du 11 juillet adressée aux parents du premier, et aussi à moi-même, Patrice, qui reçut une copie de cette lettre pour que je tienne compte de son contenu, nous considérons, etc. ?
Quoi qu᾿il en soit, c᾿est la formulation qui est défectueuse mais, dans le fond, il n᾿y avait pas d᾿incohérence.

Il est donc faux de dire qu᾿il n᾿y avait « aucune réelle raison » car il y en avait, et plusieurs, celles exprimées dans la lettre du 11 juillet.

Il est certain que, vu l᾿opinion de Satprem exprimée dans cette lettre à propos de Mi. Da. et de Ni. El., ceux-ci ne pouvaient plus faire partie d᾿aucun des organismes liés à Satprem, ne pouvaient plus avoir aucun lien avec celui-ci. Ce n᾿était pas incohérent.

Il est écrit « ni désirables ». Il est bizarre de placer l'affaire au niveau des désirs : ce qui est désirable et ce qui ne l'est pas.


Suite immédiate de la citation.
« De plus Mira Aditi n᾿a jamais été un "institut" d᾿aucune sorte. Et bien sûr, aucune réunion des trustees de Mira Aditi n᾿avait eu lieu : j᾿avais fondé Mira Aditi en 1981, mais on pouvait m᾿en expulser (et Nicole) en trois lignes... Dans le même temps, Patrice demandait à notre amie Mamata Dash, traductrice en Oriya qui avait eu le courage de protester (avec son mari Dr. Raghunath Dash) contre la façon injuste dont nous avions été traités, de donner sa démission de Mira Aditi (dont elle était trustee).
Ce dernier fait, comme ceux qui précèdent, illustre la façon autocratique dont ces trois institutions, l᾿IRE, MIRA et Mira Aditi, fonctionnent aujourd᾿hui : le Président décide de tout, les autres trustees ou membres n᾿ont pas le droit à la parole, et peuvent être expulsés sans la moindre raison (de même pour ceux qui protestent contre pareille expulsion). On envoie aux quatre vents les conventions établies selon lesquelles ces institutions doivent fonctionner, se passe de résolutions et autres actes, et décide des questions financières sans référer à personne. Autrement dit, il ne s᾿agit plus d᾿une "association" ni de trusts "publiques" fonctionnant suivant des règles bien définies (l᾿IRE est une association, MIRA et Mira Aditi sont des trusts publiques, grâce à quoi ils ne paient pas d᾿impôts), mais d᾿affaires privées dirigées au mépris du droit naturel, sinon des lois elles-mêmes. Les raisons "spirituelles" dont Satprem se réclame tant tout à coup sont peut-être supra-légales, mais peuvent-elles dicter leurs propres lois ? » (Fin momentanée de la citation.)

 

Lorsque Mi. Da. dit que « Mira Aditi n᾿a jamais été un "institut" d᾿aucune sorte », il donne peut-être au mot « institut » un sens restreint (lequel ?) alors que Pa. lui en avait donné un plus large. Ce dernier sens était peut-être le même que celui du mot « institutions » employé par Mi. Da. D'ailleurs, celui-ci lui-même emploie le mot institut au sens large, peu après le titre « 2. Transition » dans « travail qui a certes profité aux instituts ».

 

Mi. Da. ne comprend pas qu᾿il y a la situation déjà indiquée plusieurs fois. Il y avait Satprem et ce qui existait autour de lui par développement naturel à propos d᾿édition et d᾿autres choses. Dans cela, il y avait notamment la forme juridique qui était donnée, par nécessité juridique, avec des individus placés à des fonctions : président, ou autres fonctions de dirigeant. Il semble que, au départ, il n᾿y ait pas eu de vraie distinction entre ces deux situations imbriquées. Tant que tout alla bien dans les relations entre Satprem et les autres membres, il semble qu᾿il y avait la première situation : Satprem dirigeait et les autres exécutaient en apportant leur contribution qui n᾿était pas opposée à la position de Satprem. En cas d᾿opposition, se prévaloir d᾿une fonction de trustee ne pouvait pas avoir d᾿effet face à Satprem : celui-ci décidait. Il agissait alors en tant que Satprem, pas en tant que Président.
Cette dernière manière d᾿agir de Satprem, on peut l᾿appeler « façon autocratique ».
On peut aussi expulser « sans la moindre raison », ou sans qu᾿elle soit annoncée. Dans le cas de Mi. Da. et Ni. El., il y avait des raisons, qui furent indiquées parfois obscurément.
Il y a plusieurs conceptions de ce qui est appelé « droit naturel ». Quiconque veut employer cette expression mais n᾿en trouve pas une qui lui plaît peut s᾿en inventer une. Cet argument de Mi. Da. ne vaut rien.

Pour aider à comprendre la situation qui existait, il faudrait savoir qui était propriétaire des biens : droits d᾿auteur, livres, etc. Qui recevaient l᾿argent des droits d᾿auteur ? Est-ce que des trustees sauf Satprem auraient pu évacuer celui-ci et garder ces droits et les livres comme leur propriété ou celle de l'organisme concerné ?
Est-ce qu᾿il n᾿aurait pas fallu que d᾿autres auteurs, par exemple Mi. Da., fassent publier leurs livres par ou dans ces organismes ?

Il est dit que « l᾿IRE est une association ». Est-ce que le statut d᾿association convenait ?
Lorsque Mi. Da. dit « trusts "publiques" », il met ce dernier mot entre des guillemets mais, pourtant, il ne se réfère pas à quelque chose qui est particulier à l᾿Inde à propos du mot « publiques ». Il y a seulement qu᾿il commet une faute d᾿accord du genre entre un mot et son adjectif qualificatif. Le nom trusts (au pluriel) étant du genre masculin en français, l᾿adjectif devrait l᾿être aussi et être donc écrit : publics. Des preuves qu᾿il y a seulement une telle faute sont que, presqu᾿aussitôt après, Mi. Da. écrit « trusts publiques » sans mettre de guillemets à ce dernier mot, qu᾿il fait la même faute dans son courriel du 8 mai 03 à « procès publique », et encore la même dans les conclusions de son texte du 7 août 03 à « organismes publiques ».
Est-ce que le statut indien de trusts publics convenait pour MIRA et Mira Aditi Centre ? (Dans le texte, aurait-il fallu employer le mot français qui correspond à trust ?)
La distinction faite par Mi. Da. entre ce qui est public et ce qui est privé est-elle sensée ? Les trois organismes ne faisaient pas partie de l᾿appareil étatique, n᾿étaient pas publics au sens employé en France, mais ils étaient privés.


DU 28 JUILLET, LETTRE DE P. B. ADRESSÉE À SATPREM

Dans le présent article, c᾿est la première fois qu᾿il est parlé de P. B. De sa lettre, quelques passages sont omis et quelques retours à la ligne sont supprimés. Ici, des allusions ne sont pas comprises, celles faites par « AOC du Fond du Roc » (AOC : probablement : appellation d᾿origine contrôlée), « torchonos », et d᾿autres.

« Satprem,
La vie nous est passée dessus avec ses chenilles qui ne deviennent jamais papillons, avec ses horreurs, ses mensonges, son sang, ses morts, ses Cauchon et clercs obscurs de toutes confessions, ses Robespierre et cliques de petits Saint-Just de tous bords... mais dans ses marées noires, il y a toujours à l᾿horizon le Fol Espoir, le seul Espoir que rien ni personne ne pourra éteindre ! » (Fin momentanée de la citation.)

« chenilles », « papillons », « Fol espoir » : dans l'affaire, expressions de satprémisme.
« Cauchon » : nom d᾿un haut membre du clergé papiste qui intervint, au Moyen-Âge, dans l᾿actuelle France métropolitaine, dans le procès de Jeanne d᾿Arc où elle fut condamnée à être brûlée vive et le fut. Cauchon agissait au profit de la tyrannie de son Église.
« Robespierre », « Saint-Just » : acteurs de la Révolution française. Le deuxième était le bras droit de l᾿autre, son plus proche collaborateur. L᾿auteur P. B. leur est opposé. Sur le site Ohoettilto, ils sont considérés comme ayant agi au profit d᾿idées qui étaient globalement bonnes (avec l'erreur de la création de la tyrannie de la croyance en un « Être suprême »), ils ne sont pas rejetés. Les vrais partisans de la Révolution française ne les rejettent pas. « La Révolution est un bloc » annonça Georges Clémenceau qui en était partisan.

Suite immédiate de la citation.
« Bientôt 28 ans que je vous ai confié mes poèmes et que vous m᾿avez appelé frère. Ils dataient de l᾿époque où j᾿étais avec Nicole Elfi. Je l᾿avais rencontrée en 1967. [...] Deux ans plus tard, vos premiers livres changeaient nos vies. À travers vous, Mère et Sri Aurobindo nous parlaient, nous appelaient, nous guidaient... vers Auroville. Nous nous sommes donnés à eux comme des enfants. [...] En 1974, [...], je me séparais d᾿elle... mais c᾿est ensemble que nous partîmes vers la ville de l᾿Aurore. Joyeuse caravane de trente six utopistes ! [...]
Vous étiez mon grand frère loin devant sur la route et depuis cet envoi de poèmes, je n᾿ai jamais voulu vous déranger. Je lisais tous vos livres et cela suffisait à mon âme pour rester à vos côtés dans la "Forêt vierge" de Mère... Les circonstances nous ont rapprochés plusieurs fois, des moments intenses toujours si présents ! » (Fin momentanée de la citation.)

 

L᾿auteur P. B. était un bon satprémiste.
Les causes furent qu᾿il entendit parler de Sri Aurobindo et la Mère en lisant un livre de Satprem et qu᾿il ne sut pas remédier au défaut qui exista alors. C᾿est pour cela qu᾿il y eut la situation suivante : « À travers vous, Mère et Sri Aurobindo nous parlaient, nous appelaient, nous guidaient ». Est-ce que l᾿auteur se mit un jour à chercher ce qu᾿était le psychique en lui puis trouva, puis s᾿occupa de le prendre consciemment pour guide pour savoir comment agir dans sa vie (même si ce fut avec parfois, peut-être souvent, des résistances, des erreurs, etc.) ?
En disant « suffisait », l᾿auteur semble exprimer la même idée. Il semble dire qu᾿il ne lisait pas les livres de Sri Aurobindo et de la Mère et ne pratiquait pas en commençant par se mettre à la recherche de la reconnaissance de son psychique, etc.
« rester à vos côtés dans la "Forêt vierge" de Mère » : se raconter des histoires au lieu de commencer par le début.
L᾿auteur ne dit pas que ce fut son psychique qui le fit aller à Auroville, mais Satprem, les livres de celui-ci, et il y a ce qui est après les mots « À travers ».

 


Suite immédiate de la citation.
« Nous étions ensemble, vous le savez, dans votre lutte pour sauver Son Agenda des "propriétaires" de l᾿Ashram et libérer Auroville de la Society qui usurpait le nom de Sri Aurobindo. Nous faisions partie de ce petit groupe qui, contre vents et marées, aidé de vos conseils, a essayé jusqu᾿au bout de garder le témoignage de Mère, son immense cadeau, comme levier évolutif d᾿Auroville (j᾿ai été parfois triste de lire dans vos "Carnets" votre version un peu restrictive de cette époque... peut-être faudrait-il, un jour, apporter notre humble point de vue). Bien sûr, ce n᾿étaient pas les camps. Mais dans ces quinze ans de combat nous avons eu aussi nos blessures de guerre, des séjours en prison (pour certains), nos balafres, nos bleus à l᾿âme et au corps, nos petites victoires et grands échecs. Venus dans un lieu privilégié, un creuset au-delà de la politicaille, des "races" [[,]] des fachos, des religions, des castes, des gourous, nous étions heureux et fiers de nous empoigner avec la Matière pour cette "Autre Chose"... J᾿ai pris la barre à mine, j᾿ai pris ma guitare. J᾿étais un troubadour de Mère et m᾿égosillais à chanter son Mantra avec quelques frères et sœurs. » (Fin momentanée de la citation.)

 

« Agenda [[...]] levier évolutif d᾿Auroville ». Une position satprémiste est exprimée : s᾿occuper de l᾿Agenda en oubliant les autres livres de Sri Aurobindo et la Mère, en ne s᾿occupant pas de commencer par le début ordinaire qui est de reconnaître ce qui est appelé psychique et d᾿en suivre les indications. Il n'était pas prévu que, à Auroville comme ailleurs, le guide pour chacun soit Satprem et ce qu'il disait, notamment son grand soutien à l'Agenda, comme si cet ouvrage suffisait, même pour des débutants. Dans la Charte d'Auroville, il est écrit que « pour séjourner à Auroville, il faut être le serviteur volontaire de la Conscience Divine ». Dans la déclaration concernant ce qu'il faut pour être un vrai Aurovilien, il y a notamment ceci : « La première nécessité est la découverte intérieure », « Au centre il y a un être libre, vaste, connaissant, qui s'offre à notre découverte et qui doit devenir le centre agissant de notre être et de notre vie à Auroville », « la découverte intérieure », « Plus nous sommes consciemmemt en rapport avec notre être intérieur », « la découverte intérieure », « mettre de l'ordre en soi », « conscience organisée intérieure », « se consacrer entièrement au Divin ». (En 85, lors d'une réunion à Auroville de représentants de ce qui est appelé « Auroville International », quelqu'un aurait dit : Je veux bien être une fasciste de l'Agenda.)
À Auroville, « nous étions heureux et fiers de nous empoigner avec la Matière pour cette "Autre Chose" ». C᾿est une expression de la même position satprémiste.
« quelques frères et sœurs » : sentimentalité satprémiste, comme avant dans le texte il y a « frère ».
« apporter notre humble point de vue ». Tous les témoignages sur ce sujet et tout autre sont souhaités.

 


Suite immédiate de la citation.
« Finalement, en 1989, n᾿étant pas d᾿accord avec la tournure que prenaient les choses, je suis revenu avec tant d᾿autres galérer en France. Après les œuvres dans la boue rouge d᾿Auroville, qui a vu pousser tout de même quelques lotus, des poussières d᾿or, des chansons... l᾿Œuvre au Noir dans le Kaliyuga occidental qui nous broie et pollue à chaque pas ! » (Fin momentanée de la citation.)

Vu la date du départ et sa cause, celui-ci fut probablement une conséquence de la vague d᾿hostilité contre Auroville qui exista en 85 par L. V. et Satprem. L᾿auteur P. B. était encore satprémiste. Pour aller à Auroville, il avait été inspiré par Satprem, il continua de l'être pendant qu'il y était... et il se laissa inspirer par lui pour en partir. (Voir sur le présent site Ohoettilto la première partie de l᾿article dont le titre commence par Contribution à l᾿affaire du conflit, à la date de 85.)
Que fit P. B. en France ? Il parle de « galérer » et de « nous broie et pollue à chaque pas ». Il conçoit qu᾿il y ait des « œuvres » à Auroville et, pour la France notamment, il conçoit ce qu᾿il appelle « l᾿Œuvre au Noir ». Dans les deux cas, le bon critère du comportement devrait être le même. P. B., lui, s᾿inspirait de Satprem.


Suite immédiate de la citation.
« Et aujourd᾿hui ce cauchemar, cette machine infernale, cette tragédie effroyable que vous avez mise en scène dans vos montagnes où vous vous acharnez contre les bannis de "Happy"wood !
Satprem, qu᾿êtes-vous devenu ? D᾿où parlez-vous à vos frères ?
En tout cas, de là où je suis, où j᾿en suis – mais pour voir les choses d᾿ici-bas, il vaut mieux son petit perchoir portatif qu᾿un nid d᾿aigle quand la montagne se couvre... mieux sa mare aux nymphéas que la tanière des lions quand la savane brûle – de ce petit-là, à défaut de Potala, je vous dis très calmement :
Vous ne pouvez pas salir impunément des êtres que j᾿aime au plus profond de mon cœur depuis tant d᾿années. Il ne suffit pas de lancer très fort des anathèmes et des imprécations pour qu᾿elles aient l᾿aval d᾿En Haut ou l᾿AOC du Fond du Roc. Je ne vois que du fiel sortir de votre rocher, pas encore le galop blanc de Kalki... juste un peu de kalkification.
Le mépris, ce n᾿est pas Mère
La cruauté, ce n᾿est pas Mère
La haine, la rage et la vengeance, ce n᾿est pas Mère
La malhonnêteté mentale et financière, le mensonge
La manipulation, la diffamation, la destruction, ce n᾿est pas Elle ! » (Fin momentanée de la citation.)

« rage », « destruction » : Et l᾿aspect Kali !? Cela est écrit sans référence au conflit en jeu.


Suite immédiate de la citation.
« "Celui qui aime vraiment" ?!... Vaste programme, oui, pour tout le monde ! Nous sommes tous en Mère. Elle disait : "le salut est physique". Rien n᾿est changé tant que tout n᾿est pas changé, n᾿est-ce pas ? Il y a du boulot !
Où êtes-vous Satprem, avez-vous oublié ?
Et où est votre "Révolution du Rire" ? Souvenez-vous ! [...]

Parce que là, depuis votre dernière lettre sulfurée au Papa et à la Maman de Michel, vraiment... tous les bras de Shiva m᾿en tombent et la flûte de Krishna fait pouët-pouët.
Qu᾿est-ce que c᾿est que tout ça ?! Ces histoires d᾿un autre âge ! Ce Délire torride qui nous glace ! Vous nous faites une Papite aiguë du XIIIeme (Cher Innocent III). On était habitué à la petite mouette et aux voiles blanches, là c᾿est la Muerte et los torchonos !! Même lavés, essorés, tordus de rire, ça laisse des traces.
Et puis laissez tranquille, je vous prie, la "race" juive. Elle n᾿existe pas. Il y a le peuple juif. Cette insistance à vous justifier est étrange. Vous avez "donné asile au-dit Michel Danino" ??!! C᾿est vrai, je me souviens de ce misérable petit juif arrivant à Aspiration [dans Auroville] avec son étoile jaune, et la terrifiante milice le traquant ignoblement dans les canyons et les champs de cacahuètes, quand... surgissant d᾿un buisson ardent, vous l᾿emportâtes dans vos Bois-Zorro des Rishi-cîmes ! (Ah Holywood !)

À présent, vous souhaitez voir mes frères maudits "oubliés dans les poubelles de l᾿Histoire" !! Votre lettre... Je la range parmi les cadeaux de la Grande Histoire. Pour que les aveugles voient et que les borgnes ne soient plus rois.

Sur le capital de leurs victoires passées, certains hommes ont méconduit leur peuple... et de grands poètes se sont fourvoyés dans les pires impasses. Pas vous, Satprem, pitié, pas vous !!
Mais qui autour de vous peut encore vous aider ?
Il n᾿est pas de pouvoir pris, il n᾿en est que donné.
Ah ça rira ça rira... les autocrates à la lanterne de Mère ? En attendant l᾿Anarchie divine, vive la démocratie ! C᾿est ce qu᾿il y a de moins pire.

"Nicole" veut dire "la Victoire du Peuple". Pourquoi, tous ces derniers mois, votre "Douce du Bengale" l᾿a-t-elle traitée comme une intouchable, elle qui vous a écrit il n᾿y a pas si longtemps une biographie avec tout son cœur, son immense tendresse, elle qui vous a servi sans relâche avec Michel pendant 21 ans ?
On nous avait prévenus... embarquement pour l᾿Inconnu... Quel naufrage des Bagheera, des Marotte et autre Prétentaine, quel gâchis ! Dès le début, j᾿ai essayé en vain de calmer le jeu et d᾿appeler à la Fraternité... Un vent mauvais soufflait sur nos terres et nous "mahabharatait" perfidement. Vos proches fidèles vous ont inventé un dogme d᾿infaillibilité qui vous arrange bien. Quelle imposture ! Alors, je me suis tu pour ne pas attirer plus de foudres sur Michel et Nicole. Ils espéraient pouvoir vivre dignement et travailler en paix, suivant les engagements que vous aviez pris lors de votre brutale et injuste Partition.
Au nom de quoi accepterions-nous vos méthodes inqualifiables ? Trop, c᾿est trop ! J᾿ai donné quinze ans de ma force de l᾿âge pour qu᾿Auroville ne devienne pas une secte, je ne rentrerai jamais dans la vôtre ! » (Fin momentanée de la citation.)

« j᾿ai essayé en vain de calmer le jeu et d᾿appeler à la Fraternité ». Nier l᾿existence d᾿un problème, vouloir maintenir ensemble des éléments contraires, combattre l᾿évacuation de ce qui est considéré nuisible et qui l᾿était sûrement à propos d᾿hindouïsme. Ça relève du satprémisme, précisément du jeu de fraternité dans lequel se plaisait Satprem... jusqu᾿à ce qu᾿il se rende compte qu᾿il y a quelque chose qui est supérieur à cela.
Il n᾿y a pas que les « proches fidèles » qui inventèrent le « dogme d᾿infaillibilité » pour Satprem. D᾿autres satprémistes l᾿inventèrent aussi pour eux-mêmes et d᾿autres l᾿acceptèrent.
« je me suis tu pour ne pas attirer plus de foudres sur Michel et Nicole. » Vivre et faire vivre dans l᾿ambiguïté, l᾿obscurité, au lieu de s᾿occuper d᾿apporter de la lumière. Agir pour faire durer une situation mauvaise au lieu d᾿agir au profit de la clarté, même si cela entraîne des changements.
« Partition ». Ce mot s'emploie lorsqu'il y avait un seul élément puis qu'il est divisé en plusieurs parties. Il ne convient donc pas pour une situation où il y avait seulement des juxtapositions d'éléments.
« secte, je ne rentrerai jamais dans la vôtre ». L᾿auteur y avait été mais il en sort, pas complètement au moment de cette lettre, vu le satprémisme qu᾿il exprime encore.


Suite immédiate de la citation.
« Des dossiers tronqués ont été servis à domicile ou en réunion, des lettres de diffamation lues au téléphone, des messages mensongers ou insultants balancés sur nos mails par les gentils membres diligents et soumis de je ne sais quel Ordre Nouveau dont vous seriez devenus les Grands Maîtres !
Aujourd᾿hui : Plat inique du Chef ! ... Très bourratif ! Mais pour ceux qui ne voudraient pas mourir étouffés, aveugles et sourds, nous proposons un menu à la carte avec choix détaillé d᾿entrées (à cour et jardin dans l᾿ordre chronologique), plats de Résistance, desserts (les boulons du Rail) et rafraîchissements (c᾿est le Temps des Cerises). Il n᾿y a qu᾿à demander.
La plupart des "Alignés" ont accepté sans broncher votre axe du Mal et le rogue-state de NiMi. À présent, notre résistance à cautionner vos diabolisations nous range dans les "créatures de marécage". Mais on a toujours préféré sentir le fagot que le fayot, et rire avec Danton que maudire avec celui qui lui a coupé la tête.
Nous avons été sidérés par votre tentative d᾿"OPA" spirituelle sur deux associations indépendantes – on sait lire les statuts – Jaïa Bharati et IFIH, et maintenant par vos imprécations sur cette dernière. » (Fin momentanée de la citation.)

« rogue-state »: État-voyou au sens de : Pouvoir public central d᾿un pays qui est un voyou, c᾿est-à-dire qu᾿il se comporte mal, organise des attentats en d᾿autres pays, etc. L᾿auteur P. B. emploie le nom pour Mi. Da. et Ni. El. en conséquence de ce que Satprem avait dit d᾿eux.
« maudire avec celui qui lui a coupé la tête » : élément d᾿hostilité à Robespierre, Saint-Just et d᾿autres révolutionnaires du même groupe.
Les « statuts » de Jaïa Bharati et d᾿I.F.I.H. correspondaient peut-être à une indépendance de Satprem et de ses organismes mais il y eut forcément des liens sinon lui et l᾿un ou plusieurs de ses trois organismes ne se seraient pas retrouvés mêlés à cette affaire, n᾿auraient pas eu à rendre de l᾿argent.
« OPA » : offre publique d᾿achat. Lorsqu᾿une entreprise industrielle ou commerciale veut en acheter une autre, veut en avoir la maîtrise, elle lance une O.P.A. d᾿actions dans le but que des actionnaires de cette autre entreprise lui vendent leurs actions en nombre suffisamment grand pour que l᾿entreprise acheteuse devienne au moins majoritaire dans l᾿autre. Satprem ne voulut pas devenir le maître de Jaïa Bharati et de l᾿I.F.I.H., et l᾿image d᾿une O.P.A. ne convient donc pas, même lorsqu᾿elle concerne une affaire dite « spirituelle ».
« imprécations » : Souhaits de malheurs qui sont faits contre quelqu’un. Concerne, dans la lettre de Satprem du 11 juillet : « n᾿a plus d᾿avenir » et « Qu᾿ils soient oubliés à jamais dans les poubelles de l᾿Histoire ».

Suite immédiate de la citation.
« Bref, cela fait trois mois qu᾿on se pince la chair de poule et le nez !
Mon D[...], si un jour j᾿avais pu imaginer ! Pourtant j᾿ai appris à ne pas tout mélanger.
Il y avait un Satprem de nos cœurs de frères, un Satprem écrivain, courageux, qui prenait tous les risques, mais aussi un S. politique (on écoutait... et chacun son libre arbitre), un S. humain trop humain, comme nous tous, un S. pas assez humain à qui on pardonne parce que Mère et tout... et tout est dans tout et comment juger ?! Et un Satprem dans les cellules, qui nous passionne parce que c᾿est tout ce qui importe.

Mais il y a ce Sat si peu Prem, un Sat de je ne sais quel soleil fou qui le tourneboule et qu᾿on ne peut suivre, qu᾿on ne suivra jamais !
Je prie ardemment pour que l᾿Amour de Mère vous sorte de cette horreur où vous errez et vomissez des mots terribles contre ceux qui vous ont tant donné et que vous avez aimés... des mots qui pourraient tuer !
Satprem, Sujata... puisqu᾿il n᾿y a qu᾿un seul Être, un seul Corps...
Qu᾿à cette heure si tragique, où quelquefois je ris à l᾿arraché pour ne pas en pleurer encore plus, qu᾿à ce tournant si périlleux le Divin nous aide tous à faire le Pas qui sauve !
Ô Mère, invincible Mère !
Le fou du Roi,
P[...] »

« Mon D[...] » : « Mon Dieu » dans la lettre.
« Et un Satprem dans les cellules, [[...]] c᾿est tout ce qui importe ». Satprem habitua les individus qui devinrent ses adeptes à s᾿occuper tout de suite de cela (c'est-à-dire à s'agiter mentalement à ce sujet), au lieu de s᾿occuper de commencer par le début ordinaire (si un autre début n᾿avait pas existé) et de continuer.

« ce Sat si peu Prem » : Ce qui est dit l᾿est probablement d᾿après une conception inexacte de ce qu᾿est l᾿amour.


DU 1er AOÛT, UNE LETTRE DE BONI MENATO ADRESSÉE À I. O.

Plus haut, il fut déjà parlé de I. O. Les adresses et des noms ne sont pas reproduits ci-après.

« Chère amie,
votre témoignage sur la triste dérive de Satprem & Sujata qui est en train de se dérouler sous les yeux de tout le monde, a un son si touchant et sincère, je partage tellement votre peine (sinon votre étonnement..., et je vais vous dire pourquoi), que j᾿espère vous me permettrez de vous appeler ainsi.
Permettez-moi tout d᾿abord que je me présente.
Depuis 1980 je suis le responsable de cet Institut italien, censé de ᾿recherches évolutives᾿. Il faut bien mettre ça entre guillemets, car petit à petit, à partir du moment de la retraite de Satprem, la recherche s᾿est réduite à suivre (en aveugle, ce n᾿est clair que maintenant) le soi-disant yoga pour-le-monde-entier mené par S. En ce temps-là j᾿étais hélas trop pris par la traduction, publication et diffusion des 13 tomes de l᾿Agenda de Mère, et encore d᾿une douzaine de livres de S., pour donner de l᾿importance à ce que [[qui]] commençait de m᾿apparaître [[comme]] une certaine ᾿prise du pouvoir᾿ de la part de ce primus inter pares [[premier entre ses pairs]], tel considérant [[tel je considérais]] à l᾿époque mon frère Satprem, comme il aimait signer ses lettres. Ce n᾿est point pour me dérober de ma responsabilité, je vous assure : au contraire, c᾿est pour vous dire que je l᾿assume en plein.
Ainsi, crois-je, chacun devrait assumer la sienne propre, dans les limites où chacun a contribué à répandre cette sorte de culte-de-la-personnalité, ou du moins à fermer les yeux devant un phénomène qui maintenant enfin se révèle dans tout son grotesque, sinon son tragique. Il est difficile de ne pas tomber dans ce piège, lorsqu᾿on se prend pour un prophète sauveur du monde ! Mais l᾿ego étant bien encore là, ça se gonfle et gonfle, et voilà les résultats : on en est à la chasse aux sorcières, à l᾿Inquisition, aux fatwas dignes du plus exalté des ayatollahs.
Oui, c᾿est triste. Mais je me refuse de céder à la tristesse. Et moins encore d᾿allonger la chaîne de ces suicides qui ont côtoyé la vie de Bernard Enginger, en vain paraît-il nommé Satprem par Mère justement dans le but de le pousser à aimer vraiment.
Et puis non, ce n᾿est même pas si triste : si l᾿on considère que tout cela donne l᾿occasion, à chacun des admirateurs de ce Satprem qu᾿on a aimé (et que malgré tout on continuera d᾿aimer j᾿espère), tout cela enfin FORCE chacun à ne s᾿appuyer que sur cet Être Intérieur qui est le seul intermédiaire avec le Divin. Qui est le seul gourou fiable dans cette Fin des Temps : voire, pour reprendre un mot dont on nous a bombardé les oreilles, dans cette Apocalypse.
Pardonnez-moi, chère amie, ce peut-être trop de mots.
Je voulais tout simplement vous dire non seulement ma participation à votre désarroi et à votre peine mais vous inviter aussi – pourvu que je ne sois pas envahissant – à voir la chose du point de vue positif. Mère, elle, est toujours positive : alors j᾿imagine qu᾿Elle regarde toute cette tragédie, ou comédie, avec son œil pointé, comme toujours, vers le Progrès.
Veuillez donc accepter mes plus vifs souhaits en ce sens, tout avec mes meilleures amitiés.
Boni Menato.
P.S. J᾿ai lu votre témoignage à Davide Montemurri, l᾿auteur du film qui vous avait tant touché et qui avait fait à l᾿époque la joie de notre travail. Il ira lui aussi vous écrire un mot.
Comme je vois que vous êtes en amitié avec Christine et Laurent, voudriez-vous bien, si vous le jugerez opportun, leur remettre copie de cette lettre ? Je m᾿excuse, mais je suis un peu accablé de courrier, et je leur adresserais à peu près ces mêmes mots. Merci. »


DU 1er AOÛT, EXTRAIT D᾿UNE LETTRE DE P. B. À UNE OU PLUSIEURS PERSONNES DONT LES NOMS NE SONT PAS CONNUS ICI

Il est parlé du même P. B. que plus haut. Extrait de la courte lettre : « La lettre de Satprem aux parents de Michel (datée du 11-07-03) a été lue par Françoise de l᾿IRE lors d᾿une réunion à Paris, le week-end dernier. Devant qui ? Je ne sais pas. »

Est-ce que l᾿I.R.E. n᾿était pas seulement une maison d᾿édition de livres, cassettes, CD, etc. ?


DU 2 AOÛT, UNE LETTRE DE BONI MENATO ADRESSÉE À P. B.

Le destinataire est le P. B. auteur de la lettre du 28 juillet et de celle du 1er août. Ci-après, les adresses ne sont pas reproduites, ni certains prénoms sauf leur première lettre. Les mots en gras sont dans la lettre reproduite.

« 2 août 2003
Cher P[...],
grand merci de m᾿avoir laissé connaître ta longue missive du 28 juillet à Satprem.
Ne disposant pas d᾿e-mail, je l᾿ai reçue hier par fax, juste deux heures après avoir posté ma lettre à I[...] : qui [...] ainsi que toi a la tête claire et un cœur ardent.
Notre (ex ?)-frère Satprem avait précisément ces qualités.
Dans quelle Poubelle de l᾿Histoire les aura-t-il donc jetées ?...
Je ne suis pas à même de répondre à la question, différemment de lui ne disposant pas (d[...] merci) de cette conscience physique universalisée qu᾿il y a déjà quelques années il avait eu la modestie de nous révéler en l᾿occasion d᾿un flot d᾿injures déversées sur Davide Montemurri : celui même qui avait eu le tort, poussé par moi, de faire un film (L᾿Homme après l᾿Homme !) centré sur ce Satprem ardent et visionnaire que nous aimions tant.
Enfin c᾿est la vie, comme on dit dans ce Vieux Monde que SS se leurent d᾿avoir quitté – et de dominer du haut de leurs Montagnes, Bleues évidemment de ces vénins ressortant de l᾿ombre où ils les ont pieusement enfouis.
Je crois en effet que ce soit bien là, le nœud de toute la foutue histoire.
Dans cette histoire, Michel et Nicole et bien d᾿autres victimes auparavant, n᾿ont eu que la fonction de cibles occasionnelles. Les très-purs SS n᾿admettant et n᾿assumant pas leur propre partie d᾿ombre (tout être humain qui a une lumière, a une ombre correspondante, dit Mère...), n᾿ont fait que projeter sur les Autres cette Ombre reniée. Et tel qu᾿il arrive dans toute dictature des Purs – du Saint-Siège à Saint-Just, de Staline aux Talibans jusqu᾿aux gourous des sectes les plus obscures –, on écrase ces cibles des pires calomnies, justifiées par la pure omniscience et omnipotence des Juges. Lorsque ceux-ci disposent de bûchers, guillotines, lapidations, goulags, ils closent ainsi la question. On a bien de la chance d᾿habiter des foutues démocraties !
La constante humaine de ce perpétuel Jeu de Projections devrait donner à réfléchir, non ?
Or, ces dernières victimes ᾿spirituelles᾿ (dont je fais partie, ayant été grossièrement insulté pour avoir eu l᾿audace d᾿ouvrir ma bouche devant cet énième outrage au bon sens avant encore qu᾿au vrai-amour ou au simple respect d᾿autrui) : ces victimes, disais-je, ne devraient pas se laisser prendre dans le circuit réactif d᾿un chagrin et d᾿une désillusion égaux et contraires à ce circuit illusoire qui avait ensorcelé plus ou moins nous tous.
Je me rappelle qu᾿en 1974, ce Satprem à l᾿époque lumineux, à propos du départ de Mère avait dit entre autres : Elle est partie afin que nous trouvions quelque chose.
Il me paraissait évident à l᾿époque que ce nous c᾿était tous ceux qui aimaient Mère...
Loin de là : il est depuis quelque temps évident que ce nous-là c᾿était un pluriel de majesté.
Hélas?... Il me paraît que non ? Il vaut mieux que tout-tout-tout sorte, et soit mis à nu.
C᾿est bien l᾿Apocalypse, non ? Ces SS-Révélés viennent justement nous le rappeler.
Je ne crois pas, et j᾿espère de me tromper tout à fait, que feu Sat-Prem lise ta si touchante lettre ; ou, si bien va-t-il la lire, que son cœur si durci par sa Conscience Physique Universalisée entende et accueille le cri de ton cœur.
Mais que savons-nous finalement des méandres de nos destins, et des mystérieux détours & poussées de la Force divine ?...
Alors tu as parfaitement raison : dans cette parfaite ignorance où nous naviguons, il vaut mieux rire – pour de bon ! – et remercier Mère pour tout ce qu᾿Elle nous a donné et nous donne : y compris SS et leurs cruels vomissements. Ça [[,]] par contre [[,]] ne fait pas l᾿ombre d᾿un doute.
Bon courage donc à nous, et à tout le monde ! Avec ma plus cordiale sympathie à toi et à I[...].
Boni.
Je n᾿écris point à S&S. Quoi répondre à des insultes ?... Mais cette lettre peut circuler, si bon te semble. »

« (d[...] merci) »: « dieu merci ».
« un flot d᾿injures déversées sur Davide Montemurri ». Est-ce que ça concerne le contenu du film ? Connaître cette lettre, ou ces lettres, serait intéressant. Merci d᾿avance pour les copies.
« SS se leurent » : Satprem et Sujata se leurrent.
« vénins » : est-ce qu᾿il est parlé des venins de serpents !? Bo. Me. va-t-il le dire ?
« du Saint-Siège à Saint-Just, de Staline aux Talibans ». Sauf Saint-Just, l᾿action des autres concerne l᾿établissement, la conservation et le développement d᾿une idéologie particulière, avec ses conséquences, qui font de la tyrannie. Saint-Just agissait au profit d᾿une idéologie qui était globalement bonne, du point de vue de la Révolution française. C᾿est à propos des actions pour mettre en pratique qu᾿il y eut des comportements sanglants que certains contestent, mais Danton aussi eut un tel comportement, et d᾿autres aussi. Boni parle de cela à propos de « dictature des Purs » : on ne dit rien à ce sujet.
« ayant été grossièrement insulté pour avoir eu l᾿audace d᾿ouvrir ma bouche ». Connaître cette lettre de Bo. Me. et la réponse de S & S serait intéressant. Merci d᾿avance pour les copies.
« qui avait ensorcelé plus ou moins nous tous ». Il est parlé des satprémistes.
« Elle est partie afin que nous trouvions quelque chose. » Malgré le « nous », avec lui, Satprem parlait certainement de lui-même. Voir, dans le début du présent article, la partie titrée Relation avec Kireet Joshi où il y a notamment ceci, dit par la Mère : « ce que nous avons à faire, nous le ferons ».


LE 7 AOÛT 03, TEXTE TITRÉ « UNE MISE AU POINT » ÉMIS PAR MI. DA. D᾿UNE MANIÈRE SPÉCIALE

La manière spéciale est que Mi. Da. n᾿autorisa personne à rendre ses pages publiques. Elle est commentée plus loin.

Début.
« 7 août 2003

UNE MISE AU POINT

de Michel Danino


Il y a trois mois, Nicole et moi quittions Kotagiri, notre résidence de 21 ans, à la demande de Satprem et Sujata que nous avions servis et auprès desquels nous avions travaillé durant toutes ces années. Depuis, bien des amis, en Inde, en France et ailleurs, ont été surpris, parfois choqués d᾿apprendre ce départ soudain, et souvent davantage des événements qui ont suivi. Bien que jugés et condamnés sur la place publique in absentia sur la base de quelques extraits tronqués de mes lettres, nous avions espéré pouvoir rester dans le silence (voir mon email du 8 mai, en annexe n°1). De façon répétée, depuis mars dernier en fait, Nicole et moi avons exprimé notre seul souhait qu᾿on nous laisse en paix essayer de rebâtir notre vie. Ce souhait nous a été dénié par Satprem et Sujata (aidés de notre ex-frère Patrice), qui, après notre départ, et sans provocation de notre part, nous ont poursuivis avec acharnement, usant de méthodes tristement classiques : pressions péremptoires, mesures de représailles (y compris expulsions et manipulations financières), campagnes de diabolisation, mensonges petits et grands, menaces de piratage et autres harcèlements, enfin des bordées d᾿insultes et de malédictions.

Satprem et Sujata ayant refusé de nous laisser en paix – paix à laquelle nous avions droit après notre expulsion de Kotagiri –, le moment est venu de donner notre version des faits principaux. Car il s᾿agit, en ce qui nous concerne, de faits, et non de sombres accusations moyenâgeuses. Je tenterai tout de même, au passage, de fournir quelques éléments de réponse aux questions souvent posées : Pourquoi cette séparation, si elle était devenue inévitable, ne pouvait-elle pas se passer autrement ? Pourquoi Satprem et Sujata ont-ils décidé dès le début d᾿étaler l᾿"affaire Michel" aussi largement que possible ? Pourquoi ont-ils refusé de laisser Michel et Nicole en paix après leur départ de Kotagiri ? Et que cherchent-ils exactement dans tout cela ?

Contrairement à Satprem et Sujata, nous n᾿avons aucun besoin d᾿insultes ni de malédictions ; j᾿écris ce qui suit calmement (un calme qui ne masque qu᾿une immense tristesse), pour que chacun ait les moyens de juger, et parce que nous nous devons de faire entendre notre voix une fois. Bien entendu, ceux qui, ne sachant rien ou presque de ce qui s᾿est passé avant et après notre départ, se sont empressés de conclure que nous étions devenus du jour au lendemain des sortes de démons possédés, "hostiles" à Satprem et Sujata, et par conséquent à Sri Aurobindo et Mère, n᾿auront aucun besoin de ce qui suit ; ils garderont leurs convictions rassurantes. Les pages suivantes, trop longues hélas, et pourtant brèves, s᾿adressent à ceux qui se demandent ce qui s᾿est vraiment passé et ont le courage de regarder les faits tels qu᾿ils sont ; elles ne sont pas publiques, et nous n᾿autorisons personne à les rendre publiques d᾿aucune façon. » (Fin momentanée de la citation.)

« notre version des faits principaux. » Est-ce que des faits qui ne sont pas considérés « principaux » par Mi. Da. mériteraient d᾿être connus car ils feraient mieux comprendre ? Il est visible qu᾿il ne comprend pas tout et il ne range donc peut-être pas parmi les « faits principaux » des faits qui le sont.

« pour que chacun ait les moyens de juger ». L᾿idée est bonne mais il manque le texte complet de plusieurs documents importants, et ce qui est désigné par « mauvais pli » et d᾿autres informations.

« nous n᾿autorisons personne à les rendre publiques d᾿aucune façon. » C᾿est forcément écrit avec la même cause que, dans le courriel du 8 mai : « Ceci n᾿est pas une déclaration publique ».
Pour cette phrase, voici le commentaire qui est placé plus haut. Il y avait déjà des lettres sur papier et de nombreux courriels et communications téléphoniques, avec de nombreux transferts de copies de textes à des relations. Mi. Da., l᾿un des acteurs principaux de l᾿affaire, intervient encore mais ce qu᾿il dit ne serait pas une « déclaration publique » ! Mi. Da. n᾿emploie pas ce dernier mot avec le sens de étatique. Il l᾿emploie avec le sens : pouvant être connu du public par diffusion libre à d᾿autres individus. Il faut comprendre que Mi. Da. ne veut pas que son courriel soit diffusé. Mais avait-il la compétence pour dire cela de manière légitime ? Pouvait-il enlever le caractère public à une affaire qui l᾿avait ? Est-ce que son courriel n᾿avait pas par nature un tel caractère public. Objectivement, Mi. Da. veut jeter un voile d᾿obscurité sur toute l᾿affaire qui avait existé jusqu᾿alors en étant publique. La position de Mi. Da. est favorable à de la rétention d᾿informations. Elle est ainsi contraire aux communications d᾿informations qui existaient déjà dans l᾿affaire. Par contre, elle relève des problèmes de communication qui existaient dedans, où des acteurs principaux ne s'expriment pas du tout, ou hypocritement, etc., ou par un intermédiaire avec un message incomplet ou parfois en lisant un texte au téléphone, où des tiers sont prévenus avant le destinataire, où il y a des imprécisions, de l᾿obscurité.
Ce commentaire est valable pour l᾿absence d᾿autorisation du 7 août 03. En plus de lui, est-ce qu᾿il y a une ou plusieurs autres motivations ? On ne trouve que celle-ci : Satprem et Sujata n᾿étaient pas encore morts.

 

Les « pages » sont dites adressées « à ceux qui se demandent ce qui s᾿est vraiment passé et ont le courage de regarder les faits tels qu᾿ils sont ». En écrivant cela, Mi. Da. pensait peut-être seulement aux individus qui étaient déjà informés de l᾿existence de l᾿affaire mais, en eux-mêmes, ils concernent des individus qui ne le savaient pas à l᾿époque mais qui le surent après. Donc, beaucoup d᾿individus sont mis dans l᾿impossibilité de connaître ce que rapporta Mi. Da. à cause de son absence d᾿autorisation de les « rendre publiques ». Il y a une contradiction.
Quelles que soient les raisons de Mi. Da., le texte est publié ici.
Satprem et Sujata sont morts et, s᾿ils étaient la cause ou en faisaient partie, celle-ci n᾿existe plus.
L. V. publia son texte en 07 sur internet (et fut courageux de le faire). Après cette publication, Mi. Da. aurait pu considérer que son propre texte pouvait ou devait être diffusé pareillement.
En outre, dans la septième et dernière partie de ce texte (qui est titrée « Conclusions » et qui est reproduite plus loin), il y a ceci. « Si aujourd᾿hui Satprem et Sujata, misant sur leur aura, peuvent donner le change auprès de quelques-uns, comment ne voient-ils pas que d᾿ici quelques années (ou moins) toute la boue qu᾿ils nous ont jetée à la figure reviendra entacher leur nom ? » Il y a de la « boue », mais qui n'est pas faite de tout ce que Mi. Da. pensait y être. Indépendamment de cela, celui-ci écrivit « reviendra entacher leur nom » car il savait que les propos de Satprem et Sujata finiront par devenir accessibles à qui voudra les lire. Quelque part en lui, il savait que l'affaire du conflit qui exista en 03 entre ceux-ci d'un côté, et lui-même et Ni. El. de l'autre, finira par pouvoir être connue par qui voudra la connaître. Il ne pensa peut-être pas que ça impliquait que son texte serait rendu public. Objectivement, annoncer « reviendra entacher leur nom » est donc une autre contradiction avec « nous n᾿autorisons personne » etc.
En 03, Mi. Da. ne voulut pas rendre l'affaire publique aussitôt ou plus tard tout en sachant qu'elle finira par l'être et en voulant confusément qu'elle le soit.
Une grande partie de cette affaire est désormais présentée sur le présent site internet Ohoettilto. Il ne fallut pas « moins » de « quelques années » mais onze ans. Cela dit, il manque beaucoup de documents pour que l'on puisse comprendre mieux, pour que l'on ait une véritable idée exacte de ce qui exista.
Il y a un autre argument. Tôt ou tard, Mi. Da. finira par mourir et, alors, parmi les individus qui, durant sa vie, s'étaient empêchés de diffuser son texte, il y en aura au moins un qui le fera, ou un de leurs descendants, ou quelqu'un d'autre qui se retrouvera en possession du document. Il vaut mieux qu'une mise à disposition arrive avant sa mort pour qu'il ait le temps de répondre aux questions, aux mauvaises compréhensions, publier les documents qui manquent déjà, et il sait ce qui exista vraiment de son point de vue et peut trouver d'autres documents nécessaires à publier. Il peut donc préparer un nouveau texte, qu'il ait ou non la même position de conscience qu'en 03. Pareil pour Ni. El.
Mi. Da. dans son enfance ne fut pas endoctriné par de l'hindouïsme. Ayant finalement plongé dedans, il saura peut-être finir par en sortir, faisant ainsi un progrès évolutif. Dans la vie publique de l'Inde, il semble qu'il y ait le principe d'absence de domination hindouïste, avec des conséquences, (et avec aussi de très nombreux éléments contraires, ceux de domination par plusieurs religions). Mi. Da. pourrait reconnaître que cette situation indienne de principe est meilleure que celle où il y a un principe de domination hindouïste (avec des conséquences et aussi des éléments contraires). Elle est supérieure. Après, il y aurait la suite, où Mi. Da. pourrait notamment se retrouver en train de recevoir une vraie intuition concernant ce qu'il convient de faire. Pareil pour Ni. El. et d'autres individus mêlés à l'histoire en 03. En plus, le système des castes mérite d'être supprimé or il est lié à l'hindouïsme.

 

Dès que le présent article fut placé sur internet, Mi. Da. fut prévenu. Le mieux pour lui serait, semble-t-il, de ne pas chercher à l᾿en faire supprimer.
S'il voulait cela, il n᾿y sera d᾿abord pas répondu pour que les quelques autres individus qui, pour la publication de cet article, furent prévenus, puissent avoir connaissance de celui-ci, puissent en faire une copie.
Puis, disons après deux ou trois semaines, il est prévu ceci. Le présent article restera sur internet mais toutes les parties du texte de Mi. Da. seront mises en la même couleur que le fond de texte et seront donc illisibles. Les lettres obtenues indépendamment, notamment celle de Satprem du 11 juillet et les trois lettres de Sujata resteront donc visibles, ainsi que de nombreux commentaires. Cela incitera peut-être des personnes à se comporter comme ceci.
Les personnes « qui se demandent ce qui s᾿est vraiment passé » pourront envoyer un courriel au site Ohoettilto pour dire qu᾿elles souhaitent avoir une copie de l᾿article complet. Un rendez-vous sera fixé et le présent texte complet, c᾿est-à-dire lisible, placé en un autre article sur le site mais pas en position de publié, c᾿est-à-dire de visibilité, sera mis (en très peu de clics) en position publié pendant quelques minutes afin qu᾿il puisse être copié. Ensuite, ce texte sera de nouveau dépublié, prêt à être republié lors d᾿autres rendez-vous.

Ici se termine le commentaire de l᾿introduction du texte de Mi. Da. émis d᾿une manière spéciale le 7 août 03.

Dans la suite de ce texte, il y a d᾿abord les parties 1 à 5. Elles sont déjà reproduites ci-dessus sauf quelques très rares passages, chacun exprimant quelque chose qui n᾿était pas à sa place chronologique. Ci-après, les titres de ces cinq parties sont reproduits ainsi que tout ce qui avait été omis comme venant d᾿être indiqué. Précisément, des passages sont reproduits et, dedans, ce qui n᾿avait pas été reproduit est mis en gras.
Ensuite il y a la partie 6 qui n᾿est pas reproduite ci-dessus, puis la dernière partie qui est « 7. Conclusions ».

« 1. Le contexte
[[...]] Je tiens à préciser ici qu᾿il n᾿a jamais été question, contrairement à ce que Sujata a récemment écrit dans une lettre à Patrice, de venir vivre à Kotagiri "pour notre progrès spirituel" : à l᾿époque, Satprem se défendait vigoureusement d᾿être un guru ou même d᾿être "spirituel" ; il s᾿agissait d᾿un propos pratique, qui en plus du travail croissant d᾿édition et de traduction, consista, après le retour de Satprem et Sujata fin mars 82, à veiller aux conditions matérielles de leur vie afin que Satprem puisse se concentrer sur son travail. Inutile de aussi commenter le terme d᾿"asile" qu᾿a utilisé Satprem récemment (à moins qu᾿il ne veuille parler d᾿un autre genre d᾿asile).
[[...]] » (Fin momentanée de la citation.)

Cet « autre genre d᾿asile » est celui pour les fous.


Suite de la citation.
« 2. Transition
[[...]] Dans une lettre du 20 mars dernier, juste avant que Satprem ne nous ferme la porte de Land᾿s End, Sujata écrivait encore (en anglais) :
Il y a quelques jours, [[...]]
De ces conférences sont nés quatre petits livres. [[...]] Si je mentionne ces chiffres, c᾿est pour donner une idée de l᾿ampleur du travail accompli, travail qui a certes profité aux instituts dont on nous expulse aujourd᾿hui avec tant de désinvolture.
[[...]]
Notons aussi que l᾿IFIH suscita l᾿enthousiasme de mon vieil ami Kireet, qui depuis Delhi offrit sa collaboration à bien des niveaux. Il y a encore quelques mois, il me disait : "À travers l᾿IFIH, tu as déjà fait tant pour le pays."
Pourquoi Satprem a-t-il choisi aujourd᾿hui de se répandre en invectives sur cet organisme ? Contrairement à ce qu᾿il écrit dans sa lettre aberrante à mes parents du 11 juillet, l᾿IFIH n᾿a rien d᾿une organisation "spirituelle" ; il s᾿agit d᾿une action intellectuelle pour promouvoir la culture indienne, notamment dans les milieux universitaires indiens, et quelques premiers pas prometteurs ont été faits. Satprem a préféré oublier cet objectif simple et clair, qu᾿il avait soutenu à fond, pour en faire une caricature. » (Fin momentanée de la citation.)

Satprem n᾿avait pas dit que l᾿I.F.I.H. était une « organisation "spirituelle" ». À propos de Mi. Da., il avait parlé d᾿un « masque "spirituel" indien ».


Suite immédiate de la citation.
« 3. Divergences
Petit à petit – et les récentes lettres de Satprem et Sujata le confirment maintenant, contredisant leurs protestations précédentes –, nous avons senti que l᾿expansion rapide de notre travail en Inde commençait à leur déplaire. [[...]] Mais ces dernières années, nous avions commencé à noter quelques faits troublants dans son comportement. Nous n᾿y attachions pas autrement d᾿importance, pensant que la difficulté de son travail corporel pouvait bien excuser quelques excès. Mais au vu des incroyables calomnies auxquelles se sont livrés Satprem et Sujata ces temps derniers, je suis contraint de mentionner ici quelques-uns de ces aspects, car ils éclairent le tableau.
[[...]]
Et comment adhérer au souhait de voir Le Pen gagner les récentes élections présidentielles en France, car "tout le monde était contre lui" ? [[...]] J᾿aurais préféré ne pas mentionner ce fait (et m᾿étais bien gardé à l᾿époque de le faire auprès même des "proches" en France), mais étant donné les remarques particulièrement malsaines émises récemment par Satprem sur ma trahison de la "race juive", il me semble tristement approprié.
[[...]] » (Fin momentanée de la citation.)

Les « récentes lettres de Satprem et Sujata » ne confirment pas l᾿opposition de ceux-ci à « l᾿expansion rapide de notre travail en Inde ». Elles montrent leur opposition à ce « travail » lui-même, à sa nature.


Suite de la citation.
« 4. Expulsion de Kotagiri
[[...]]
Enfin, le 19 avril nous recevions de Kireet, alors en voyage à l᾿étranger, un email où il disait sa douleur à recevoir une lettre de Satprem qui lui faisait comprendre que "notre départ de Happywood était inévitable". Aucune autre raison n᾿était donnée, mais comme je l᾿ai compris plus tard, la diabolisation avait commencé : nous étions devenus des obstacles au travail de Satprem, des relais de forces adverses, et que sais-je. L᾿avantage étant bien sûr que ce genre d᾿argument n᾿a besoin d᾿aucune autre preuve que lui-même, et justifie toutes les brutalités. Une expulsion par email et par personne interposée, donc.
Dans cette situation, que Satprem qualifiera plus tard de "maléfique" (le début de son vocabulaire moyenâgeux), mais qui était simplement irrémédiable, [[...]].
[[...]] » (Fin momentanée de la citation.)

Au 19 avril, « la diabolisation avait commencé », « nous étions devenus [[...]] des relais de forces adverses »  : c᾿est compatible avec « Satprem décida de jouer la carte occulte avant même que nous quittions Kotagiri [[ le 2 mai ]] : j᾿étais responsable d᾿"attaques" contre lui [...] ».
Est-ce qu'il y a une contradiction entre « comme je l᾿ai compris plus tard » après le 19 avril et « Satprem décida de jouer la carte occulte avant même que nous quittions Kotagiri : j᾿étais responsable d᾿"attaques" contre lui [...] » ? Il n'y a pas de contradiction si Mi. Da. comprit cela entre le 19 avril et le 2 mai (disons plutôt le 1er mai).

« des relais de forces adverses, et que sais-je. » Avec cela, on comprend que Satprem et Sujata aient considéré que le départ d᾿Happywood relevait de « l᾿extrême urgence ».
Mi. Da. appelle cela une « diabolisation ». Si l᾿opinion de Satprem correspondait à la réalité, il n᾿y aurait pas une « diabolisation », au sens ordinaire de ce mot, mais l᾿expression d᾿une réalité. La question est donc de savoir si l᾿opinion correspondait on non à la réalité.


Suite de la citation.
« 5. L᾿après Kotagiri
[[...]]

6. Les accusations

Il est curieux de constater comme, au fur et à mesure, Satprem et Sujata ont choisi de formuler des accusations toujours nouvelles, comme s᾿ils n᾿étaient pas très sûrs de ce qu᾿ils nous reprochaient exactement. Voici quelques échantillons puisés de sources diverses :

  • Les attaques occultes. Satprem décida de jouer la carte occulte avant même que nous quittions Kotagiri : j᾿étais responsable d᾿"attaques" contre lui (plus tard il ajoutera Nicole, pour faire bonne mesure). Michel le grand Tantrique et Nicole la sorcière – ce que tout le monde avait sans doute remarqué depuis longtemps ! Mais soyons sérieux, car Satprem lui-même nous avait, depuis trois ou quatre ans, raconté en détail la façon dont, presque chaque nuit vers minuit, il était attaqué par un être obscur (je passe sur les détails). Le phénomène semblait se répéter si régulièrement que Satprem a dû nous en parler au moins une bonne vingtaine de fois, à Nicole et moi, disant n᾿avoir aucune indication quant à la source de ces attaques soutenues. Puis, un jour de décembre 2002 ou janvier 2003, vers midi, Satprem est arrivé tout d᾿un coup dans la salle des machines, où j᾿étais occupé avec Sujata ; il nous a reparlé de ces attaques nocturnes régulières, et il a dit qu᾿il venait enfin de percevoir leur origine : "maintenant je sais d᾿où cela vient" – et il nous expliqua la source qu᾿il venait de percevoir. Je préfère, pour le moment, ne pas la dire, d᾿abord parce que ces questions "occultes" ne m᾿ont jamais intéressé, aussi parce que la question est privée et ne regarde que Satprem. Cependant s᾿il persiste dans ces accusations sulfureuses, je serai contraint de dire ce que j᾿ai entendu de sa bouche même, et chacun pourra constater que, il y a sept ou huit mois encore, il ne nous tenait nullement responsable de ces attaques. (Faut-il ajouter que si nous l᾿avions été, alors que nous côtoyons Satprem et que l᾿attaque durait depuis plusieurs années, cela aurait voulu dire une inconscience considérable de sa part...) » (Fin momentanée de la citation.)

Environ la moitié de ce paragraphe est reproduite plus haut en trois fragments. On ne répète aucun commentaire à son sujet.
Est-ce que le nom « grand Tantrique » fut employé par Satprem ? Il semble que ce nom implique l᾿existence de rituels qui, faits avec la connaissance et le pouvoir nécessaires, provoquent des effets. Pour le cas d᾿attaques, ceux-là seraient des effets nuisibles sur d᾿autres personnes.
Pareil à propos du mot « sorcière » dont il est certain que, lui, fut employé par Satprem.
À un moment, Satprem aurait découvert ce qu᾿était « la source » et l᾿aurait annoncée à Mi. Da. et Sujata, ou peut-être à Sujata et Mi. Da. Lorsque celui-ci dit : « je serai contraint de dire ce que j᾿ai entendu de sa bouche même », il semble dire que cette « source » serait Satprem lui-même, une partie de lui-même. C᾿est évidemment compréhensible car, vu ce qu᾿il vivait, il était normal qu᾿il soit attaqué, notamment par ce qui est puissant en étant déjà en place, et que ce qui se passait en lui cherchait à renverser. En ce cas, dire que « la question est privée et ne regarde que Satprem » est une erreur. Elle concerne toutes les personnes qui s᾿intéressent, même de loin, à ce qui se passait en Satprem ainsi que des personnes qui s᾿intéressent aux actions des forces hostiles. Satprem parle-t-il de cela dans les manuscrits de ses Carnets ? Est-ce qu᾿il en sera parlé dans les Carnets publiés ?

 

« Je préfère, pour le moment, ne pas la dire ». Pourquoi cette retenue ? S᾿exprimer aurait peut-être aidé des personnes qui eurent connaissance rapidement de ce texte de Mi. Da. à comprendre. En plus, ça signifierait que ce ne serait pas Mi. Da. et Ni. El. et ça a de l᾿influence pour la compréhension de ce qui est déjà connu ici.

 

« ces questions "occultes" ne m᾿ont jamais intéressé » Mi. Da. ne s᾿intéressa-t-il jamais intellectuellement à ce qui est écrit par la Mère sur la formation de l᾿univers, sur l᾿être hostile dieu des religions dites monothéistes, à ce qui est dit d᾿Hitler !? Il y a des conséquences. Et puis il y a ce qui se passe dans certains rêves. Et il y a le développement de la conscience, avec des effets dans la situation vécue, et qui fait arriver à percevoir quelles sont les forces en conflit lorsqu᾿il en existe un. Peut-on croire que Mi. Da., engagé dans la production de l᾿Agenda, n᾿ait jamais été attaqué dans son sommeil par des forces qui s᾿opposent à l᾿évolution en cours, pour tenter de le mettre hors d᾿état de leur nuire !? Mais ce n᾿est pas ce que dit Mi. Da., il ne dit pas qu᾿il n᾿y a pas cela mais seulement qu᾿il ne s᾿y intéresse pas. Est-ce que Mi. Da. fut attaqué et sut se défendre mais ne s᾿en souvient pas !? Est-ce qu᾿il fut attaqué et fut vaincu, par exemple en étant poussé à sortir du bon chemin pour se retrouver sur celui de l᾿hindouïsme, et que, parce que vaincu, c᾿est-à-dire poussé vers l᾿inconscience, il ne s᾿en souvient pas !? Quelle que soit la situation de Mi. Da., ses situations, ce qu᾿il dit montre qu᾿il y a beaucoup d᾿inconscience en lui mais ce n'est pas anormal.


Suite immédiate de la citation.
«

  • "Michel a perdu son âme" (variante : "nous l᾿avons renvoyé pour le bien de son âme"). Aussi commode et moyenâgeux que le cas précédent. Je trouve très touchant de voir pareil souci de mon âme, après celui de ma santé, mais qu᾿on veuille bien la laisser en paix – elle appartient à Mère et elle en fera ce qu᾿elle veut. Et elle est bien vivante, surtout après la torture des mois récents. » (Fin momentanée de la citation.)

Pourquoi employer le mot « âme » alors que le mot caractéristique est psychique et que le premier désigne aussi autre chose et crée donc de la confusion !? C᾿est notamment pour cela qu᾿il y a l᾿emploi du mot « moyenâgeux ».

Satprem ne poussait pas Mi. Da. à suivre son psychique.
Mi. Da. s᾿était retrouvé sur la voie de Sri Aurobindo et la Mère puis se fit aller (ou retourner ?) sur la voie de l᾿hindouïsme. Il quitta ainsi le meilleur de lui-même.
« elle appartient à Mère et elle en fera ce qu᾿elle veut. » Mi. Da. récite quelque chose qu᾿il a lu mais qu᾿il ne comprend pas. Ce sujet est présenté plus haut à propos de « Mère est dans notre cœur » dans le courriel du 8 mai. Donc, dire « elle en fera ce qu᾿elle veut » n᾿est pas bon. Si l᾿individu ne fait pas d᾿effort pour se mettre à reconnaître en lui ce qu᾿est le psychique et pour suivre ses indications, ce psychique ne peut généralement se développer que selon le mouvement naturel de l᾿évolution. Mi. Da. exprime qu᾿il ne fait pas de tels efforts et se laisse vivre selon ses inspirations ordinaires mentales ou vitales, même si elles sont contraires à son psychique. C᾿est ainsi qu᾿il se retrouva sur la voie de l᾿hindouïsme. Et il récite une affirmation, d᾿une manière qui est religieuse.

Suite immédiate de la citation.
«

  • "Michel veut soutirer de l᾿argent" (variante : "a rempli son compte en banque"). Relire ce qui précède au sujet des manipulations sur la subvention du gouvernement indien (2,5 millions de roupies), les promesses sans cesse rompues, et ma lettre aux trustees de MIRA. Nombre d᾿amis indiens, quant à eux, ont trouvé troublant le fait que notre expulsion ait eu lieu deux semaines après sanction de la subvention. En ce qui concerne notre "compte en banque" auquel se réfère Satprem dans sa lettre à mes parents, Nicole et moi avons quitté Kotagiri avec exactement 78 000 Rs. d᾿argent personnel (1500 €), ce qui restait d᾿un legs de Micheline à moi (une police d᾿assurance de 14 130 F). Ce qui veut dire que la "richesse" accumulée de nos 21 ans à Kotagiri est zéro. Pas un centime. Je répète que Mira Aditi a vendu 70 000 livres écrits, compilés ou traduits par moi, sans que j᾿en touche un centime non plus, de mon propre souhait bien sûr. De qui se moque-t-on* ? » (Fin momentanée de la citation.)

L᾿astérisque renvoie à la note suivante de bas de page. « Pour montrer comme j᾿ai toujours été détaché des questions d᾿argent, je pourrais citer de nombreuses notes manuscrites de Satprem sur le maigre taux de nos honoraria (auxquels il avait eu la générosité d᾿ajouter depuis un an ou deux). Ou encore le cas d᾿un don de Cyril pour la protection de la forêt, dont il restait 44 000 Rs. avec moi : j᾿aurais pu les empocher tranquillement avant de partir car personne ne savait rien de cette somme ; au lieu de cela j᾿ai écrit à Cyril et Patrice et cette somme a été donnée à MIRA. »

« après sanction de la subvention » signifie probablement : après réception de celle-ci.
Le mot « legs » correspond à un héritage. Mi. Et. mourut en 01.
Ici, on ne met pas en doute ces affirmations de Mi. Da. à propos d᾿argent. Par ailleurs, s᾿il y avait « 78 000 Rs » au départ, il n᾿y avait donc pas « zéro » mais « 78 000 Rs », et dire « avons quitté Kotagiri avec exactement 78 000 Rs. d᾿argent personnel » signifie-t-il qu᾿il y avait en plus de l᾿argent qui n᾿était pas « personnel » ? Il ne semble pas.


Suite immédiate de la citation.
«

 

  • "Michel a renié la France." Rien de plus faux : je n᾿ai jamais senti d᾿affinité personnelle avec la France, et l᾿avais bien souvent dit à Satprem et Sujata (qui choisissent de le "découvrir" après 21 ans !). Il y a un an ou deux, par exemple, Satprem m᾿écrivait une note sur la diffusion en France, avec toujours les mêmes questions, et je lui avais répondu : "La France n᾿est pas beaucoup dans ma conscience." Satprem avait écrit sur ma réponse : "je comprends bien !". Mais un manque [[d᾿]] affinité personnelle, qui m᾿avait amené à décider dès l᾿âge de 16 ou 17 ans que je vivrais en Inde, n᾿a rien à voir avec un "reniement" – j᾿ai toujours apprécié le vrai esprit français, son combat pour la liberté et la vérité.
    L᾿an dernier, par exemple, j᾿écrivais un papier (en anglais) qu᾿on m᾿avait demandé pour une conférence internationale aux États-Unis : "L᾿Inde ᾿de qui toute la terre a besoin᾿ – influence de l᾿Inde sur la pensée et la littérature françaises du XVIIIe au XXe siècle". Je n᾿en étais pas spécialement satisfait, mais voici ce qu᾿écrivit Satprem :
    13 juillet 02
    Très intéressant. Ça coule comme de l᾿eau vive, et ça m᾿apprend beaucoup de choses que je ne connaissais pas de notre propre littérature. Oh ! c᾿est merveilleux, il faut absolument traduire cela en français et le faire passer chez un bon éditeur ou un journal de bon nom.
    Merci infiniment, Satprem » (Fin momentanée de la citation.)

 

Tout ce qu᾿il y a après « j᾿ai toujours apprécié » est hors-sujet car même un étranger pourrait apprécier ainsi et faire l᾿étude indiquée ensuite sur la littérature française.
Est-ce que la position de Mi. Da. par rapport à son pays d᾿origine peut être légitimement appelée reniement ? Il ne semble pas d᾿après les informations contenues dans les documents. Ce sujet est traité plus haut, à propos du 24 mars.


Suite immédiate de la citation.
« Lorsque nous avons mis en cartons toutes nos affaires fin avril, il y avait deux gros cartons de notre correspondance avec Micheline et Françoise au sujet de l᾿IRE – les mille ou dix mille détails des progrès ou difficultés de l᾿Institut et des contacts avec les Instituts étrangers. On peut mesurer cela au kilo : il y en avait 80. J᾿ai fait ce travail honnêtement, de mon mieux, comme le reste, et sans jamais rien demander ni attendre. C᾿est Satprem qui demanda à Micheline de me nommer vice-président de l᾿IRE (vers 1990), et qui écrivit même (en avril 91) un "testament" selon lequel je devrais en prendre la tête s᾿il lui arrivait quelque chose. Je ne me suis jamais intéressé à ces titres et je trouverais cocasse Satprem bombant aujourd᾿hui sa poitrine de "Président" si ce n᾿était pas l᾿aveu d᾿un échec profond. » (Fin momentanée de la citation.)

Est-ce que ce passage est à sa place dans le texte de Mi. Da. ? Il ne semble pas. Le seul lien est le lieu de « l᾿IRE» indiqué : la France, mais l᾿activité de Mi. Da. à propos de cela ne semble pas avoir de relation avec la question du reniement. Le paragraphe est donc examiné ci-après, en lui-même, sans relation avec des accusations.

La « correspondance » indiquée ne fait pas partie de « nos affaires », celles personnelles à Mi. Da. et Ni. El. Elle appartient à l'I.R.E.

Le début jusqu᾿à « s᾿il lui arrivait quelque chose » concerne le travail de Mi. Da. qui correspond à l᾿un de ses deux aspects (celui où il n᾿y a pas l᾿hindouïsme), et à la bonne appréciation de Mi. Da. par Satprem à cette époque.

La dernière phrase relève de ce qui fut déjà indiqué plusieurs fois. Il y avait Satprem et ce qui existait autour de lui par développement naturel à propos d᾿édition et d᾿autres choses. Dans cela, il y avait notamment la forme juridique qui était donnée, par nécessité juridique, avec des individus placés à des fonctions : président, ou autres fonctions de dirigeant. Il semble que, au départ, il n᾿y ait pas eu de vraie distinction entre ces deux situations imbriquées. Tant que tout alla bien dans les relations entre Satprem et les autres membres, il semble qu᾿il y avait la première situation : Satprem dirigeait et les autres exécutaient en apportant leur contribution qui n᾿était pas opposée à la position de Satprem. En cas d᾿opposition, se prévaloir d᾿une fonction de trustee ne pouvait pas avoir d᾿effet face à Satprem : celui-ci décidait. Il agissait alors en tant que Satprem, pas en tant que Président.
Lorsque Mi. Da. dit « Je ne me suis jamais intéressé à ces titres », il est dans la position de la première situation. Il dit qu᾿il trouverait « cocasse » que Satprem se mette à agir en se plaçant dans la deuxième situation, ce qu᾿il ferait s᾿il invoquait sa fonction de « Président ». Mais, dans la réalité, il y eut le contraire : Mi. Da. raisonna en invoquant sa position de « trustee » (ce qui relève de la deuxième situation) alors que Satprem agit « en tant que Satprem » (ce qui relève de la première situation).


Suite immédiate de la citation.
«

  • "Michel ne mettait pas en avant Sri Aurobindo et Mère" ou (variante), s᾿il en parlait, "ne parlait pas de leur aspect essentiel". Critique étrange envers quelqu᾿un qui a traduit le plus gros de l᾿Agenda en anglais, de nombreux livres de Satprem, et a préparé India᾿s Rebirth et India the Mother. De plus je cite presque toujours Sri Aurobindo dans mes conférences. Récemment encore, lorsque IFIH organisa un séminaire sur le nationalisme indien à Calcutta, mon papier fut sur "Sri Aurobindo : Indian Nationalism in Action and Principle". Commentaire de Satprem du 19 février, juste avant mon départ pour Calcutta : "Remarquable de lucidité et de précision historique. Merci ! S." Si cette critique signifie qu᾿on attendait de moi de devenir un prêcheur de Sri Aurobindo et Mère, on ne me l᾿avait jamais demandé, et il est vrai que ce n᾿est pas ma vocation. » (Fin momentanée de la citation.)

La « traduction », etc., est un aspect de l᾿activité de Mi. Da. mais il y en a un autre, celui en faveur de l᾿hindouïsme (appelé « culture indienne ») et de l'accroissement de sa domination en Inde etc., et qui est contraire au premier.
Mi. Da. mettait le nom de Sri Aurobindo et une partie de la connaissance apportée par celui-ci et la Mère au service de ce deuxième aspect, il déformait, il abaissait. C᾿est à ça que correspond la phrase commençant par « De plus je cite » ainsi que la suivante. À ça correspond l᾿accusation de Satprem et sa variante, (telles que rapportées par Mi. Da.).
Le « Commentaire » de Satprem, s᾿il est vrai (ce qui n᾿est pas contesté), montre que celui-ci poussa Mi. Da. dans sa voie hindouïste car il ne s᾿était pas encore aperçu que c᾿était mal. (Ensuite il reprocha à Mi. Da. d᾿y être et sans dire qu᾿il l᾿y avait poussé.)
À propos de « prêcheur », il y a une différence entre, d᾿un côté, l᾿activité faite selon le guide intérieur à propos de n᾿importe quel sujet (par exemple en produisant le livre The Invasion That Never Was si ce livre fut produit ainsi) et, d᾿un autre côté, une activité qui découle de l᾿intérêt intellectuel et vital mais qui est en contradiction avec son psychique. Peut-être que seul Mi. Da. peut savoir ce qui exista à propos de cela.


Suite immédiate de la citation.
«

  • "Michel et Nicole ne faisaient plus aucun travail pour MIRA" (et donc ne méritaient plus de recevoir le moindre argent). Piètre a posteriori. J᾿ai continué le travail sur les livres préparés à Kotagiri de la même façon qu᾿avant, même s᾿il y avait un peu de retard parfois à cause de mes voyages. Une brève liste depuis 2001 (chaque titre étant préparé jusqu᾿au stade de l᾿impression, ce qui veut dire plusieurs lectures, du manuscrit aux épreuves finales, le travail sur les illustrations, la mise en page, etc.) :
    ¤ Book Six des Mother᾿s Chronicles
    ¤ Kali Yuga or the Age of Confusion
    ¤ Livre 7 de Savitri
    ¤ Mémoires d᾿un Patagonien
    ¤ tome 4 des Carnets d᾿une apocalypse
    ¤ nouvelle édition de India the Mother
    ¤ La Philosophie de l᾿amour
    ¤ nouvelle édition de The Mind of the Cells
    ¤ On the Way to Supermanhood (révision de la traduction nouvelle de la Genèse)
    ¤ Livres 8, 9 & 10 de Savitri* [[L᾿astérisque renvoie à la note suivante de bas de page. « Maryse à qui j᾿appris la mise en page fit celle de ce livre et des deux suivants. »]]
    ¤ nouvelle édition de l᾿Aventure de la conscience
    ¤ tome 5 des Carnets d᾿une apocalypse
    ¤ 1er tome de
    Sri Aurobindo to Dilip (achevé après notre départ, et à paraître)
    Aucun travail ? J᾿ajoute que Nicole a aidé à la plupart de ces livres (dactylo, saisie complète de la nouvelle édition de l᾿Aventure de la Conscience, etc.), si ce n᾿est que Satprem et Sujata, dans la dernière année, ont peu à peu retiré tout travail venant d᾿eux pour le donner à Maryse. » (Fin momentanée de la citation.)

 

(« de ce livre et des deux suivants. » Qu᾿est-ce qui est désigné par « ce livre » et « deux suivants » ? Est-ce que c'est le Livre 8, puis les Livres 9 et 10 ?)
Kali Yuga or the Age of Confusion est un livret de Mi. Da.
Pour pouvoir apprécier ce que vaut l᾿accusation, il faudrait savoir précisément ce que sont les trois organismes liés à Satprem. Par exemple, la brochure titrée La Philosophie de l᾿amour fut éditée en France par l᾿Institut de recherches évolutives. Où serait l᾿action de MIRA ?
Selon l'accusation, le problème n᾿était pas de savoir si Mi. Da. ne faisait plus « Aucun travail » mais s᾿il n᾿en faisait plus pour MIRA.

 


Suite immédiate de la citation.
«

  • "Michel a perverti les consciences sous le couvert de notre Institut indien." Incroyable, alors que pas une fois je ne me suis présenté à quiconque en tant que trustee de MIRA ou en mettant en avant mon travail pour MIRA à Kotagiri. J᾿ai toujours agi auprès de mes contacts indiens en mon nom personnel, ou en celui d᾿IFIH lorsque nous organisions des séminaires sous l᾿égide d᾿IFIH. » (Fin momentanée de la citation.)

Est-ce que Satprem donna l᾿explication de cette affirmation ? Citer ses lettres s᾿il y en a.
Est-ce que « Institut indien » désigne MIRA ?
Il est possible que le reproche de Satprem, s᾿il exista, soit en relation avec l᾿activité de Mi. Da. en faveur de l᾿hindouïsme, un utilisant le nom de Sri Aurobindo et une partie de la connaissance apportée par celui-ci et la Mère.
Et puis, dire « trustee » de MIRA se rapporte à la forme juridique de cet organisme, mais il n᾿y avait pas que cette situation, comme déjà indiqué plusieurs fois.


Suite immédiate de la citation.
«

  • "Michel s᾿est couvert d᾿un ᾿masque spirituel᾿ en créant un grandiose International Forum for India᾿s Heritage." Voir plus haut l᾿approbation enthousiaste de Satprem à la création de l᾿IFIH. Quant au masque "spirituel", quiconque me connaît aura bien du mal à citer la moindre prétention spirituelle de ma part, je n᾿en ai jamais eu. Mais notons cette curieuse remarque : "Mais finalement tout se démasque et leur International Forum n᾿a plus d᾿avenir". Au vu de la récente démission d᾿une amie de Delhi qui était heureuse d᾿être managing trustee d᾿IFIH, il est clair que des pressions ont été exercées : Satprem a donc décidé de s᾿en prendre à cet organisme qui ne concerne son travail d᾿aucune façon, et auxquels participent nombre d᾿universitaires et érudits indiens. Début juillet, par exemple, nous organisions à Coimbalore un atelier avec 70 principaux et enseignants sur la question de l᾿éducation en Inde ; leurs suggestions ont depuis largement circulé et ont inspiré plusieurs écoles – "plus d᾿avenir" [[!]]? IFIH, contrairement à l᾿IRE, MIRA ou Mira Aditi, est une organisation impersonnelle, et continuera même si Michel n᾿est plus là.

    Satprem est donc prêt à nuire à une cause générale si, ce faisant, il peut nous nuire personnellement. Il l᾿avait déjà montré, du reste, en faisant annuler l᾿achat du terrain pour la communauté de paysans hindous de Kotagiri. » (Fin momentanée de la citation.)

Satprem poussa Mi. Da. à créer l᾿I.F.I.H. puis condamna cet organisme... sans dire qu᾿il avait poussé à sa création.
Satprem approuva la création de l᾿I.F.I.H. Est-ce que ce fut parce qu᾿il n᾿en connaissait pas tous les aspects ? Est-ce que c᾿est lorsqu᾿il en connut qui lui déplurent qu᾿il condamna ? Est-ce qu'il connaissait tout mais changea d'avis ?
Au lieu d᾿employer le mot « spirituel » est-ce que Satprem aurait dû employer le mot religieux ? Ça aurait concerné l᾿hindouïsme de Mi. Da.

Si Satprem put exercer des pressions sur des membres de l᾿I.F.I.H. pour les pousser à démissionner, c᾿est que cet organisme n᾿était pas indépendant de lui et de ses trois organismes.
Si des personnes membres de l᾿I.F.I.H. reçurent des pressions de Satprem pour les pousser à démissionner, et qu᾿elles démissionnèrent, c᾿est qu᾿elles étaient d᾿abord rattachées à celui-ci, et en étaient des serviles.

Concernant l᾿achat du terrain, avant il était parlé de paysans « indiens » et là, pour la première fois, il est parlé de « paysans hindous ». Cette affaire est donc en relation avec de l᾿hindouïsme, celui de Mi. Da. et du groupe Jaïa Bharati. Est-ce que le projet d᾿achat du terrain faisait partie d᾿un programme de développement de l᾿hindouïsme ? Puisque Satprem put agir pour annuler l᾿affaire en restituant de l᾿argent, c᾿est qu᾿il y avait été mêlé. Il put vouloir se retirer de l᾿affaire et, donc, la briser puisqu᾿il en avait le pouvoir (de fait). Si la situation fut telle, Satprem eut raison d᾿agir comme il le fit.


Suite immédiate de la citation.
«

  • "Michel et Nicole m᾿ont trahi." Condamnation suprême. Soyons clairs : c᾿est Satprem et Sujata qui ont trahi l᾿amour dont nous les avons entourés pendant toutes ces années, pas seulement de notre cœur, mais de nos mains, de notre travail incessant, de notre énergie jusqu᾿à l᾿épuisement. Quant à la lettre délirante de Satprem à mes parents (voir annexe n°6), nous sommes consternés de voir à quel point elle confirme la dégradation qui l᾿a atteint ; Satprem ne sait plus qu᾿insulter, maudire et inventer. Par exemple, Nicole a été élevée près de Paris par ses propres parents et n᾿a eu aucune grand-mère "sorcière" ; une arrière-grand-mère qu᾿elle n᾿a jamais rencontrée (elle était morte quand Nicole avait deux ans !) pratiquait la magie – j᾿avais mentionné le fait un jour à Sujata en plaisantant, pour lui expliquer l᾿étendue des pratiques magiques en France dans le passé. Qu᾿on lise quelques notes de Satprem à Nicole (annexe n°2) si l᾿on veut savoir ce qu᾿il pensait vraiment de cette "mégère luxueuse".

Jusqu᾿où iront ces sordides accusations ? "Quand on veut noyer son chien, on l᾿accuse de la rage" disait déjà Molière. » (Fin momentanée de la citation.)

Que ce soit à propos de soins, d᾿amour, etc., rien n᾿empêche quelqu᾿un de changer son opinion concernant quelqu᾿un d᾿autre s᾿il se retrouve avec des informations nouvelles, vraies ou fausses, concernant celui-ci. C᾿est pourquoi la liste des notes de Satprem concernant Mi. Da. et Ni. El. et dont la dernière date de juillet 02 servent notamment à montrer ce que Satprem « pensait vraiment de » Ni. El. avant les évènements qui menèrent à l᾿évacuation de ces deux individus mais ne servent à rien pour montrer ce qu᾿il en pensait après leur début. La question est de savoir si le changement d᾿opinion a une ou plusieurs causes légitimes.

Par ailleurs, Mi. Da. dit que Satprem est désormais en « dégradation ». Il semble dire que ses appréciations ne seraient donc plus celles du vrai Satprem et qu᾿il faudrait tenir compte seulement de celles d᾿avant juillet 02. C'est une erreur.

Qu᾿est-ce qui est appelé « pratiquait la magie » ? Est-ce que c᾿étaient seulement des rituels superstitieux sans effet ? Sinon, quoi ? Des techniques de guérisseuse !? Ici, il est considéré que ce que dit Mi. Da. à propos de l'ancêtre « sorcière » correspond à la réalité et que ce que contient la lettre du 11 juillet à ce sujet est de l᾿erreur.

L᾿important est que la réponse de Mi. Da. à l᾿accusation "Michel et Nicole m᾿ont trahi" est hors-sujet. Oui, il y eut de la trahison de Satprem faite par Mi. Da. au moins à propos de l᾿activité de celui-ci concernant ladite « culture indienne », l᾿hindouïsme, etc., et de l᾿utilisation d᾿une partie de la connaissance apportée par Sri Aurobindo et la Mère au service de l᾿hindouïsme. On ne répète rien. Pour Ni. El. on ne sait rien mais elle fut forcément impliquée dans cette activité de Mi. Da.


Suite immédiate de la citation.
« 7. Conclusions

Il faut répéter comment, à chaque étape, alors que nous redisions notre seul souhait qu᾿on nous laisse en paix, Satprem et Sujata et leurs tristes compères ont choisi la voie de la confrontation et des représailles, de façon calculée (mais Sujata adore les calculs) : expulsion de Nicole de MIRA, annulation de ses honoraria, ingérence dans la collecte de Jaïa Bharati, ordre d᾿aller en Assam, tentative de nous faire aller à Shimla, expulsion de Michel du trust de MIRA, annulation de ses honoraria et de ceux de Pramod, renvoi des livres de Michel, menace de piratage, ingérence dans IFIH, tentative d᾿expulsion de Michel et Nicole de Mira Aditi...

Quelques amis indiens m᾿ont fait part de leur trouble en mettant en parallèle les événements suivants : Satprem à qui l᾿on ferme la porte de Mère, et qui nous ferme la sienne ; Satprem exclu de l᾿Ashram, et qui nous exclue du sien ; Satprem qui a tant souffert de la censure de l᾿Ashram, et qui me fait subir la sienne (dans ses Carnets) ; Satprem dont certains livres ont été retenus prisonniers, et qui cherche à faire de même envers le mien ; Satprem victime de campagnes et de propagandes, qui se sert de sa plume dorée pour déclarer ma "trahison perfide de la race juive" et le statut de sorcière de Nicole, entre autres imprécations...

Il n᾿y a aucun doute que Satprem et Sujata nous ont beaucoup aimés par le passé, comme nous les avons beaucoup aimés. Nous pourrions publier des milliers de notes. Mère avait bien dit : "La haine implique encore qu᾿il y a l᾿Amour." Jamais je n᾿ai vu Satprem déployer pareille férocité contre quiconque, lui qui disait n᾿avoir pu haïr même la Gestapo. La façon dont il s᾿est avéré incapable de nous oublier, de nous laisser simplement en paix, obsédé par notre existence, dépasse toute compréhension.

Que s᾿est-il passé ? Et combien de temps et d᾿énergies gâchées, simplement pour nous faire autant de mal que possible – n᾿ont-ils pas quelque travail utile à faire dans la vie ? (et Patrice et ses navettes à Delhi pour mettre au point les stratégies contre Michel et Nicole). Et cette pauvre Françoise, combien de dizaines d᾿heures au téléphone à lire aux "proches" de l᾿IRE les dernières lettres de Satprem et de Sujata à notre sujet... que tout cela est pitoyable. » (Fin momentanée de la citation.)

« tentative » « d᾿expulsion » : pourquoi ce mot « tentative » ?
Les commentaires précédents permettent d᾿apprécier ce que valent des éléments de ce qui est dit.
Par ailleurs, Satprem n᾿était pas à la tête d᾿un Ashram. Ce qu᾿il était, ce qu᾿étaient Mi. Da. et Ni. El., et leur relation, n᾿étaient pas semblable à ce qu᾿était la Mère vivant à Pondichéry, ce qu᾿était Satprem et ce qu᾿était leur relation. La comparaison n᾿est pas sensée.
« dépasse toute compréhension ». À ce moment, Mi. Da. ne comprenait donc pas. Ça concernait notamment l᾿hindouïsme, etc. Depuis que Mi. Da. écrivit ce texte, plus de dix ans passèrent. Il put comprendre davantage. Sinon, le présent texte peut peut-être l᾿aider à avancer vers la compréhension, surtout avec toutes les informations qu᾿il a et qui ne sont pas connues ici.
« simplement pour nous faire autant de mal que possible » Ce ne fut pas la cause du comportement de Satprem et Sujata.
« dizaines d᾿heures au téléphone à lire aux "proches" de l᾿IRE ». Comportement ignoble déjà indiqué plus haut.


Suite immédiate de la citation.
« Restent quelques faits essentiels :

  • Nous avons été troublés de voir, depuis ce 13 mars où Sujata, prétendant parler au nom de Mère, m᾿ordonna d᾿aller en France, les parallèles se multiplier entre Sri Aurobindo-Mère et Satprem-Sujata : Sri Aurobindo et Mère avaient exclu certains disciples de l᾿Ashram, donc Satprem et Sujata pouvaient bien faire de même avec nous – sauf que Satprem et Sujata n᾿avaient pas, jusque là, prétendu être des gurus, ni que Kotagiri était un "ashram". On oublie aussi, par commodité, de rappeler les raisons précises que donne Sri Aurobindo dans plusieurs lettres pour de pareilles exclusions, ou le fait que même aux pires désaxés ou possédés d᾿ambition il donnait toujours des chances répétées – nous sommes donc pires que les pires ! Mais sérieusement, pouvons-nous imaginer Sri Aurobindo et Mère dénués de tout amour, toute compassion, possédés d᾿une pareille haine obsessionnelle, étranglant financièrement des collaborateurs encore récemment proches, manipulant des organismes publiques et se répandant en médisances ? Auraient-ils souhaité que ces collaborateurs trouvent leur chemin dans la crasse, comme Satprem l᾿écrivit aimablement à mon sujet à un ami d᾿Europe ? Satprem nous a souvent dit avoir complètement nettoyé son subconscient – mais alors d᾿où sortent ce fiel, cette cruauté, cette méchanceté, cette volonté de frapper et ces horreurs proférées à mes parents ? Si aujourd᾿hui Satprem et Sujata, misant sur leur aura, peuvent donner le change auprès de quelques-uns, comment ne voient-ils pas que d᾿ici quelques années (ou moins) toute la boue qu᾿ils nous ont jetée à la figure reviendra entacher leur nom ? Pensent-ils vraiment que les gens sont incapables de penser et de juger par eux-mêmes ? » (Fin momentanée de la citation.)

« organismes publiques ». Encore une fois la même faute d᾿accord en genre. Il aurait fallu écrire publics.
« Satprem nous a souvent dit avoir complètement nettoyé son subconscient ». Au moins jusque dans son Carnet correspondant à l᾿année 88, le dernier lu ici, il y avait encore au moins le papisme de son endoctrinement.
« ces horreurs proférées à mes parents ». Est-ce que Satprem subissait l᾿influence d᾿êtres hostiles à laquelle il n᾿arrivait pas à échapper complètement ?
« toute la boue [[...]] reviendra entacher leur nom ». Il y a de la « boue », mais qui n'est pas faite de tout ce que Mi. Da. pense y être. En plus, il n᾿y a pas que cette boue mais aussi ce qui fut déversé à l'occasion de L. V. et ce qui est dans la brochure Néanderthal Regarde, et sûrement d᾿autres choses.

Suite immédiate de la citation.
«

  • Les phénomènes auxquels nous avons assisté ces mois passés tiennent d᾿un fanatisme sectaire. Toute parole de Satprem et Sujata doit être acceptée comme vérité absolue et indiscutable, et toutes les méthodes sont bonnes pour les mettre à exécution. Ceux qui ne sont pas d᾿accord sont mis au ban ou expulsés (dois-je dire "excommuniés" ?). » (Fin momentanée de la citation.)

« Toute parole de Satprem et Sujata doit être acceptée comme vérité absolue et indiscutable ». Les premiers satprémistes (et d᾿autres ensuite) contribuèrent beaucoup à cela. Ils disaient aussi que tout reproche émis contre Satprem revenait à s᾿attaquer à lui, à le combattre, à être son ennemi. Ce sont d᾿ailleurs les mêmes qui disaient que tout reproche émis contre ce qui existait dans Auroville revenait à être ennemi de celle-ci. Eux-mêmes s᾿empêchaient d᾿en émettre et cherchaient à diffuser une image, une bonne image, qui était partiellement une image fausse, de l᾿illusion, du mensonge. C᾿est avec tout cet obscurantisme que les mêmes s᾿imaginaient peut-être développer la lumière. Tant pis pour eux. En plus, de la prétendue attaque contre tout Satprem ou tout Auroville, certains déduisaient que c'était s'attaquer à Sri Aurobindo et la Mère.


Suite immédiate de la citation.
«

  • Satprem s᾿est plaint que nous étions un obstacle à son travail, mais en quoi l᾿avons-nous été depuis notre départ, alors que les représailles tombaient du haut des montagnes bleues (maintenant grises) sans que nous ne fassions rien ? Qui a été un obstacle dans la vie de qui ? Il a dit son souhait de se "dissocier" de nous, alors pourquoi ne nous abandonne-t-il pas à notre sort au lieu de nous poursuivre sans cesse ? » (Fin momentanée de la citation.)

Il est probable que Satprem pensait que la seule présence de Mi. Da. et Ni. El. lui provoquaient, selon son opinion, des attaques. Il chercha à les faire partir, les fit partir, puis chercha à les éloigner très loin, en Inde puisque Mi. Da. ne voulait pas en sortir.


Suite immédiate de la citation.
«

  • Satprem et Sujata n᾿ont jamais été nos gurus (Satprem avait toujours eu grand mépris pour ce terme, aussi pour celui de "spirituel"), c᾿étaient des "aînés" sur le chemin, des êtres qui avaient beaucoup voyagé. Nous avons vu et aimé leur vrai côté, mais vu aussi leurs erreurs occasionnelles et jugements cassants, et bien souvent nous nous sommes permis d᾿avoir notre propre sentiment ou une perception différente. Jamais il n᾿avait été question de leur devoir une obéissance absolue. Ils ne pouvaient être pour nous des êtres parfaits, mais nous comprenions leur travail et avons tout fait pour le faciliter – mille fois plus que ceux qui aujourd᾿hui prennent plaisir à nous jeter la pierre. Dans tous les cas, n᾿étant pas nos gurus, ils n᾿avaient pas de droit absolu sur notre vie, ni d᾿exiger que je "rentre" en France. Encore moins pouvaient-ils m᾿ordonner d᾿aller en Assam ou ailleurs, ni d᾿exercer ces pressions sur nous après notre départ de Kotagiri.

*    *    *

Que veulent Satprem et Sujata maintenant ? Bloquer notre avenir, veiller à ce que nous ne puissions survivre une fois hors de leur "asile" – nous détruire physiquement, si possible [[!]] ? On serait presque tenté de leur dire : si cela pouvait seulement vous rendre heureux...

Encore aujourd᾿hui, nous n᾿avons aucun désir de leur nuire, ni à quiconque. Nous regrettons profondément qu᾿ils aient choisi le chemin de la haine et de la malédiction, de la vile calomnie et de la mesquinerie, alors que les choses auraient pu et dû se passer autrement. Nous aurions tant aimé pouvoir les quitter en gardant tout notre respect pour eux – ils ont veillé à ce que cela ne soit pas possible. » (Fin momentanée de la citation.)

« leur vrai côté », « leurs erreurs » selon l᾿appréciation de Mi. Da. et Ni. El., qui peut correspondre plus ou moins ou pas du tout à la réalité.
« nous nous sommes permis d᾿avoir notre propre sentiment ou une perception différente ». Est-ce qu᾿ils furent exprimés à Satprem et Sujata ?


Suite immédiate de la citation.
« Satprem m᾿a dit bien des fois par le passé, souvent avec une certaine angoisse, comment presque tous ses proches amis et frères dans cette vie s᾿étaient suicidés. Maintenant Nicole et moi comprenons pourquoi. Nous aurions été tentés de faire de même si nous n᾿avions pas trouvé quelque vérité et une force intérieure au fond de nous-mêmes. » (Fin momentanée de la citation.)

Ce fut écrit en 03. C᾿est très intéressant lorsque l᾿on sait que Pa. se suicida en juillet 06 peu après avoir quitté Satprem et Sujata « vers 2005 » selon le texte de 07 de L. V. Il ne lui fallut donc que peu de temps auprès de Satprem et Sujata pour en arriver là. Lorsqu᾿il arriva en 03 pour remplacer Mi. Da. il apparaît comme étant très inconscient et très fier d᾿avoir été choisi par Satprem, désinvolte en conséquence par rapport à Mi. Da., ayant complètement renoncé à lui-même pour se livrer à Satprem. Vu tout ce qui est déjà diffusé, Satprem voulait avec lui des gens soumis même si ça les faisait trahir leur psychique.


Suite immédiate de la citation.
« Nous souhaitons à Satprem et Sujata de se concentrer sur leur travail, de nous oublier, et de vivre en paix. Qu᾿ils puissent nous montrer le chemin de la transformation de la nature humaine, et de la nature inhumaine. Que Mère les garde.

Quant à nous, nous affirmons notre droit de vivre par nous-mêmes sans ingérences, à faire le travail que nous aimons faire pour l᾿Inde selon la vision de Sri Aurobindo et Mère. Nous ne maudissons personne, ne haïssons personne, et continuerons aussi longtemps que nous le pouvons, avec Mère dans notre Cœur. Et nous demeurons certains qu᾿un jour, la vieille loi animale de la cruauté, la haine et la division disparaîtra de cette terre, comme Sri Aurobindo et Mère nous l᾿ont promis.

Enfin, notre profonde gratitude à nos amis d᾿Europe qui ont eu le courage de protester ouvertement contre cette loi barbare. Et aussi à ceux qui l᾿ont fait de façon privée. Notre gratitude éternelle à nos amis indiens qui nous ont abrités et aidés de bien des façons, notamment de leur soutien moral. (Certains ont souhaité exprimer ce soutien sous la forme d᾿une "déclaration", en annexe n°7.) En eux tous, nous avons la signification de l᾿"amour vrai".
[[Signature manuscrite.]]
Michel Danino » (Fin momentanée de la citation.)


Ce que Mi. Da. appelle « nature inhumaine » fait partie de « la nature humaine ».

« Que Mère les garde. » Ce souhait ou cet ordre peut-il avoir le moindre effet ? Ça fait penser à une formule creuse de religions.

« faire le travail que nous aimons faire pour l᾿Inde selon la vision de Sri Aurobindo et Mère ». Ces mots expriment probablement l᾿activité au profit de l᾿hindouïsme et la volonté d'accroître sa domination en Inde, en mettant à son service le nom de Sri Aurobindo et une partie de la connaissance apportée par celui-ci et la Mère.
« avec Mère dans notre Cœur ». Formule déjà commentée.
Avec ces deux groupes de mots, Mi. Da. présente sa position de conscience qui se percevait déjà avant.

« nous avons la signification de l᾿"amour vrai" » tel que conçu par Mi. Da.


Suite immédiate de la citation.

« Annexe n°1

[[...]] »(Fin mom. de la citation.)
C᾿est le courriel du 8 mai 03 reproduit ci-dessus.


Suite de la citation.

« Annexe n°2

Quelques remarques de Satprem et Sujata sur Nicole et Michel

[[...]]
14.6.99 (dédicace du tome 1 des Carnets)
à Michel, mon frère de bien des siècles ce premier pas d'un vieux chemin où nous avons tant peiné et prié pour le changement de la terre avec cet Amour qui nous a portés toujours.
à Nicole, courageuse, qui a voulu servir cette Grâce matériellement, ma Tendresse

30.9.99 (Satprem à Nicole)
S'il y avait un nom sanskrit, je donnerais à Nicole : « Celle qui s'est donnée complètement ».

[[...]] » (Fin mom. de la citation.)

Il y a trois pages de brèves expressions favorables comme les deux ci-dessus. La plus récente est du 21 juillet 02. Cette liste sert notamment à montrer ce que Satprem « pensait vraiment de » Mi. Da. et Ni. El. avant les évènements qui menèrent à l᾿évacuation de ces deux individus mais ne sert à rien pour montrer ce qu᾿il en pensait après leur début.


Suite de la citation.

« Annexe n°3

Vision de Satprem du 19 février 1985 (texte intégral)
[[...]] [[Une page.]]

Annexe n°4

Témoignage de Pramod
Août 2003 (extraits traduits de l᾿anglais) [[Deux pages.]]

... Lorsque Nicole et Michel (NiMi) se rendirent à Delhi pour l᾿inauguration de l᾿IFIH en octobre 2001, Sujata et Satprem ont invité Maryse à séjourner à Land᾿s End pour veiller aux détails matériels. Sujata commençait alors à se plaindre que Michel voyageait tout le temps et négligeait le travail... [[...]]
[[...]]
L᾿une des vaches de Sujata n᾿arrivait pas à concevoir. Que fait-on pour y remédier ? C᾿est bien simple : donnez des coups de pieds à votre serviteur pendant qu᾿il vous donne le bain et jetez-lui le savon à la figure – le serviteur de Satprem est venu en pleurant se plaindre à moi que ces coups devenaient habituels et qu᾿il n᾿allait pas le supporter beaucoup plus longtemps. La servante aussi témoignait des éclats de plus en plus violents et fréquents.
Le serviteur attribuait cette attitude de Satprem à Patrick, compagnon de Maryse, tous deux nouvel entourage de Satprem et Sujata, et qu᾿il voyait souvent occupés à parler à Satprem et Sujata au sujet de NiMi, avec deux doigts sur les lèvres dès qu᾿on voyait ces derniers s᾿approcher ! [[...]]
[[...]] Je m᾿abstiendrai de donner ici la liste des calomnies puériles et risibles, infâmes, et des humiliations minutieusement infligées.
[[...]]
Par-dessus tout, que notre conscience soit juge. Ceux qui ont, volontairement ou inconsciemment, abandonné leur discrimination au diktat d᾿une voix irrationnelle auront du mal à faire taire leur conscience troublée.

[[...]] Annexe n°5

[[...]] » (Fin mom. de la citation.)
C᾿est la lettre du 27 juillet 03 adressée par Mi. Da. aux « Trustees » de MIRA. Elle est de trois pages en anglais. La traduction en français de quelques paragraphes fut placée par Mi. Da. dans la partie principale et elle est reproduite plus haut.


Suite de la citation.

« Annexe n°6

[[...]] » (Fin mom. de la citation.)
C᾿est la lettre de Satprem du 11 juillet 03, en trois pages peu remplies de texte.


Suite de la citation.

« Juin-juillet 2003

Annexe n°7

Déclaration

(traduite de l᾿anglais)

Nous connaissons Michel Danino et Nicole Elfi-Delaporte et apprécions beaucoup le travail qu᾿ils font pour l᾿Inde depuis des années avec grand dévouement pour la culture indienne. Leur travail a été reconnu dans les milieux spirituels, culturels et intellectuels de l᾿Inde, notamment de la part d᾿instructeurs, d᾿écrivains et d᾿universitaires connus. Leur recherche sur l᾿Inde védique a été particulièrement remarquée, notamment dans les milieux de l᾿archéologie.
Nous avons appris qu᾿ils ont récemment quitté leur base de Kotagiri (Nilgiris, Tamil Nadu). Nous espérons qu᾿ils recevront l᾿assistance dont ils ont besoin pour établir une nouvelle base en un lieu de leur choix qui convienne à leur travail, afin qu᾿ils puissent continuer ce travail en paix. Nous souhaitons leur apporter notre soutien, et exprimer notre gratitude à tous leurs amis indiens qui les ont aidés au cours de cette transition. » (Fin des citations.)

Sur la feuille citée, les deux paragraphes précédents sont placés dans un cadre rectangulaire horizontal.
Après ce texte de pétition, il y a le nom de vingt-huit signataires qui sont des notables indiens dont un « Swami » et cinq « Shri ».
Parmi les signataires de la pétition, il y a aussi « Association JAÏA BHARATI, France ».
Le tout est sur deux pages.

Ainsi se termine le texte émis par Mi. Da. le 7 août 03.

Dans cette dernière citation, les mots en gras sont tels dans le texte cité.

Il est parlé du « travail qu᾿ils font pour l᾿Inde depuis des années avec grand dévouement pour la culture indienne » puis de « leur travail ». C᾿est l᾿activité où il y a The Invasion That Never Was, L᾿invasion qui n᾿exista jamais, mais où il y a ausi le soutien à l᾿hindouïsme et à l'accroissement de sa domination en Inde, en mettant à son service le nom de Sri Aurobindo et une partie de la connaissance apportée par celui-ci et la Mère.

Il est dit que Kotagiri était, pour Mi. Da. et Ni. El., leur « base » pour ce travail. Il est compréhensible que Satprem les en ait fait partir.
Dans la manière dont ce fut fait, il y a des éléments qui sont reprochables à Satprem et Sujata.

Le « Swami » et les cinq « Shri » font peut-être partie des « instructeurs » évoqués dans le texte. Cette catégorie statutaire est placée en tête d᾿une liste de trois. Est-ce que ce fut fait par respect religieux, par religion ?


CONCLUSION

Dans tout le présent article, tout ce qui est écrit en commentaire fut fait seulement d᾿après les documents indiqués, et ça correspond à la situation (telle qu᾿elle apparaît ainsi) des individus indiqués à l᾿époque alors qu᾿ils purent changer ensuite, et ce fut fait aussi d᾿après l᾿état de conscience et d᾿inconscience du commentateur. Ces commentaires peuvent être combattus si c᾿est pensé utile. De meilleures compréhensions peuvent être publiées.

Dans le présent article, il y a des commentaires faits au temps présent de l'indicatif, une narration faite au passé simple et à l'imparfait de l'indicatif (et peut-être avec d'autres temps), plus les temps employés pour les hypothèses et leurs conséquences et d'autres cas peut-être. À cause de tout cela, il y a probablement plus de fautes du temps de verbes et d'accord entre certains que si le texte avait été plus simple. Peu importe par rapport au fond. Si un lecteur a quelque chose à dire en réponse au présent article mais ne l'ose pas à cause de la mauvaise orthographe qu'il se sait avoir, qu'il ne s'empêche pas de s'exprimer.

Mise à jour le Dimanche, 09 Novembre 2014 17:43